PATINAGE CANADA ANNONCE SA CANDIDATURE POUR L’ACCUEIL DES CHAMPIONNATS DU MONDE ISU DE PATINAGE ARTISTIQUE 2024, À MONTRÉAL, AU QUÉBEC

OTTAWA (ONT.) – Patinage Canada a annoncé sa soumission officielle, en avril 2021, pour l’accueil des Championnats du monde ISU de patinage artistique 2024, à Montréal, au Québec. Si cette soumission est acceptée, il s’agira de la onzième fois que le Canada accueille l’événement. La ville Montréal devait être l’hôte des Championnats du monde ISU de patinage artistique 2020, mais ceux-ci ont été annulés une semaine avant leur début, en raison de la pandémie. Le Canada a accueilli pour la dernière fois l’illustre événement en 2013, à London, en Ontario.

Apogée de la saison annuelle de patinage artistique, les Championnats du monde ISU de patinage artistique sont tenus à divers endroits dans le monde, attirant plus de 300 millions de téléspectateurs, à l’échelle internationale, et mettant en vedette 200 des meilleurs athlètes de 50 pays dans quatre disciplines : hommes, femmes, patinage en couple et danse sur glace.

« Nous sommes ravis de proposer à l’Union internationale de patinage (ISU) la ville de Montréal, comme hôte des Championnats du monde ISU de patinage artistique 2024. Le Canada a des antécédents d’accueil exceptionnels et nous serions honorés de présenter l’événement de 2024 », a déclaré Leanna Caron, présidente de Patinage Canada. « Compte tenu de la planification diligente des Championnats du monde 2020, toute l’équipe est prête à accueillir le monde entier à Montréal, en 2024. Nous sommes persuadés que conjointement avec tous les partenaires gouvernementaux et municipaux et Patinage Québec, nous mettrons en œuvre un excellent événement à Montréal. »

« La renommée des Championnats du monde ISU de patinage artistique n’est plus à faire. Je me réjouis que Montréal ait été choisie comme ville candidate au Canada pour les accueillir en 2024. Je tiens à souligner la contribution de Tourisme Montréal à cette réussite ainsi qu’à la mobilisation du milieu. Cet événement, attendu avec impatience, a tout ce qu’il faut pour remporter un franc succès et faire rayonner notre métropole. », a déclaré Valérie Plante, mairesse de Montréal.

Conformément aux règlements de l’ISU, Patinage Canada proposera la ville de Montréal comme hôte et fournira les documents à l’appui, en avril 2021. L’hôte de 2024 sera déterminé par le conseil de l’ISU, dont la décision est attendue plus tard cette année.

Villes hôtes canadiennes précédentes :
● 1932 Montréal ● 1960 Vancouver ● 1972 Calgary ● 1978 Ottawa ● 1984 Ottawa ● 1990 Halifax ● 1996 Edmonton ● 2001 Vancouver ● 2006 Calgary ● 2013 London ● 2020 Montréal annulé

 

Piper Gilles et Paul Poirier prêts à saisir l’occasion à Stockholm

Piper Gilles et Paul Poirier estiment que c’est maintenant leur tour.

Les champions canadiens en titre de danse sur glace se rendront aux Championnats du monde ISU de patinage artistique cette semaine, prêts à viser le podium, 17 mois après avoir célébré leur premier titre au Grand Prix ISU, aux Internationaux Patinage Canada 2019, à Kelowna, C.-B.

Quelques mois plus tard, après sept classements dignes du podium en huit ans, aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire, Piper et Paul ont quitté les championnats nationaux, des médailles d’or au cou, pour la première fois.

Maintenant, après une pause difficile de 14 mois, sur la scène internationale, causée par la pandémie – y compris l’annulation des Championnats du monde 2020 à Montréal – Piper et Paul ont hâte de reprendre là où ils se sont arrêtés pour poursuivre le prochain chapitre de leur histoire.

« Je pense qu’en ce moment, nous avons l’impression de nous être taillé cette place pour être l’équipe (canadienne) numéro un », a déclaré Piper aux journalistes, peu de temps avant de partir pour Stockholm. « Honnêtement, ça ne semble pas très différent. Ç’est bien de savoir qu’on y va en tant que champions nationaux. Je pense que nous sommes plus fiers et plus confiants parce que nous avons ce titre.

« À ce stade, Paul et moi savons ce que nous devons faire. Je pense que nous devons simplement nous attendre à l’imprévu et exécuter nos performances. »

« Nous sommes tellement excités, après presque 14 mois sans compétition, de finalement nous retrouver sur la glace », a ajouté Paul. « Nous avons clairement exprimé, tout au long de la saison dernière et cette saison, que notre objectif est de gravir le podium mondial. Nous avons fait tout l’entraînement nécessaire à cet égard.

Piper et Paul, l’une des trois équipes canadiennes de danse sur glace à ces championnats du monde, ont assumé un rôle de leadership pour l’équipe nationale. Plusieurs patineurs d’Équipe Canada faisant leurs débuts mondiaux, dont les concurrentes en simple féminin Madeline Schizas et Emily Bausback, le tandem de patinage en couple d’Evelyn Walsh et Trennt Michaud, ainsi que les autres danseurs sur glace Marjorie Lajoie et Zachary Lagha, Piper et Paul sont ravis d’aider à guider leurs jeunes coéquipiers à travers cette première expérience aux championnats du monde.

« C’est vraiment un honneur d’être même considérés comme des chefs de file », a déclaré Piper. « J’ai l’impression que même lors d’événements au cours des deux dernières années, nous avons commencé à avoir l’impression d’amorcer un peu ce rôle de leadership. Vous connaissez votre parcours et comment vous en êtes arrivés là et c’est vraiment superbe de voir les jeunes arriver et commencer leur parcours et trouver leur propre voie. »

Piper et Paul connaissent l’importance de mentors. Ils sont arrivés à une époque inoubliable de la danse sur glace canadienne, dirigée par la légendaire équipe de Tessa Virtue et Scott Moir et les triples champions canadiens Kaitlyn Weaver et Andrew Poje.

Les champions canadiens en titre ont pris la relève et sont reconnaissants des voies que leurs prédécesseurs ont tracées pour eux.

« Je pense qu’il est difficile de savoir exactement comment votre trajectoire de carrière aurait été différente si certaines personnes ou d’autres n’avaient pas été là, mais je pense qu’en fin de compte nous ne changerions pas notre façon d’aborder notre patinage, de sélectionner notre musique, de nous présenter et les choix artistiques que nous faisons », a affirmé Paul. « Je pense que ce sont des éléments qui sont éminemment nous. »

« Nous avions d’excellents modèles », a ajouté Piper. « Nous avons beaucoup appris d’eux (Tessa et Scott, Kaitlyn et Andrew). Ils ont vraiment été des chefs de file pendant si longtemps, ce fut agréable de les regarder et d’essayer de comprendre comment ils en traitaient et géraient ces rôles. Chaque athlète a son propre parcours. Ils ont fait partie des nôtres. »

« Maintenant, c’est à notre tour ».

Les Championnats du monde ISU de patinage artistique 2021 débutent le mercredi 24 mars. Pour les ordres de départ et les résultats, veuillez visiter le site Web de l’ISU.

