De Hamilton aux Territoires du Nord-Ouest, Lynda Thompson met à profit son expertise de l’enseignement

Si on se fie au passé, Lynda Thompson pourrait très bien assister, de sa chambre d’hôtel, au prochain moment monumental du sport canadien.

De façon semblable à ce samedi soir en octobre, il y a 22 ans, où l’entraîneure de patinage très respectée a vu les Blue Jays de Toronto remporter leur premier championnat de la Série mondiale, du confort de sa chambre au Sheraton, au centre-ville de Hamilton, en Ontario.

Ou, il y a quatre ans, alors que la ville de Vancouver saluait le monde entier durant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2010, Lynda a observé les célébrations de sa chambre d’hôtel à Inuvik, où elle s’était rendue pour mettre à profit sa vaste expertise de l’entraînement.

« Voilà comment je me souviens de ces deux événements », signale Lynda en riant, à propos de la Série mondiale et de la cérémonie d’ouverture à Vancouver, en 2010.

« Je sais quand ils ont eu lieu en raison de l’endroit où je me trouvais. Je n’oublierai jamais ni l’une ni l’autre de ces soirées. »

Cette semaine, seulement six ans après avoir reçu le prix La crème des entraîneurs de Patinage Canada pour sa prestation de Patinage Plus, Lynda, du Club de patinage Hamilton, se verra décerner le Prix d’excellence de Patinage Canada aux entraîneurs de club et de patinage récréatif, durant la Conférence nationale des entraîneurs et le CAAG de l’organisation, qui auront lieu dans la ville historique de Québec, au Québec.

« J’ai été profondément touchée et très émue d’apprendre la nouvelle », admet Lynda. « Ceci a beaucoup d’importance pour moi. Je ne peux pas vraiment en parler sans avoir la voix étranglée par l’émotion. »

Le parcours de Lynda a souvent été attrayant et toujours gratifiant pour cette entraîneure qui a commencé à patiner à la patinoire de Richmond Hill, dans son enfance, puis a passé deux ans avec les Ice Capades au milieu des années 70. Cinq ans plus tard, elle a commencé à enseigner à Richmond Hill et, lorsque son mari à accepter une mutation à Hamilton, elle a commencé à enseigner au Club de patinage, à Steeltown.

Peu de temps après son arrivée à Hamilton, elle a rencontré Ron Shaver, qui l’a convaincue de venir enseigner à temps partiel au Club de patinage Hamilton. Après avoir réparti son temps entre les deux clubs pendant quelques années, Lynda a décidé d’enseigner à plein temps à Hamilton.

Elle se trouve toujours là.

De tous les souvenirs qui lui sont chers, celui qui se dégage est la relation unique établie avec chaque patineur sous sa tutelle.

« On sait que l’impact qu’on a eu sur chaque patineur est vraiment spécial », dit-elle. « Et chacun d’entre eux a eu le même impact sur moi. Vous avez fait partie de leur vie et ils ont fait partie de la vôtre et ceci ne changera jamais. Ce lien existera toujours. »

Pour Lynda, ces relations sont personnelles.

« À l’âge de trois ans, quatre ou cinq ans, c’est par ce que maman et papa veulent qu’ils patinent. Après six ou huit semaines, ça devient presque magique. On voit les enfants se mettre debout sur la glace et faire leurs premières foulées et on voit les parents sourire. À voir ces parents, les larmes nous viennent aux yeux. »

« À l’autre extrémité se trouvent les adultes, qui n’ont jamais patiné de leur vie. Peut-être qu’ils veulent seulement patiner avec leur famille sur le canal, à Ottawa, et ils s’adressent à nous pour les aider à le faire. »

« Qu’ils soient âgés de 3 ans ou de 53 ans, la raison de leur participation est la même. Peu importe l’âge, ils veulent simplement patiner. »

À l’automne 2009, Lynda a élargi ses horizons en tant qu’entraîneure en faisant le long trajet dans les Territoires du Nord-Ouest, lorsqu’une occasion temporaire s’est offerte.

Lynda affirme que cette première expérience de deux mois a changé sa vie. Quelques semaines plus tard, elle est retournée aux Territoires du Nord-Ouest et a regardé la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2010 de Vancouver avec deux de ses élèves – Kathleen et Megan – d’une chambre d’hôtel à Inuvik.

« Ceci m’a donné plus que je ne l’aurais jamais pensé », admet Lynda. « Aider les autres a été très gratifiant. Ce fut toute une expérience de vie. »

Elle est demeurée loyale à ses racines d’entraîneure à Hamilton, mais fait toujours le voyage annuel dans les Territoires du Nord-Ouest pour enseigner.

« J’aime toujours me rendre dans ces communautés pour partager mon expérience à des endroits qui n’ont pas nécessairement beaucoup de ressources pédagogiques. Ces enfants aiment le patinage autant que les autres. »

Compte tenu de l’entrée en vigueur du nouveau Patinage Plus vers la fin de l’été, Lynda signale que le Club de patinage Hamilton, l’un des clubs pilotes pour le projet, est impatient de commencer, ajoutant que ce ne sera pas long avant que les autres clubs au pays emboîtent le pas.

« Le nouveau Patinage Plus sera excellent pour nos clubs et patineurs, d’un océan à l’autre », soutient-elle. « Nous tenons toujours à améliorer nos programmes, voulons toujours aller plus loin et ce nouveau programme atteindra ce but.

« Il s’agit du sceau d’or et ce sera encore mieux. Nous sommes sur la bonne voie. »

« Ceci représentera un profond changement. »

C’est quelque chose que Lynda Thompson connaît assez bien.

Marty Henwood

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