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Les patineurs artistiques canadiens remportent la médaille d’argent à l’épreuve inaugurale par équipe à Sotchi

SOTCHI, RUSSIE – Le Canada est monté sur le podium pour la quatrième fois en deux jours aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi. Patrick Chan (programme court, hommes), Meagan Duhamel et Eric Radford (programme court, couple), Tessa Virtue et Scott Moir (programme court et programme libre, danse sur glace), Kaetlyn Osmond (programme court et programme libre, femmes), Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch (programme libre, couple), ainsi que Kevin Reynolds (programme libre, hommes) ont enlevé la médaille d’argent à l’épreuve de patinage artistique par équipe à Sotchi.

« L’introduction de cette discipline aux Jeux olympiques a permis au Canada de montrer au monde entier le calibre, la créativité et le savoir-faire de notre programme national de patinage artistique. Les prestations de nos patineurs ont ébloui les Canadiens et les amateurs de patinage, ici, à Sotchi », a déclaré Marcel Aubut, président du Comité olympique canadien. « Au nom de toute la famille olympique canadienne et de tous les Canadiens, je félicite nos patineurs olympiques pour cette médaille d’argent et je leur adresse tous mes vœux de succès alors qu’ils poursuivront leur quête de gloire olympique dans leurs épreuves individuelles. »

Le Canada a récolté quatre médailles à ce jour aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi (une d’or, deux d’argent et une de bronze).

-Comité olympique canadien

Le Canada remporte la médaille d’argent dans l’épreuve olympique par équipe de patinage artistique!

Malgré tous ses problèmes de chaussures de patin et son manque de compétitions internationales cette année, Kevin Reynolds a assuré une médaille d’argent olympique pour le Canada dans l’épreuve par équipe.

L’équipe canadienne était la favorite avant le début de l’événement, mais a fait face à un assaut de talent russe, y compris un Evgeny Plushenko revigoré qui a remporté le programme long masculin. Il a été aidé par la jeune patineuse de 15 ans, Julia Lipnitskaia, qui a gagné les programmes court et long féminins, l’équipe de patinage en couple classée en deuxième place et formée de Ksenia Stolbova et Fedor Klimov et une seconde équipe de danse russe, composée d’Elena Ilinykh et de Nikita Katsalapov, qui a finalement déployé son talent.

Kevin Reynolds a été aidé de Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch qui ont terminé deuxièmes dans le programme long de patinage en couple, de Kaetlyn Osmond qui s’est trouvée en cinquième place dans le programme long féminin et de Tessa Virtue et Scott Moir qui ont fini au deuxième rang en danse libre.

Patrick Chan a terminé troisième dans le programme court masculin, Meagan Duhamel et Eric Radford étaient deuxièmes dans le programme court de patinage en couple, Tessa et Scott ont obtenu une deuxième place dans la danse courte et Kaetlyn n’a commis aucune erreur, terminant cinquième dans le programme court féminin.

Les États-Unis ont remporté la médaille de bronze.

Kevin Reynolds a raté l’entière saison du Grand Prix et les Jeux olympiques ont représenté sa première compétition internationale de la saison. Quel excellent début. « Je n’ai manifestement pas acquis l’expérience souhaitée cette année, surtout avant des Jeux olympiques », a-t-il dit. « Mais, je me suis bien entraîné pendant trois semaines et je suis heureux de ce que j’ai accompli. C’est un excellent début. »

Kevin a essayé huit paires de chaussures avant de trouver la bonne. Sa paire actuelle est d’après lui « tolérable ».

Le médaillé d’argent canadien a appris il y a quelques jours seulement qu’il exécuterait le programme long dans l’épreuve par équipe.

Evgeny Plushenko a débuté par un quadruple saut de boucle piquée, réussi deux triples Axels faciles, puis doublé deux sauts (Salchow et saut de boucle) à la fin de son programme. Ses 168,20 points n’étaient que 0,28 point de mieux que l’effort de Kevin.