Laissant derrière les scies à chaîne et les batteries de voiture, Keegan Messing se réjouit de retrouver Équipe Canada aux Championnats du monde de patinage artistique

La définition de Keegan Messing de « se réfréner un peu » est probablement très différente de celle de toute autre personne.

Alors que le monde du patinage s’apprête à se réunir à Stockholm, pour les Championnats du monde ISU de patinage artistique 2021, Keegan, le charismatique patineur de l’Alaska qui détient les citoyennetés canadienne et américaine, représentera fièrement le Canada, en tant que seule inscription dans la catégorie masculine, à la compétition qui s’amorcera jeudi, au Ericsson Globe.

Triple médaillé en simple masculin aux Championnats canadiens, Keegan, qui aime exprimer sa joie de vivre et porter un chapeau de cowboy, a mis à profit son abondance de temps libre, au cours de la dernière année, faisant de la randonnée pédestre, de l’escalade et profitant de tout ce que Dame Nature a à offrir.

Au cours des derniers mois, comme c’est sa tradition annuelle, Keegan s’est tourné vers la construction et l’entretien de la patinoire dans sa cour, pour l’aider à traverser les hivers glacials de l’Alaska. Cet hiver, il a doublé la dimension de sa patinoire et, en raison de la pente descendante, il a élevé une extrémité en se servant de glace pour créer une surface plane. Il a aussi ajouté quelques rampes pour une dose supplémentaire d’adrénaline.

Compte tenu des championnats du monde, ces sauts de rampe devront attendre.

« J’essayais de créer un parcours de glace de la dimension de la cour », s’est exclamé Keegan, en riant. « Je voulais simplement le construire. J’y ai ajouté de bonnes caractéristiques, puis j’ai été nommé pour les Championnats du monde et j’ai pensé « eh bien, il semble que je ne serai pas en mesure de profiter d’aucune de ces fonctionnalités en ce moment ». »

« Je mets une partie de mon côté nature en veilleuse et je me réfrène un peu. C’est un peu difficile à faire pour moi. »

Se réfréner sera probablement la norme pour Keegan, au cours des prochains mois, alors que sa femme, Lane, et lui attendent leur premier enfant en juillet.

Comme le reste du monde, Keegan a dû faire face à des restrictions au cours de la dernière année. Alors que le confinement n’a duré que quelques mois en Alaska, Keegan hésitait à retourner à son gymnase local, lorsque sa communauté a rouvert ses portes.

Donc, il a fait ce qu’il fait de mieux. Il a improvisé avec ce qu’il appelle, « du bric‑à‑brac ».

Dans le cadre de son entraînement, il a retiré d’une voiture une paire de batteries, pesant 36 livres, pour les utiliser comme poids durant l’exécution de flexions des jambes. Quand il avait besoin d’un poids plus lourd pour un exercice, il s’est servi d’une scie à chaîne.

Oui, une scie à chaîne.

Non pas votre équipement typique de conditionnement physique à la maison, peut-être, mais plus que suffisant pour faire transpirer Keegan.

Cet entraînement sera mis à profit cette semaine, lorsque Keegan retrouvera ses coéquipiers canadiens, au plus grand événement du patinage artistique.

Il y a cinq mois, à Skate America, Keegan a dédié avec émotion sa médaille de bronze à ses coéquipiers, dont la saison du Grand Prix a été annulée en raison de la pandémie. Le geste était des plus réels, des plus authentiques et des plus sincères.

Des plus canadiens.

« Patiner pour l’équipe à Skate America, c’était l’une des meilleures choses que j’ai cru pouvoir faire », a raisonné Keegan. « Sur la glace, même en regardant à nouveau la vidéo, je peux voir juste avant de prendre ma pose, sur mon visage, que je pensais à l’équipe et je me disais que ma performance serait pour eux. »

« Je sympathise vraiment avec les membres de l’équipe canadienne et de l’équipe des Championnats du monde de l’an dernier, surtout ces derniers. Ils ont été privés des Championnats du monde, des Internationaux Patinage Canada et des Championnats nationaux, donc c’est comme s’ils avaient été les vrais « joueurs les plus utiles » de cette lutte. Je suis tout simplement et vraiment honoré de pouvoir concourir côte à côte avec eux. »

Keegan est prêt pour de grandes retrouvailles, cette semaine, en Suède.

« Je n’ai pas vu les membres de l’équipe depuis plus d’un an », a-t-il souligné. « Participer aux Championnats du monde et voir l’équipe me réjouit. J’ai hâte d’y aller, de les voir, de rattraper le temps perdu et, en fait, de patiner pour eux. Patiner pour les rendre fiers. »

« Je serai là avec eux et nous pourrons y parvenir. Vraiment, nous le pourrons. »

Cliquez ici pour les nouvelles, les résultats et les ordres de départ des Championnats du monde ISU de patinage artistique.

 

Les champions canadiens de patinage couple Kirsten Moore‑Towers et Michael Marinaro chercheront à se racheter en Suède


Compte tenu des circonstances, Michael Marinaro pourrait être pardonné pour le faux pas.

Lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, avant de partir pour les Championnats du monde ISU de patinage artistique, qui ont lieu cette semaine, en Suède, Michael et sa partenaire Kirsten Moore-Towers, deux fois champions canadiens de patinage en couple, ont discuté des préparatifs, alors qu’ils apparaîtront sur la glace internationale, pour la première fois, en plus d’un an.

« C’est ce qu’il y a de plus positif depuis les douze dernières années, alors nous espérons simplement en profiter », a déclaré Michael.

« Douze mois… des douze derniers mois », a corrigé Kirsten, en riant.

Ça ne fait pas une douzaine d’années, mais on en a bien l’impression.

Il y a un an, Kirsten et Michael venaient de remporter deux médailles d’argent dans le circuit du Grand Prix ISU et une médaille de bronze aux Championnats des quatre continents, pour aller de pair avec leur deuxième titre canadien consécutif, à Mississauga, en Ontario.

Connaissant ensemble leur saison la plus fructueuse, l’équipe semblait prête à viser le podium aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2020, qui se tiendraient en sol canadien, à Montréal.

Quelques jours seulement avant le début des championnats, la réalité les a frappés lorsque la pandémie mondiale a forcé l’annulation des championnats, à l’instar des ligues et des événements à travers le monde.

Rien n’a été pareil depuis.

« Nous avions créé une immense dynamique, l’an dernier, et étions vraiment sur une très bonne voie », a admis Kirsten. « (L’annulation des championnats du monde) nous a profondément déçus, suivie de beaucoup d’autres désappointements. Nous pensions que cette annulation serait la plus grosse déception et que nous aurions quelques semaines de pandémie, mais bon sang, avions‑nous tort. La vie est un peu différente maintenant, tout comme notre perspective. »

Leur point de vue est compréhensible et pas seulement en ce qui a trait au patinage.

Le 31 mars, neuf jours après que les championnats du monde devaient se terminer à Montréal, la grand-mère de Michael, Charlotte Jones, est décédée sans qu’on y s’y attende, après qu’une éclosion de COVID-19 se soit propagée dans son établissement de soins de longue durée, à Sarnia, sa ville natale. La perte d’un membre de la famille a durement frappé Michael et quelques mois plus tard, Kirsten a subi une blessure aux côtes qui l’a empêchée de retourner sur la glace pendant plusieurs semaines.

Maintenant, finalement, l’occasion se présente à nouveau et ils ne laisseront pas cette chance leur échapper.

Contrairement à plusieurs de leurs concurrents qu’ils verront en Suède, Kirsten et Michael n’ont pas patiné à l’échelon international cette année. Mais les champions canadiens y voient une chance de rattraper un peu de temps perdu et, peut-être, d’aussi se racheter quelque peu.

« L’adversité a rendu notre parcours difficile jusqu’ici, mais certains des événements les plus difficiles pour nous se sont avérés être les plus réussis », a expliqué Kirsten. « Nous avons déjà prospéré dans l’adversité, et je crois que nous avons la capacité de le faire à nouveau. »

« J’espère que c’est une autre étape de notre histoire. »

« Je suis simplement excité de retourner sur la glace de compétition, a ajouté Michael. « Tout au long de la saison, l’entraînement a été difficile, sans avoir clairement à l’esprit ces objectifs et événements pour nous préparer. »

« Avant la pandémie, le patinage était devenu en quelque sorte un travail pour nous et un peu monotone. Maintenant, cette période d’inactivité a ravivé l’amour et la joie du sport. »

Leur saison de compétition étant interrompue par la pandémie, Kirsten admet qu’il a été difficile de rester concentrée, ajoutant que l’incertitude a fait des ravages, tant sur le plan émotionnel que physique.

« Outre le conditionnement physique, chaque événement exige une bonne préparation mentale », a-t-elle souligné. « Il est extrêmement difficile de continuer à se préparer mentalement lorsque les annulations sont interminables. »

« Nous espérons que le monde entier se rétablira et que les auditoires seront de retour la saison prochaine. »

Maintenant, avec la dernière année dans leur rétroviseur, Kisten et Michael, dans cette saison des plus incertaines, se concentrent sur la voie à suivre.

Cette route les amène au Ericsson Globe, à Stockholm, cette semaine.

S’ils n’ont pas de médailles autour du cou lors de leur vol de retour au Canada, peu importe. Surmonter l’adversité n’est pas défini par un objet scintillant. »

« Si nous sommes fiers de nos deux performances, ce sera un succès », a affirmé Michael, tout bonnement.

« Nous sommes prêts à nous produire en Suède. »

 

 

 

Madeline Schizas attend avec impatience ses débuts internationaux aux Championnats du monde ISU de patinage artistique

Si Madeline Schizas se sent émerveillée alors qu’elle se prépare à concourir pour la première fois, sous les lumières vives des Championnats du monde ISU de patinage artistique, elle le cache bien.

Prête à faire ses débuts internationaux au niveau senior, sur la plus grande scène du patinage la semaine prochaine – et pendant rien de moins qu’une pandémie mondiale – la patineuse de 18 ans d’Oakville, en Ontario, a hâte de se produire à l’échelon international du sport, pour la première fois.

Compte tenu des événements de la dernière année, le parcours de Madeline à destination de Stockholm a été loin d’être conventionnel, mais elle ne peut contenir son enthousiasme, alors qu’elle se prépare à fièrement représenter le Canada, lorsque le programme court féminin amorcera la compétition mercredi.

« Je pense que tout le monde suit son propre chemin et c’était le mien », a déclaré la médaillée de bronze en patinage en simple féminin des Championnats canadiens 2020, lors d’une conférence téléphonique avant de partir pour la Suède. « Je pense que je vais à cet événement avec beaucoup de confiance, même sans avoir beaucoup d’expérience internationale. C’est vraiment quelque chose pour moi d’avoir l’occasion de participer aux Championnats du monde et je suis excitée de vivre cette expérience. »

Cette expérience devrait être incomparable, à tous les niveaux.

Pour la majeure partie de l’équipe du Canada, composée de huit inscriptions et de 13 patineurs, ces championnats du monde seront leur première compétition internationale en plus d’un an. Seul Keegan Messing, qui détient une double citoyenneté et vit en Alaska, alors qu’il représente le Canada à l’échelle internationale, a participé au circuit du Grand Prix ISU la saison dernière, remportant une médaille de bronze à Skate America, en octobre.

Il y a deux mois, Madeline et la plupart de ses coéquipiers qui concourront en Suède, ont pu prendre part à la compétition du Défi Patinage Canada, un événement virtuel où les performances des athlètes ont été enregistrées dans leurs patinoires d’entraînement, plusieurs semaines avant d’être jugées, en temps réel pendant l’événement.

Madeline a gagné sa deuxième médaille d’or consécutive chez les femmes seniors, au Défi, et espère poursuivre sa lancée en Suède.

« Mon entraînement se déroule très bien, je me sens vraiment bien préparée pour cet événement, malgré toutes les choses inouïes qui se passent en ce moment », ajoute Madeline. « Mes entraîneurs pensent que ma forme physique est probablement la meilleure de toute ma carrière. »

Madeline et la championne canadienne en titre, Emily Bausback, représenteront le Canada dans les épreuves féminines aux Championnats du monde.

Après la première vague de la pandémie et au terme du confinement en Ontario, à la fin du printemps dernier, Madeline est retournée s’entraîner au Club de patinage de Milton, son club d’appartenance, de juin à décembre.

Alors que l’Ontario amorçait une autre phase de confinement juste après Noël, son club d’appartenance a fermé temporairement ses portes. Avec des possibilités d’entraînement limitées, en raison des restrictions du confinement, Madeline, et ses entraîneurs Nancy Lemaire et Derek Schmidt, se sont mis à la recherche de temps de glace. Ils ont trouvé un lieu d’entraînement temporaire, aux patinoires de Hamilton et de Richmond Hill, avant que Madeline retourne à Milton peu de temps après le dernier décret de l’Ontario, ordonnant de rester à domicile prenne fin, en février.

Alors qu’elle se préparait pour les championnats du monde, Madeline a admis qu’elle était heureuse de ressentir un retour à la normale.

Quel que ce soit ce qui est normal de nos jours.

« Pour moi, c’était de revenir à un horaire et de savoir quand j’allais patiner, où j’allais patiner et quand j’irais au gymnase », a-t-elle ajouté.

Et maintenant, le rêve de Madeline de représenter le Canada aux championnats du monde s’est concrétisé. Elle essaie de supprimer tout « bruit de fond » de la dernière année et de ne pas trop exercer de pression sur elle-même. Ces championnats du monde détermineront le nombre de places qu’obtiendra le Canada aux Jeux olympiques d’hiver l’an prochain, mais Madeline ne se soucie pas des possibilités abstraites.

« Pour moi, un championnat du monde réussi serait une compétition où je battrai mes records personnels, ce que je pense vraiment de pouvoir faire », signale‑t‑elle. « Ceci nous permettra d’obtenir autant de places que possible (pour les Jeux olympiques). C’est un élément indépendant de ma volonté et c’est ce que j’essaie de me rappeler. Je sais que je peux exécuter des programmes cohérents et c’est là-dessus que je me concentre. »

Madeline fait de son mieux pour s’assurer que le moment ne l’intimide pas trop. Elle n’est pas certaine de ce à quoi s’attendre de ces championnats du monde, mais elle sait qu’elle n’est pas la seule à faire face à cette incertitude.