Kevin a montré à l’ancien champion que d’autres patineurs sont aussi capables d’exécuter des quadruples sauts et en combinaison. En tout, il a réussi avec calme et aisance trois quadruples sauts dans son programme, son premier, un gros et long quadruple Salchow, puis une combinaison de quadruple saut de boucle piquée – triple saut de boucle piquée, puis finalement un quadruple saut de boucle piquée. Il a trébuché en achevant un triple Axel, mais a été assailli par ses coéquipiers lorsqu’il a terminé avec 167,92 points.

Tatsuki Machida, du Japon, a réussi un quadruple saut, deux gros triples Axels et presque tous ses autres éléments, terminant troisième avec 165,85 points. « J’ai vraiment cru que j’avais une chance de gagner dans ce groupe », a déclaré Tatsuki. « Je devais terminer premier pour donner à l’équipe japonaise une vraie chance de remporter une médaille. Il n’y avait aucune marge d’erreur. Je suis désolé d’avoir déçu mon équipe. » Il a avoué avoir été très nerveux.

Evgeny Plushenko a dit avoir ressenti de la douleur dans son dos durant son Salchow doublé, ce à quoi il a attribué ses erreurs. « Maintenant, je me croise les doigts pour une médaille d’or », a-t-il ajouté. Il affirme qu’il tentera deux quadruples sauts dans l’épreuve individuelle. « Aujourd’hui n’est qu’un échauffement », a-t-il signalé. « Je ne patine pas avec Yuzuru ou Patrick Chan, donc nous avons décidé que je n’exécuterais pas de quadruple saut aujourd’hui, seulement des réceptions sans faute. » (Il a réussi un quadruple saut de boucle piquée.)

Il soutient qu’il est aussi capable de faire une combinaison triple Axel – triple flip, que personne d’autre au monde n’a accomplie.

Kaetlyn Osmond a préparé le terrain pour le Canada, accumulant 110,73 points à ses premiers Jeux olympiques. Elle a durement tombé sur sa hanche pendant un triple Lutz et exécuté un double flip au lieu d’un triple, mais s’est ressaisie et a réalisé son plan. « Nous avons demandé à Kaetlyn Osmond, âgée de 18 ans, d’effectuer deux programmes à des Jeux olympiques », a fait observer Scott, capitaine de l’équipe. Ce qui est excellent de notre équipe, c’est que chacun a fait sa part de travail. Nous sommes tellement fiers de notre équipe. »

Julia Lipnitskaia a dit qu’elle s’était sentie nerveuse au milieu du programme, mais elle ignore pourquoi. Ceci lui ressemble peu, car elle est toujours calme. Elle a commis des erreurs et a admis avoir été nerveuse de patiner après Evgeny parce qu’elle ne voulait pas décevoir l’équipe. « Il était très content pour moi à la fin et m’a félicitée dans le lieu réservé aux étreintes et aux larmes », a-t-elle fait observer. Julia a dû subir un contrôle de dopage tard la veille, après qu’elle termine le programme court très tard. « Ce fut très difficile pour moi. »

Tessa et Scott ont chancelé à l’entrée d’une levée, mais se sont rapidement repris, terminant deuxièmes avec 107,56 points, loin d’être leur meilleure note. Meryl Davis et Charlie White ont enregistré un record du monde avec 114,34 points, bien qu’ils aient manqué de synchronisation à leur entrée dans les voltes.

Tessa était vêtue d’un nouveau costume vermillon, décoré de doré. « Nous voulions faire sensation », a-t-elle signalé. « Nous exécutons ce programme deux fois et je voulais deux robes. » Elle portera son costume pastel pour la danse libre individuelle.

Scott a dit qu’ils avaient bien patiné, mais « les niveaux ne sont pas là où ils devraient être », a‑t‑il précisé. « Nous avons patiné de façon solide et travaillé très dur, donc nous sommes heureux de rapporter à la maison une médaille pour le Canada. »

Il affirme que cinq ou six des points ratés sont du côté technique et ils peuvent travailler ces aspects pour la semaine prochaine.