« J’ai déjà parlé à beaucoup de patineurs qui ont concouru aux Championnats du monde dans le passé et ce qu’ils m’ont tous dit, c’est que cette année sera différente pour tout le monde », dit-elle.

Le programme court féminin en Suède doit débuter le mercredi 24 mars. Pour l’horaire complet et la liste des inscriptions, veuillez cliquer ici.

 

 

Ottawa accueillera les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2022

 

OTTAWA (ONT.) – Patinage Canada a le plaisir d’annoncer que la ville d’Ottawa, en Ontario, sera l’hôte des Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2022. Les Championnats, qui dureront une semaine, se dérouleront à la Place TD, du 6 au 13 janvier 2022, et compteront environ 250 des meilleurs patineurs artistiques canadiens, dans les disciplines du patinage en simple masculin et féminin, du patinage en couple et de la danse sur glace, participant à trois niveaux : senior, junior et novice.

« Patinage Canada est ravi de retourner dans la magnifique ville d’Ottawa pour les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2022 », a déclaré Debra Armstrong, chef de la direction générale de Patinage Canada. « Compte tenu de la saison de compétition difficile de 2020-2021, nous attendons avec impatience une saison plus brillante et prospère. Les championnats nationaux mettront en vedette les meilleurs patineurs artistiques au pays et nous avons hâte de collaborer avec nos partenaires à Ottawa pour présenter un événement inoubliable. »

« En tant que maire d’Ottawa, je me réjouis que Patinage Canada ait choisi d’accueillir les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2022 dans la capitale nationale », a affirmé Jim Watson, maire d’Ottawa. La Place TD, au superbe parc Lansdowne, sera un excellent endroit où mettre en valeur, pour les citoyens et les visiteurs, le talent des meilleurs patineurs artistiques au monde. »

Les championnats font partie des critères de qualification qui aideront à sélectionner l’équipe canadienne qui concourra aux Jeux olympiques d’hiver de 2022, à Pékin, en Chine, plus tard l’an prochain.

La compétition canadienne prééminente commencera par l’épreuve senior, le jeudi 6 janvier, et l’épreuve novice s’amorcera le lundi 10 janvier. Les athlètes se disputeront les places dans l’équipe nationale de Patinage Canada et les équipes canadiennes qui participeront aux Jeux olympiques d’hiver 2022, aux Championnats des quatre continents de patinage artistique 2022, aux Championnats du monde juniors ISU de patinage artistique 2022 et aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2022.

« Nous sommes impatients d’accueillir les meilleurs patineurs du Canada, à Ottawa, aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2022. Le patinage joue un grand rôle dans notre communauté et dans la vie de nombreux citoyens d’Ottawa et nous sommes ravis d’avoir l’occasion de faire bon accueil aux meilleurs patineurs à l’échelon national », a déclaré Michael Crockatt, président-directeur général de Tourisme Ottawa. « Les événements sportifs de grande envergure comme les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire sont non seulement importants pour stimuler notre économie locale, mais donnent aussi à Ottawa la possibilité de sortir de cette période sans précédent avec une visibilité accrue sur la scène nationale. »

« Nous sommes fiers d’accueillir les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2022, ici à l’aréna de la Place TD, a soutenu Mark Goudie, président et chef de la direction de l’Ottawa Sports and Entertainment Group. « Après une longue période tumultueuse nous ayant privé de partager les émotions que suscite la tenue de sports sur place, le retour au calendrier de ces événements de marque nous donne à tous un sentiment d’optimisme et de fébrilité. Lansdowne sera aussi l’endroit idéal où nous pourrons tous célébrer le patinage de classe mondiale et nous rencontrer à nouveau. »

Ottawa a une longue tradition d’accueil des Championnats nationaux de patinage Canadian Tire; l’édition de 2022 marquera la douzième fois que la ville fera fonction d’hôte de l’événement de renom. Auparavant, Ottawa a accueilli l’événement en 1922, 1940, 1949, 1953, 1958, 1987, 1996, 1999, 2006, 2014 et 2017.

Les renseignements sur les billets pour les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2022 seront communiqués au printemps.

MESSAGE DE FÉLICITATIONS AUX ATHLÈTES, DE LA PRÉSIDENTE DE PATINAGE CANADA, LEANNA CARON, ET DE LA CHEF DE LA DIRECTION GÉNÉRALE, DEBRA ARMSTRONG

Les champions canadiens Roman Sadovsky, Piper Gilles et Paul Poirier médaillés d’or la dernière journée du Défi Patinage Canada 2021

Des champions nationaux en titre ont remporté l’or, dimanche, alors que s’est achevée la compétition virtuelle du Défi Patinage Canada 2021.

Roman Sadovsky, de Vaughan, Ont., a gagné la médaille d’or en patinage en simple masculin senior, tandis que Piper Gilles (Toronto, Ont.) et Paul Poirier (Unionville, Ont.) ont terminé la compétition en remportant les plus grands honneurs en danse sur glace.

Le Défi Patinage Canada, tenu au cours des deux dernières fins de semaine, devait servir d’épreuve de qualification pour les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2021 le mois prochain à Vancouver, mais les championnats nationaux ont été annulés la semaine dernière.

Comptant un format unique, l’événement a été la première compétition nationale de patinage artistique à avoir lieu au Canada, depuis les championnats nationaux de l’an dernier, à Mississauga, en Ontario.

Dans l’épreuve de danse sur glace junior, Natalie D’Alessandro et Bruce Waddell, tous deux de Toronto, Ont., ont été médaillés d’or.

Devançant son coéquipier d’Équipe Canada et ami proche, Nam Nguyen, par un peu plus de cinq points après le programme court, Roman Sadovsky, qui a remporté son premier titre national l’an dernier, a réussi son premier des deux quadruples sauts au début de son programme libre plein d’émotion, sur la musique de Chasing Cars, par Snow Patrol. Le patineur de 21 ans n’a cessé d’aller de l’avant, obtenant 167,58 points pour un total de 262,01 points. Nam Nguyen, d’Ajax, Ont., s’est classé en deuxième place avec 256,43 points.

Corey Circelli, de Toronto, champion canadien de patinage en simple masculin junior en 2020, a terminé avec le bronze et un total de 235,50 points.

« C’était décevant chaque fois qu’un événement était annulé, bien que ce soit toujours la bonne décision », a déclaré Roman. « Je m’entraîne jour après jour avec un but en tête. Il y a toujours un but final. Une saison sans aucun événement fait perdre de vue cette cible. »

« Nous ne pouvons jouer qu’avec les cartes que nous avons en main. On fait simplement de notre mieux. L’année a été difficile, mais je suis reconnaissant d’avoir pu concourir cette semaine. »

Un an après son triomphe aux championnats nationaux, Roman tire toujours fierté de son premier titre canadien.

« Ce fut un moment vraiment, vraiment spécial et quelque chose que je n’oublierai jamais », a-t-il ajouté. « Cette victoire a changé ma vie. »

Exécutant leur danse libre sur Both Sides Now, de Joni Mitchell, Piper Gilles et Paul Poirier ont présenté une performance envoûtante, qui leur a valu 135,37 points et un total de 223,33 points.

Laurence Fournier Beaudry (Montréal, Qc) et Nikolaj Sorensen (Montréal, Qc), de retour à la compétition pour la première fois depuis que Nikolaj a subi une blessure au genou, à la fin de 2019, ont terminé au deuxième rang avec 206,91 points, suivis de Marjorie Lajoie (Boucherville, Qc) et Zachary Lagha (Saint‑Hubert, Qc), avec 200,42 points.

Piper et Paul ont passé la journée de dimanche à regarder la diffusion en direct de l’événement à leurs domiciles respectifs.

« Ce fut un événement très étrange pour nous », a admis Paul.

« Piper et moi nous textions pendant notre épreuve, ce que nous ne ferions pas normalement lorsque nous concourons », a-t-il ajouté en riant.

« Lorsque vous regardez une vidéo, ce qui se passe est indépendant de notre volonté. C’était vraiment angoissant de voir la compétition se dérouler et de nous regarder patiner. »

« J’ai tellement l’habitude d’avoir Paul tout près et son absence a rendu les choses encore plus étranges », a avoué Piper. « Je ne sais pas si mes textes étaient très clairs. Mes mains tremblaient à cause de nervosité et de montées d’adrénaline. »

En danse libre junior, Natalie D’Alessandro et Bruce Waddell, en tête après la danse rythmique, ont exécuté une danse libre étincelante, qui leur a valu 101,79 points et une note combinée de 169,87 points. Miku Makita d’Anmore, C.‑B. et Tyler Gunara, de Burnaby, C.-B. ont remporté l’argent avec 166,17 points, suivis de Nadiia Bashynska et Peter Beaumont (162,23 points), tous deux de Markham, Ont.

Bruce s’est regardé patiner deux fois dimanche – une fois avec Natalie et aussi dans l’épreuve masculine senior, où il a terminé en 12e place.

« C’était certainement une nouvelle expérience », a-t-il dit. « J’étais bien confortable à la maison pendant que je regardais la diffusion. »

« J’étais certainement nerveuse, plus nerveuse que je ne l’aurais cru », a ajouté Natalie.

La majeure partie de la saison de patinage artistique étant anéantie par la pandémie, Piper et Paul attendent avec hâte l’an prochain – et pourraient réserver une petite surprise pour les partisans.

« C’est simplement l’apogée de nos programmes pour les gens pour lesquels nous nous produisons depuis quelques années », a déclaré Piper. C’est là que nous devrions être. »

« Nous travaillons sur quelque chose de très spécial, qui est presque prêt », a ajouté Paul.

Pour voir les derniers résultats, visitez la page de l’événement Défi Patinage Canada.

Format unique et diffusion engageante de la compétition virtuelle du Défi Patinage Canada 2021

OTTAWA (Ont.) – Les meilleurs patineurs artistiques juniors et seniors du pays reprendront la compétition pour la première fois depuis des mois, plus tard cette semaine, au Défi Patinage Canada 2021.

En raison de la pandémie, l’événement Défi Patinage Canada 2021 se tiendra sous forme de compétition virtuelle, qui permettra de déterminer les places en vue des Championnats nationaux de patinage Canadian Tire, en février.

L’événement sera échelonné sur deux fins de semaine et les compétitions senior et junior de patinage en couple et junior de patinage en simple masculin et féminin amorceront l’événement, du 8 au 10 janvier. Du 15 au 17 janvier, la danse sur glace junior et senior, le patinage en simple masculin senior et les épreuves seniors auront lieu.

« Malgré ces temps sans précédent, nous comprenons l’importance de donner à nos athlètes l’occasion de se trouver dans un environnement de compétition, afin qu’ils soient aussi prêts que possible lorsque les choses reviendront à la normale », a déclaré Debra Armstrong, chef de la direction générale de Patinage Canada.

« Depuis plus d’un siècle, les patineurs poursuivent leurs rêves de participer aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire et nous offrons encore une fois à ces athlètes la chance de se qualifier pour ce prestigieux événement au Défi Patinage Canada. »

Comme on pourrait s’y attendre, le format du Défi Patinage Canada sera différent.

Avant le début de la compétition, les patineurs auront fait part de leurs performances, à leurs championnats de section respectifs ou à un événement défi organisé par la section. Tout comme une compétition sur place, une fois que la musique aura commencé, il n’y aura pas de seconde chance. Des vidéos de ces performances auront été soumises à Patinage Canada pour être jugées en temps réel, pendant l’événement.

Une fois l’événement terminé, les deux meilleurs groupes de chaque discipline se qualifieront pour les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2021, qui se dérouleront du 8 au 14 février, au Doug Mitchell Thunderbird Sports Centre, à Vancouver, C.-B. Douze concurrents en patinage en simple masculin et féminin, dix équipes de danse sur glace et huit équipes de patinage en couple, aux niveaux junior et senior, avanceront aux Championnats canadiens.

La majeure partie de l’équipe nationale canadienne concourra, y compris les champions nationaux en titre Roman Sadovsky, 20 ans, de Vaughn, Ont. (hommes), Emily Bausback, 18 ans, de Vancouver, C.-B. (femmes), Piper Gilles, 29 ans, de Toronto, Ont. et Paul Poirier, 29 ans, d’Unionville, Ont. (danse sur glace) et Kirsten Moore-Towers, 28 ans, de St. Catharines, Ont. et Michael Marinaro, 28 ans, de Sarnia, Ont., (patinage en couple).

Tout comme la compétition, la diffusion continue en direct du Défi Patinage Canada sera unique et novatrice.

Non seulement l’entière compétition sera diffusée en direct sur PatinageCanada.ca, mais la diffusion comptera un contenu unique et engageant, y compris des reportages et des entrevues avec des athlètes actuels et anciens, des entraîneurs et des dirigeants de Patinage Canada.

« Bien que nous ne puissions pas accueillir nos événements au sens traditionnel du terme, en ce moment, nous voulons interagir avec nos partisans et leur présenter l’événement, dans le confort de leur foyer », a ajouté Debra Armstrong.

Pour plus de renseignements, veuillez consulter la page de l’événement du Défi Patinage Canada.

 

 

Emily Bausback, championne nationale, se tourne vers l’avenir, non le passé

Même dans un monde qui semble rester immobile en ce moment, Emily Bausback ne peut s’empêcher d’aller de l’avant.

Littéralement.

En quarantaine, au cours de ses premiers mois en tant que championne canadienne en titre, la jeune femme âgée de 18 ans et originaire de New Westminster, en Colombie-Britannique, s’est trouvé plusieurs passe-temps pendant la fermeture, dont une nouvelle passion pour le cyclisme.

Emily a pu échapper, ainsi, à l’imprévisibilité de la nouvelle saison de patinage, enfourchant souvent son vélo et s’évadant pendant des heures de suite. Parfois, ses randonnées l’emmènent sur le campus de l’Université de la Colombie-Britannique, mais la plupart du temps, elle pédale jusqu’à la digue du parc Stanley de Vancouver, qui lui offre une vue pittoresque de la majestueuse silhouette de Vancouver et lui donne un peu de temps de tranquillité et de solitude pour réfléchir à une période très particulière de neuf mois.