« C’est un programme très exigeant, mais nous l’améliorons toujours », a signalé Scott. « Jusqu’à présent, je n’ai pensé qu’à l’équipe, mais il est temps d’aller de l’avant. »

Tessa a soutenu qu’il était incroyablement important pour eux de partager l’expérience avec le reste de l’équipe canadienne. « Beaucoup de records personnels ont été enregistrés et je ne peux attendre de monter sur le podium avec toute l’équipe. »

D’autres athlètes ont aussi regardé les performances médaillées d’argent du Canada. Sur twitter, le bobeur Jesse Lumsden a dit : « Très fier de nos patineurs artistiques qui ont été médaillés dans l’épreuve par équipe, exécutant tous ces Salchows et tournoiements. »

Beverley Smith

Le Canada en position pour une médaille en vue de la dernière journée de l’épreuve olympique par équipe

Le Canada demeure en deuxième place derrière la Russie dans l’épreuve par équipe après que Tessa Virtue et Scott Moir ont terminé deuxièmes dans la danse courte, Kaetlyn Osmond cinquième dans le programme court féminin et Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch, deuxièmes dans le programme libre de patinage en couple.

La Russie est en tête avec 37 points, le Canada compte 32 points et les États-Unis sont passés en troisième place avec 27 points à la suite d’une première journée lamentable. Le Japon et l’Italie se sont aussi qualifiés.

Une vrille qui a mal tourné a laissé Tessa et Scott en deuxième place derrière les Américains Meryl Davis et Charlie White. Tessa a exécuté maladroitement la rotation de la deuxième de ses trois vrilles, mais est restée debout, sur un pied et a persévéré, terminant avec 72,98 points.

Meryl et Charlie les ont devancés de trois points avec 75,98 points, donnant aux États-Unis l’impulsion nécessaire pour essayer de remporter une médaille d’équipe.

« J’ai cafouillé la vrille », a avoué Tessa. « Mais, notre valeur de base est tellement élevée que même compte tenu de cette erreur, nous sommes en bonne position. » Ils ont reçu un niveau quatre pour la vrille, et malgré les erreurs, s’en sont sorti avec 5,29 points pour cet élément. Meryl et Charlie ont mérité 7,36 points pour le même élément.

« J’ai peut-être perdu un peu de vitesse jusqu’à cette première vrille », a expliqué Tessa. « Je n’étais pas déconcentrée. Je me suis en fait ressaisie. Je suis restée sur le même pied. »

Scott a admis que l’erreur était un peu décevante parce qu’ils voulaient diriger leur équipe. Scott est le capitaine de l’équipe, Tessa, la capitaine adjointe. Mais, il a signalé qu’ils étaient néanmoins très contents de leur performance. Ils ont obtenu des niveaux quatre pour tous les autres éléments sauf la séquence de pas sur la ligne médiane, qui était un niveau trois – le même niveau que Meryl et Charlie ont eu pour les leurs.

« Tessa et moi prenons très au sérieux l’épreuve d’équipe », a affirmé Scott. « Une médaille olympique est en jeu. »

Meryl Davis a déclaré que son partenaire et elle étaient très excités d’avoir permis à leur équipe d’aspirer de nouveau à une médaille. « Charlie et moi étions tout à fait concentrés sur notre performance aujourd’hui. »

Charlie White, qui est le capitaine de l’équipe américaine, a fait remarquer que « ce qui est magnifique à propos de notre équipe, c’est que nous savons tous ce que nous devons faire. »

« Tout a commencé avant notre arrivée », a-t-il dit. « Nous étions dans un bon état d’esprit et lorsqu’on y parvient, c’est beaucoup plus facile. »

Dans le programme court féminin, Julia Lipnitskaia, la prodige russe de 15 ans, a solidifié la position de la Russie au haut des classements avec une performance sans faute, obtenant 72,90 points et vainquant la patineuse chevronnée, Carolina Kostner, d’Italie, dont le programme sur la musique Ave Maria était d’une beauté à couper le souffle. Carolina a terminé avec 70,84 points et une combinaison triple-triple plus simple. L’intrépide Mao Asada a essayé son caractéristique triple Axel – exécutant une rotation gravement insuffisante et a fait une chute, ce qui l’a placée au troisième rang avec 64,07 points.