Un jour, Emily a fait un aller-retour de 60 kilomètres, mais elle pense que son record personnel approche plutôt de 80 km.

Elle ne peut en être sûre.

« Ma montre m’a lâchée à mi-chemin, alors je ne pouvais pas vraiment savoir quelle distance j’avais parcourue », a dit Emily, en riant.

« J’aime bien ces moments où je suis seule avec mon vélo et j’ai beaucoup de temps pour réfléchir », ajoute-t-elle. « Faire du vélo m’a permis de songer à la dernière saison et à tout ce qui s’est passé depuis. »

Et, quelle saison ce fut. Une année qui a débuté sur le circuit du Grand Prix junior s’est terminée par les Championnats nationaux de patinage Canadian Tire, à Mississauga, en Ontario, où Emily et son entraîneure Joanne McLeod visaient un classement parmi les cinq premières places de l’épreuve féminine senior.

Elles ont fait un peu mieux que ça, atteignant le haut du podium, au Hershey Centre.

« Tout le monde rêve de devenir un champion national, mais nous n’étions pas certaines de progresser aussi rapidement et de remporter ce titre d’ici la fin de la saison », a admis Emily. « Quand j’ai fini par gagner, c’était absolument incroyable. Je ne peux pas décrire ce sentiment. C’était surréaliste. »

« J‘essaie tout simplement de rester positive. C’est ma première fois en tant que championne nationale, donc tout est nouveau pour moi. Il n’y a pas une année à laquelle comparer cet accomplissement. »

Une chose est certaine : il s’agit d’une année de premières pour Emily.

En juin, elle a obtenu son diplôme d’études secondaires de la façon la plus inhabituelle qui soit, comme le dictent ces temps étranges. Sa cérémonie de remise des diplômes a eu lieu en ligne et, le lendemain, Emily et les autres diplômés ont été invités à l’école par groupes de vingt, pour respecter les rigoureuses directives de distanciation physique. Son école a installé une scène improvisée, qu’elle a pu traverser lors d’une cérémonie simulée, et elle a été en mesure de profiter des traditions de longue date de prise de photos avec ses parents et d’une dernière visite des couloirs de son école.

Maintenant inscrite à sa première année du programme de kinésiologie de l’Université Simon Fraser, elle suit ses cours de façon virtuelle. Emily avait initialement prévu de prendre une année sabbatique, de ses études à Simon Fraser, afin de concourir à l’échelon international, mais la pandémie de COVID‑19 a changé ces projets.

« Ce fut une année intéressante », affirme-t-elle. « Gagner à Mississauga a probablement été le moment le plus sensationnel de ma vie, mais avec ce qui se passe maintenant, il est presque difficile de se rappeler ce qu’était le monde avant la pandémie et la fermeture. »

« J’avais hâte de concourir au niveau international et de faire mes débuts sur le circuit du Grand Prix. Mais, je sais que j’aurai une autre chance. J’ai bon espoir que les Championnats nationaux auront lieu et je suis motivée, chaque jour, à défendre mon titre. »

Sa patinoire au Champs International Skating Centre, en Colombie‑Britannique, toujours fermée en avril, Emily a trouvé du temps de glace tout près, à Abbotsford, jusqu’à ce que Champs rouvre ses portes quelques mois plus tard. En collaboration avec Joanne McLeod et les chorégraphes Lance Vipond et Neil Wilson, elle présentera deux nouveaux programmes lorsque la compétition reprendra, exécutant son programme court sur la musique The One I Love, par Ellen Krauss, et son programme libre au son du morceau spirituel italien, intitulé Alla Notte (Adagio), par Miriam Stockley.

Ce n’est peut-être pas la façon dont elle envisageait de passer sa première année, en tant que championne nationale, mais Emily est reconnaissante à tous ceux qui l’ont aidée à atteindre le sommet de la montagne du patinage artistique canadien.

« Mes parents, ma famille, ma famille de patinage à Champs et Joanne, qui m’ont appuyée depuis le début, je leur dois tellement », dit-elle.

« J’estime que c’est ensemble qu’on a gagné. »

Pour l’instant, c’est un jour et une étape à la fois. Emily espère que lorsque son parcours au patinage reprendra, il la mènera à Péquin, en 2022.

« Nous n’allons rien changer dans nos projets », signale-t-elle. « Notre objectif est de nous rendre aux Jeux olympiques de 2022 et nous allons nous y en tenir. »

À tout égard, Emily Bausback se tourne vers l’avenir, non le passé. Elle sait que le meilleur est toujours à venir.

 

Rétrospective des Internationaux Patinage Canada

Pour la deuxième fois seulement de l’illustre histoire des Internationaux Patinage Canada, les lumières de la patinoire resteront éteintes pendant la semaine où ils devaient avoir lieu.

En raison de la même incertitude qui touche de nombreux événements sportifs à travers le monde, les Internationaux Patinage Canada 2020, qui devaient se tenir les 30 et 31 octobre, dans la capitale du Canada, à Ottawa, en Ontario, ont récemment été annulés à cause de la pandémie de COVID-19. La seule autre année où les Internationaux Patinage Canada n’ont pas eu lieu remonte à 1979, en raison d’une compétition préolympique de patinage artistique à Lake Placid, dans l’État de New York, ville hôte des Jeux olympiques d’hiver de 1980.

Bien que la Place TD soit vide cette semaine, Patinage Canada n’a pas oublié les amateurs de patinage. Toute la semaine, nous retournerons dans l’histoire des IPC, avec des faits saillants, des sondages et des performances inoubliables du célèbre passé des Internationaux Patinage Canada.

De 1995 à 1997, les Internationaux Patinage Canada faisaient partie de la Série des champions de l’ISU, qui est finalement devenue le Grand Prix ISU de patinage artistique en 1998. Les Internationaux Patinage Canada sont maintenant la deuxième compétition du Grand Prix ISU de patinage artistique annuel.

Nous commençons la semaine par une chronologie historique de l’un des plus importants événements sportifs internationaux annuels au Canada.

Résultats historiques des Internationaux Patinage Canada

1973 – Les premiers Internationaux Patinage Canada se déroulent à Calgary, en Alberta. Les Canadiens Toller Cranston et Lynn Nightingale sont médaillés d’or chez les hommes et les femmes, tandis qu’Hilary Green et Glyn Watts, de Grande-Bretagne, remportent le titre en danse sur glace. L’épreuve de patinage en couple ne serait introduite qu’en 1984.

1977 – Un classement pendant quatre ans au haut du podium pour les hommes canadiens prend fin lorsque Robin Cousins, de Grande-Bretagne, remporte la discipline masculine à Moncton, N.-B.

1979 –L’événement est annulé cette année-là en raison de Flaming Leaves – une compétition qui se déroule à Lake Placid en tant qu’événement préolympique. On décide de ne pas organiser les Internationaux Patinage Canada, afin de permettre aux patineurs de concourir sur de la glace olympique.

1983 – Brian Orser remporte son premier de ses trois titres masculins aux Internationaux Patinage Canada, à Halifax, en Nouvelle-Écosse, tandis que Tracy Wilson et Rob McCall, du Canada, remportent l’or en danse sur glace et Katarina Witt, de l’Allemagne de l’Est, gagne le titre féminin.