Kaetlyn Osmond, concourant à ses premiers Jeux olympiques, a électrisé la foule avec une performance sans faute, méritant 62,52 points, seulement un demi-point de moins environ que l’Américaine chevronnée, Ashley Wagner, avec 63,10 points.

Kaetlyn s’est lancée dans sa combinaison triple saut de boucle piquée – triple saut de boucle piquée, qui lui a valu des points supplémentaires et a en fait dépassé pour le nombre de points Ashley Wagner, qui avait exécuté une combinaison plus difficile, triple flip – triple saut de boucle, bien que la rotation de son deuxième saut ait été insuffisante en plus d’avoir une réception sur deux pieds. Ceci signifie que Kaetlyn a en fait obtenu plus de points pour sa combinaison triple-triple plus simple.

Kaetlyn a admis qu’elle était un peu nerveuse avant de mettre pied sur la glace, « mais, d’exécuter un programme court parfait aux Jeux olympiques est excellent et encore mieux pour notre équipe. »

Féroce compétitrice, Kaetlyn a décidé de considérer sa performance comme celle de toute autre compétition. « La glace est belle et lisse et bien que ce soit un grand stade et un événement important, j’avais l’impression d’être à la maison à m’entraîner », a-t-elle signalé. Elle a effectué les sauts avec confiance, bien qu’ils lui aient semblé chancelants, peut-être en raison de l’excitation, a-t-elle ajouté.

Avant de patiner, elle a dû se prêter à un test de dopage le jour de la compétition. « J’étais en train de faire un somme », a-t-elle dit, avec mon affichette « Ne pas déranger » sur la porte. « Je savais qu’il était possible que ça arrive », a-t-elle fait observer.

Pour elle, l’épreuve par équipe est spéciale, avec une équipe enthousiaste derrière elle dans le lieu réservé aux étreintes et aux larmes. Le banc a presque basculé, ce qui aurait été vraiment drôle, a-t-elle ajouté.

L’arrivée de la petite Julia Lipnitskaia sur la glace a été marquée d’un spectacle qu’elle n’avait jamais vu auparavant. « Il n’y avait pas de silence pendant une seule seconde », a-t-elle fait remarquer. « Ce genre de soutien m’a rendue tellement heureuse. »

Elle a entendu « RU-SSI-YA » et « Julia », mais son entraîneur Eteri Tutberidze lui a dit de se concentrer sur la musique jusqu’au bout. Le bruit de fond était tellement fort, qu’elle ne pouvait ne pas l’entendre. Elle savait qu’elle devait rester calme.

Carolina Kostner, qui a eu 27 ans le jour du programme court, soutient qu’elle n’est pas le genre de personne à célébrer son anniversaire, mais une deuxième place avec une performance inspirée était le cadeau parfait. Et, elle l’a fait pour l’équipe. « Nous devons être réalistes », dit‑elle. « Pour nous, en tant qu’équipe d’une petite nation, il s’agit d’une occasion importante de montrer ce que nous pouvons faire. »

Mao Asada s’est excusée auprès de ses coéquipiers pour la chute et était soulagée que le Japon soit parvenu à la finale. « J’étais incroyablement nerveuse », a-t-elle admis. « J’ai ressenti plus de pression que je ne m’y attendais. Ce n’était pas seulement ma performance. Je dois réussir à me calmer. »

Son triple Axel n’a pas donné les résultats obtenus en entraînement, a-t-elle dit. Elle ne pouvait en réussir un seul durant l’échauffement de six minutes. Ces erreurs l’ont suivi dans la performance.