1984 – Tenus à Victoria, C.-B., les Internationaux Patinage Canada comptent pour la première fois une épreuve de patinage en couple. Elena Bechke et Valery Kornienko, de l’URSS, remportent la médaille d’or.

1984 – Midori Ito, du Japon, gagne la médaille d’or chez les femmes, à Victoria, et remporte ensuite le titre mondial en 1989 et la médaille d’argent olympique en 1992.

1985 – L’équipe russe légendaire de patinage en couple formée d’Ekaterina Gordeeva et de Sergeï Grinkov  gagne l’or à London, Ont. Ils remportent l’or à nouveau, huit ans plus tard, à Ottawa.

1986 – Elizabeth Manley, du Canada, se classe au haut du podium à Regina, Sask. Deux ans plus tard, elle est médaillée d’argent olympique, à Calgary.

1988 – Kurt Browning remporte sa première médaille d’or aux Internationaux Patinage Canada à Thunder Bay, en Ontario. Il ajoute des titres aux IPC de 1990 et 1993.
1989 – Avant de remporter la médaille d’or olympique, Kristi Yamaguchi, des États-Unis, est médaillée d’or aux Internationaux Patinage Canada, remportant le titre féminin à Cornwall.

1989 – Une épreuve de patinage en quatuor a lieu pour la première fois aux Internationaux Patinage Canada. Elle est tenue de nouveau l’année suivante avant d’être supprimée de l’horaire de façon permanente.

1990 – Les Canadiens balayent le podium à Lethbridge, en Alberta, et remportent l’or dans les quatre disciplines : Kurt Browning chez les hommes, Josée Chouinard chez les femmes, Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler en patinage en couple et Jacqueline Petr et Mark Janoschak en danse sur glace.

1994 – Les danseurs sur glace canadiens Shae-Lynn Bourne et Victor Kraatz amorcent leur série de victoires médaillées d’or en 1994, à Red Deer, en Alberta, leur première de cinq médailles d’or consécutives aux Internationaux Patinage Canada. Ils sont aussi vainqueurs en 2001.

1995 – La ville de Saint John, au Nouveau-Brunswick, accueille les Internationaux Patinage Canada pour la première fois. Michelle Kwan, des États-Unis, gagne sa première de trois médailles d’or aux Internationaux Patinage Canada, ses autres titres étant remportés dans les provinces maritimes canadiennes – en 1997, à Halifax, en N.‑É., puis à Saint John, en 1999.

1997 – Elvis Stojko gagne son dernier titre des Internationaux Patinage Canada à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il remporte aussi le titre en 1991, 1992, 1994 et 1996.

1996 – Les Allemands Mandy Woetzel et Ingo Steuer sont médaillés d’or en patinage en couple à Kitchener-Waterloo, en Ontario. Deux ans plus tard, ils sont médaillés de bronze olympiques, à Nagano, au Japon.

1998 – Les Internationaux Patinage Canada deviennent l’un des six événements annuels du Grand Prix ISU de patinage artistique.

1999 – Alexei Yagudin, de Russie, gagne sa première de trois médailles d’or consécutives aux Internationaux Patinage Canada, à Saint John, au Nouveau‑Brunswick.

2000 – Les gagnants de l’événement en 2000 et 2001, Jamie Salé et David Pelletier partagent leur histoire d’amour, tout d’abord aux Internationaux Patinage Canada, avant de la présenter au monde entier aux Jeux olympiques d’hiver de 2002.

2004 – Cynthia Phaneuf remporte le titre féminin à Halifax, en Nouvelle-Écosse, au jeune âge de 15 ans.

2004 – Le Canada balaye le podium dans la discipline masculine, à Halifax. Emanuel Sandhu est médaillé d’or, Ben Ferreira, d’argent, et Jeffrey Buttle, de bronze.

2005 – Les Allemands Aliona Savchenko et Robin Szolkowy remportent leur premier de leurs quatre titres en patinage en couple, aux Internationaux Patinage Canada, à St. John’s, Terre-Neuve.

2006 – La Canadienne Joannie Rochette remporte sa première médaille d’or aux Internationaux Patinage Canada, à Victoria, entamant une série de trois titres en quatre ans.

2007 – L’équipe canadienne légendaire de danse sur glace composée de Tessa Virtue et Scott Moir remporte son premier de sept titres aux Internationaux Patinage Canada.

2010 – Kevin Reynolds, du Canada, devient le premier à réussir deux quadruples sauts dans un programme court masculin. Il réussit un quadruple Salchow, une combinaison de triples sauts piqués et un quadruple saut piqué, à Kingston, en Ontario.

2011 – Javier Fernandez, d’Espagne, gagne la médaille d’argent chez les hommes – la toute première médaille de son pays dans le circuit Grand Prix senior ISU.

2012 – La Canadienne Kaetlyn Osmond remporte l’épreuve féminine à Windsor, en Ontario, à son premier événement Grand Prix senior.

2013 – Alors que le 40e anniversaire des Internationaux Patinage Canada est célébré à Saint John, au Nouveau-Brunswick, le Canada enregistre une double médaille d’or alors que Tessa Virtue et Scott Moir terminent au haut du podium de la danse sur glace et Patrick Chan l’emporte sur la jeune sensation japonaise Yuzuru Hanyu, chez les hommes.

2014–Kaitlyn Weaver et Andrew Poje remportent l’or en danse sur glace à Kelowna, en Colombie-Britannique, tandis que leurs compatriotes Piper Gilles et Paul Poirier gagnent l’argent. Meagan Duhamel et Eric Radford sont médaillés d’or en patinage en couple, leur première de quatre victoires consécutives aux IPC.

2015 – Les Canadiens remportent l’or dans trois des quatre disciplines à l’ENMAX Centre, à Lethbridge, en Alberta. Patrick Chan bat Yuzuru Hanyu pour l’or chez les hommes, Meagan Duhamel et Eric Radford terminent en première place en patinage en couple et Kaitlyn Weaver et Andrew Poje sont médaillés d’or en danse sur glace.

2016 – La feuille d’érable flotte bien haut à Mississauga, en Ontario, alors que les athlètes canadiens remportent sept des douze médailles, notamment les médailles d’or de Patrick Chan (hommes), de Tessa Virtue et Scott Moir (danse sur glace) et de Meagan Duhamel et Eric Radford (patinage en couple).

2017 – C’est une triple médaille d’or pour le Canada à Regina, en Saskatchewan, alors que Kaetlyn Osmond (femmes), Meagan Duhamel et Eric Radford (patinage en couple) et Tessa Virtue et Scott Moir (danse sur glace) terminent en première place. Le Japonais Shoma Uno remporte l’or chez les hommes.

2018 – Le Japonais Shoma Uno remporte l’or aux IPC, pour la deuxième année consécutive, tandis qu’Elizaveta Tuktamysheva, de Russie, est la championne féminine. L’équipe américaine composée de Madison Hubbell et Zachary Donohue est couronnée championne de danse sur glace. Les Canadiens Kirsten Moore-Towers et Michael Marinaro (patinage en couple) et Piper Gilles et Paul Poirier (danse sur glace) remportent les médailles de bronze.