PROGRAMME LIBRE

De fortes performances de Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch ont gardé le Canada en deuxième place après le programme libre de patinage en couple, samedi, aux Jeux olympiques.

La Russie se trouve en première place, son avance renforcée par une équipe qui n’a jamais participé à un championnat du monde, mais qui a remporté le programme long de patinage en couple. Ksenia Stolbova et Fedor Klimov ont patiné sur un thème qui n’était pas du tout russe, The Addams Family, et gagné avec 135,09 points, environ six points de plus que les Canadiens ayant 129,74 points.

Seulement cinq équipes ont exécuté le programme long de patinage en couple après que la France, la Chine, l’Allemagne, l’Ukraine et la Grande-Bretagne n’avancent pas.

Kirsten et Dylan, patinant sur un pot-pourri de Fellini, étaient rapides sur la glace et ont impressionné par leur premier triple twist, puis une séquence de triple saut de boucle piquée – triple saut de boucle piquée. Leur principale erreur est survenue lorsque Kirsten a mis ses deux mains sur la glace après un triple Salchow. Une pirouette a légèrement manqué de synchronisation, mais ce fut une performance qui a soutenu l’équipe canadienne.

« Tout a bien été ce soir », a affirmé Kirsten. « J’ai commis une maladresse et une erreur qui n’aurait pas dû se produire. » Ils ont ressenti la pression s’accroître avant le style libre.

« Tout le monde veut tellement réussi », a-t-elle dit. « Nous voulions vraiment faire notre part pour aider l’équipe. Je crois que l’épreuve individuelle sera facile après ceci. »

Fedor Klimov a déclaré que sa partenaire et lui ressentaient une énorme responsabilité, mais qu’ils étaient prêts.

Stefania Berton, a subi une blessure durant son style libre avec son partenaire italien Ondrej Hotarek, après avoir fait une chute sur un triple Salchow. Ondrej l’a aidé à quitter la glace. Ils ont dû prendre trois jours de congé, il y a environ dix jours, après une mauvaise chute durant une levée, lorsqu’elle s’est initialement blessée à la hanche.

La dernière journée de l’épreuve par équipe commence dimanche avec les programmes libres masculin, féminin et de danse sur glace.

Beverley Smith

Bonne première journée : le Canada en deuxième place dans l’épreuve olympique par équipe

À des Jeux olympiques en sol russe, les patineurs artistiques russes ne sont pas là pour plaisanter.

Ils ont mis de côté la déception de n’enregistrer aucune médaille d’or aux Jeux olympiques de Vancouver, pour la première fois de mémoire d’homme, et cherchent maintenant à être médaillés d’or, tôt, dans l’épreuve par équipe.

La Russie se trouve en première place avec 19 points après les épreuves masculine et de patinage en couple, tandis que le Canada, qui était classé au premier rang avant l’événement, se trouve en deuxième place avec 17 points et la Chine est troisième, avec 15 points.

L’espoir canadien Patrick Chan a terminé troisième dans le programme court masculin derrière son rival japonais Yuzuru Hanyu et un Evgeny Plushenko revigoré, concourant à ses quatrièmes Jeux olympiques. Zhenya, comme on l’appelle chez lui, a remporté une médaille d’or (à Turin) et deux médailles d’argent (à Salt Lake City et Vancouver), mais à l’instar de tous les autres patineurs, il n’a jamais eu à participer à une épreuve par équipe.

Exécutant son programme court qui lui a valu des records du monde dans le passé, Patrick a commencé par un quadruple saut de boucle piquée dont la réception s’est trouvée vers l’avant, juste assez pour qu’il puisse seulement y ajouter un double saut de boucle piquée, plutôt qu’un triple, à la fin. Ceci lui a valu 12,17 points, en comparaison de la puissante combinaison de quadruple-triple sauts d’Evgeny (16,40 points). Patrick a ensuite changé de pied sur un triple Axel et a réussi un triple Lutz un peu vers l’arrière du talon, donnant l’impression d’être tendu. Il s’est ainsi laissé un peu devancer, mais a terminé avec une bonne note de 89,71 points.

Yuzuru Hanyu n’a pas exécuté de combinaison avec quadruple saut, mais a débuté par un quadruple saut qui a simplement monté en flèche, lui valant 12,44 points, plus que Patrick a obtenu pour sa combinaison avec quadruple. Yuzuru a patiné avec beaucoup d’assurance ainsi qu’une démarche assurée, terminant avec une note presque record de 97,98 points (il détient le record du monde pour le programme court avec 99,84 points.)

Evgeny se trouve en deuxième place avec 91,39 points, un merveilleux résultat pour un patineur qui n’a concouru que cinq fois au cours des deux dernières années. Il a semblé au mieux de sa forme, patinant avec beaucoup de verve et de brio, bien qu’il ait rempli le début de ses programmes de sauts (ce qui lui a réussi) et ait vacillé sur son Lutz et une pirouette, pour laquelle il a obtenu un niveau deux.

« Les sauts n’étaient pas tous bons », a signalé Patrick à propos de sa performance, par la suite. « D’une façon, je suis content que ce soit arrivé dans cette épreuve. C’était bien de me débarrasser de ma nervosité. » Il cédera la place à Kevin Reynolds, qui exécutera le programme long, dimanche.

« Je n’ai pas fait de mon mieux », a admis Patrick. « Mais, j’ai appris que j’aime ce que je fais. La foule était excellente et je pouvais sentir son énergie. C’est la raison pour laquelle je fais ce que je fais. Il serait excellent de gagner et de remporter une médaille, mais en fin de compte ce n’est pas la raison pour laquelle je suis sur la glace. »

Il a dit qu’il n’a pas regardé Evgeny Plushenko parce qu’il « voulait être dans mon propre monde au lieu de celui de quelqu’un d’autre. »

La plus grande déception a été Jeremy Abbott, qui a raté son quadruple et son triple Axel et a terminé septième parmi les dix hommes. Le quadruple n’a pas obtenu l’élévation voulue. « C’est vraiment malheureux pour mes coéquipiers », a-t-il affirmé. « Je suis vraiment désolé… Maintenant, je dois me débarrasser de mes démons. Nous savons tous que j’ai beaucoup de démons… mais, je viens de connaître ma catastrophe olympique et je peux à présent passer par-dessus. » Marissa Castelli et Simon Shnapir ont aidé les États-Unis à se classer à égalité pour la cinquième place grâce à une bonne performance. Seules les cinq meilleures équipes passent à la finale, dimanche. Les États-Unis étaient classés au troisième rang avant le début de l’épreuve, mais comptent toujours de forts concurrents à venir en danse et chez les femmes.

Les médaillés canadiens de bronze en patinage en couple, Meagan Duhamel et Eric Radford, ont aidé la cause canadienne en terminant en deuxième place dans le programme court de patinage en couple avec l’un des meilleurs programmes courts de leur carrière, exécutant à peine un mauvais pas. Il s’agit de leurs premiers Jeux olympiques, bien qu’elle soit âgée de 28 ans et lui, de 29 ans. Lorsqu’ils ont patiné, la section canadienne réservée aux étreintes et aux larmes était remplie de coéquipiers.

Non seulement ont-ils exécuté les trucs les plus difficiles au monde (triple Lutz lancé et triples Lutz en solo), Meagan et Eric ont aussi accompli une magnifique triple vrille et une très intéressante entrée difficile dans une spirale de la mort arrière intérieure, sur la composition musicale d’Eric, intitulée Tribute.