2019 – Dans ce qu’on considère être la plus grande marge de victoire de l’histoire du Grand Prix ISU, Yuzuru Hanyu remporte l’épreuve masculine par 59,82 points, réussissant six quadruples sauts dans ses deux programmes. Piper Gilles et Paul Poirier gagnent la médaille d’or en danse sur glace, la 13e fois en 15 ans qu’une équipe canadienne remporte l’épreuve de danse sur glace aux Internationaux Patinage Canada. La sensation russe Alexandra Trusova est médaillée d’or chez les femmes, tandis que les Russes Aleksandra Boikova et Dmitrii Kozlovskii terminent au haut du podium du patinage en couple.

2020 – Les Internationaux Patinage Canada, qui doivent se tenir à Ottawa, en Ontario, sont annulés en raison de la pandémie de COVID-19. C’est seulement la deuxième fois que l’événement n’a pas lieu depuis 1973. L’édition 1979 de l’événement a été annulée en raison d’une compétition préolympique tenue à Lake Placid, N.Y.

 

 

 

Perspective et espoir de Kirsten Moore-Towers et Michael Marinaro en ces temps difficiles

Alors que la saison de patinage la plus incertaine se pointe à l’horizon, Kirsten Moore-Towers et Michael Marinaro ont trouvé une lueur d’espoir pendant ces temps durs.

De retour sur la glace, à présent, pour une saison qui suscite plus de questions que de réponses, en raison de la pandémie mondiale de COVID‑19, les doubles champions canadiens de patinage en couple restent optimistes et sont impatients de reprendre là où ils se trouvaient lorsque la saison 2019-2020 a été brusquement interrompue, en mars.

« Nous sommes de retour sur la glace depuis un certain temps maintenant et nous nous préparons du mieux que nous le puissions », a déclaré Kirsten, à leur lieu d’entraînement à Oakville, en Ontario.

« Nous avons toujours su quels étaient nos objectifs et nous savons que nous sommes capables de les atteindre. Le temps d’arrêt vous donne vraiment une chance de penser et d’évaluer comment vous pouvez vous améliorer. Il est facile de se rappeler pourquoi nous sommes ici et pourquoi nous faisons cela. »

« À l’heure actuelle, nous ne savons pas exactement pour quels événements nous nous entraînons, mais à un moment donné cette occasion se présentera et nous voudrons être prêts à ce moment », a ajouté Michael.

Après la saison 2019-2020, au cours de laquelle ils ont remporté leur deuxième titre national consécutif et ajouté une paire de médailles d’argent sur le circuit du Grand Prix ISU, le tandem se prépare pour une nouvelle saison comme il le ferait normalement.

À l’heure actuelle, l’incertitude est la nouvelle réalité.

« Quelle que soit la situation actuelle, nous devons croire que nous concourrons quelque part », ajoute Kirsten.

« C’est l’état d’esprit que nous adoptons dans notre entraînement quotidien, donc quand une compétition aura lieu, nous serons prêts. Il ne nous reste que quelques années dans notre carrière, alors nous voulons passer notre temps à faire ce que nous aimons. »

« Compte tenu de toute l’incertitude, nous cherchons simplement à progresser un peu chaque jour », signale Michael. « Nous essayons simplement de nous perfectionner ensemble et de nous améliorer. Le temps d’arrêt a juste renforcé que nous devons profiter du processus et confirmé que nous aimons ce que nous faisons. »

Même en ces temps difficiles dans notre monde, Kirsten et Michael préfèrent voir le verre à moitié plein.

Après tout, aussi douloureuse qu’elle puisse être, la perspective est parfois un don.

Il y a près de sept mois, juste après le début de la quarantaine en mars, Michael a appelé sa grand-mère à l’aide de l’appli FaceTime. Charlotte Jones était passionnée de patinage et l’une des plus grandes admiratrices de Michael. Durant l’appel, il a remarqué que sa grand‑mère avait de la difficulté à respirer, mais il n’y a pas porté trop attention.

Ce fut sa dernière conversation avec elle.

Le lendemain, Charlotte Jones a été transportée à l’hôpital et, un jour plus tard, le 31 mars, elle est décédée des complications de la COVID‑19.

Et, juste comme ça, elle est partie.

« C’était inattendu et ce fut une perte énorme pour notre famille », a dit Michael. « Son décès a vraiment mis les choses en perspective. Le sport a pris une place secondaire. Cette situation, au cours des derniers mois, est tellement plus importante que le sport. »

« Ce fut une perte pour Mike et je suis d’accord, ceci a vraiment replacé les choses dans leur contexte », a affirmé Kirsten. « Vous vous rendez compte de ce qui est vraiment important dans la vie. »

« Ce fut une période difficile non seulement pour Mike, mais pour beaucoup de gens, mais c’était bien de voir des gens partager leurs dons et leurs talents à travers le monde. J’ai constaté beaucoup de positivité chez les gens et une collaboration que je n’avais pas vue auparavant. »

Lorsque la quarantaine a commencé, Kirsten et Michael, comme beaucoup d’autres, ont pensé que le hiatus serait de courte durée, peut-être quelques semaines seulement. Au fil du temps, tous deux se sont rendu compte qu’ils devaient s’occuper pendant leur surplus de temps libre.

« J’ai beaucoup enseigné », a soutenu Kirsten, ajoutant qu’elle était reconnaissante que Skate Oakville offre des séances virtuelles pour garder les patineurs actifs, tant mentalement que physiquement. « Je plaisantais que j’étais excitée que la quarantaine prenne fin, afin que je puisse être moins occupée. Cette pause m’a permis de comprendre ce qui me passionne et ce que je suis capable de bien faire. »

Michael a profité de la pause pour passer du temps en plein air avec Dame nature.

« Après avoir été enfermé dans une patinoire depuis les 25 dernières années, j’ai eu la chance de me retrouver à l’extérieur, pendant la quarantaine, et de faire beaucoup de camping et d’activités de plein air que je n’ai pas normalement l’occasion de faire », a-t-il dit.

Michael a aussi appris à jouer au disque-golf.

« Je ne suis pas encore très bon, mais j’essaie de m’améliorer », a-t-il ajouté en riant.

Leur nouvelle perspective leur a permis de se rendre compte qu’ils approchent probablement du crépuscule de leur carrière de compétition. Kirsten et Michael estiment qu’il leur reste encore des choses à accomplir et ils ne veulent pas rater ces moments.

Et, en ces temps sombres, ils ont trouvé un rayon de lumière.

« Nous avons toujours eu une idée claire et concise de qui nous sommes en tant qu’athlètes et en tant qu’équipe », déclare Kirsten. « Quand cela n’est pas pris en compte, vous commencez à penser à ce qui déterminera qui vous êtes en tant qu’athlète, pour compléter qui vous êtes en tant qu’être humain. »

« Nous avons travaillé là-dessus toute notre vie. Mais tout à coup, tout ce à quoi vous avez travaillé n’est pas clair. Cette pause nous a donné tous deux l’occasion d’être des personnes bien équilibrées et de comprendre ce que nous voulons faire quand tout ceci sera terminé. »

Mais pour l’instant, cela peut attendre.