« À la suite du programme court masculin, un peu plus de pression s’est exercée après Patrick », a fait remarquer Meagan. « Il était en troisième place. Nous avons pensé que nous devions réussir pour l’équipe. »

Eric affirme que l’expérience était mémorable. « Ce fut sensationnel », a-t-il dit. « Tout ce qui s’est passé. Notre but était de nous trouver parmi les deux premiers… Nous nous sommes mis dans notre propre petite bulle. Nous avions de grandes attentes. »

Peut-être qu’Evgeny Plushenko a eu la tâche la plus difficile, patinant devant une foule locale.

« Ce fut difficile de me calmer », a-t-il avoué. « Tellement difficile avec des applaudissements provenant de partout. C’était comme si j’avais été renversé. Ce fut difficile, mais aussi utile. »

« Je suis tellement content de pouvoir patiner avec des patineurs âgés de 18 ans », a soutenu le patineur de 31 ans. « J’ai patiné pour mes partisans et pour mes jeunes fils. »

Samedi, les danseurs sur glace et les femmes exécuteront leurs programmes courts.

Beverley Smith

L’épreuve par équipe de patinage artistique commence jeudi à Sotchi

OTTAWA (ONT.) – Aujourd’hui, à Sotchi, en Russie, le Canada a annoncé ses inscriptions pour le programme court masculin et de patinage en couple de la toute première épreuve par équipe de patinage artistique, aux Jeux olympiques d’hiver 2014. Dix pays participent à l’épreuve, composée d’un homme, d’une femme, d’une équipe de patinage en couple et d’une équipe de danse sur glace. Chaque pays a droit à deux substitutions entre les programmes court et long.

Le Canada sera représenté par le triple champion du monde, Patrick Chan, 23 ans, de Toronto, Ont., dans le programme court masculin.

Les médaillés de bronze des Championnats du monde, Meagan Duhamel, 28 ans, de Lively, Ont., et Eric Radford, 29 ans, de Balmertown, Ont., exécuteront le programme court de patinage en couple pour le Canada.

Le champion olympique en titre de danse sur glace, Scott Moir, 26 ans, d’Ilderton, Ont., fera fonction de capitaine de l’équipe canadienne tandis que sa partenaire Tessa Virtue 24 ans, de London, Ont., sera la capitaine adjointe de l’équipe.

L’événement s’amorce le jeudi 6 février avec le programme court masculin et de patinage en couple au centre de patinage artistique Iceberg, à Sotchi, en Russie.

Les inscriptions pour le programme court féminin et de danse sur glace seront faites le 7 février. Les patineurs exécutant le programme libre de patinage en couple seront annoncés le 8 février et les programmes libres masculin et féminin ainsi que la danse libre seront annoncés le 9 février.

Le Canada participe à la compétition en tant que meilleure équipe au classement. Les autres pays qui se sont qualifiés, par ordre de points, sont les suivants : Russie, États-Unis, Japon, Italie, France, Chine, Allemagne, Ukraine et Grande-Bretagne.

Les cinq meilleures équipes des programmes courts avanceront aux programmes libres. Les classements des équipes seront déterminés selon le total des points de classement pour chaque patineur, patineuse ou équipe. La première place obtient 10 points, la deuxième place, neuf points et ainsi de suite jusqu’à la dixième place qui mérite un point.

Pour plus d’explications sur l’épreuve par équipe, le Comité international olympique (CIO) a produit une courte vidéo (en anglais).

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Profil d’olympiens : Alexandra Paul et Mitchell Islam

Enfin, leur moment est venu.

C’est aux Internationaux Patinage Canada 2010, un événement du Grand Prix, tenu à Kingston, Ont., que les Canadiens ont tout d’abord appris à connaître Alexandra Paul et Mitchell Islam durant leur première année comme seniors – et seulement leur deuxième saison ensemble.

Ils ont enchanté la foule avec leur programme lyrique sur le morceau de musique As Time Goes By, obtenu leur première ovation ainsi que la deuxième place dans la danse libre devant les patineurs britanniques chevronnés Sinead Kerr, 31 ans, et son frère John, 30 ans, classés cinquièmes au monde. À ce moment, Alexandra était âgée de 19 ans et Mitchell, de 20 ans.

Vanessa Crone et Alexandra Poirier avaient remporté l’épreuve, mais Mitchell et Alexandra ont obtenu la meilleure note technique pour cette danse libre, devançant l’équipe canadienne athlétique, toujours reconnue pour une technique difficile. Même à ce moment, Alexandra et Mitchell patinaient avec une facilité de mouvement, une liberté naturelle et des positions proches l’un de l’autre.

À cet instant, Alexandra et Mitchell évoquaient des souvenirs de Tessa Virtue et Scott Moir, qui ont raté ces Internationaux Patinage Canada parce que Tessa s’était fait opérer les jambes. « Nous adorons Tessa et Scott », avait affirmé Mitchell. « Nous les avons beaucoup admirés en tant que jeunes athlètes, mais nous voulons manifestement nous distinguer en tant que nouvelle équipe canadienne senior. »

Alexandra et Mitchell avaient encore un an d’admissibilité en tant que juniors, mais voulaient aller de l’avant comme seniors. Tout semblait « surréaliste » à cet événement. Ils ont terminé quatrièmes au classement général, après avoir été sixièmes en danse courte, mais ils avaient généré de l’intérêt.

Depuis, toutefois, leur route vers les Jeux olympiques de Sotchi a été semée d’embûches. Alexandra s’est claqué des muscles des côtes durant l’entraînement avant leur événement suivant, la Coupe de Russie. Ils ne pouvaient s’entraîner avant la compétition. Ils ont fait une chute durant la danse courte, puis se rendant compte qu’elle ne pouvait faire les levées dans la danse libre, en raison de sa blessure, ils se sont retirés. « Je me sentais comme si j’avais le souffle coupé chaque fois », a-t-elle dit. Mais, ils ont remonté la pente et fini troisièmes à leurs premiers championnats nationaux seniors.

La saison suivante, tout a mal tourné. « Dès que j’allais mieux, quelque chose d’autre se produisait », a soutenu Alexandra. Ils n’ont obtenu que la huitième place à Skate America et lorsqu’ils sont allés au Trophée NHK, Alexandra a subi une lacération à l’arrière de la cuisse durant une collision avec une équipe italienne pendant l’entraînement et ils ont dû se retirer de la danse libre. Ils n’ont été affectés à aucun événement du Grand Prix durant la saison 2012 et ont baissé en quatrième place aux championnats nationaux.

Leur plus grande déception est survenue durant les Championnats canadiens 2013, lorsqu’ils avaient rassemblé leurs forces, changé leur site d’entraînement pour Detroit afin de mettre fin à leur période d’insuccès et ont terminé au troisième rang après la danse courte. Une place pour les championnats du monde à London était en jeu. Mais, Mitchell a glissé dans la danse libre et leur rêve s’est évanoui en un instant. Ils ont fini quatrièmes. Seulement trois équipes pouvaient y participer. « Ce fut une réalité qui nous a ébranlés », a fait observer Mitchell.

« C’est une de ces choses qui nous a réduits presque à rien », a signalé Mitchell. C’est trop : deux ans de dures épreuves, puis ceci. Pendant deux semaines, ils ont eu la tête basse. « Mais, c’est comment on fait face à de telles choses », a déclaré Mitchell plus tard. « Nous avions beaucoup de soutien de gens qui nous donné confiance, ce dont nous avions vraiment besoin après ceci. »

Ils ont décidé qu’ils devaient changer leur façon de s’entraîner pour être capable de se tailler une place pour Sotchi. « Il faut s’entraîner chaque jour avec intensité », a précisé Alexandra. « Il faut passer à travers, peu importe. Il faut corriger nos erreurs plus rapidement et ne pas recourir à des excuses. »

Ce ne fut pas facile, a avoué Mitchell. Ils ont dû se concentrer sur leurs buts chaque jour et chaque minute. Mais, ceci a rendu l’entraînement beaucoup plus facile, a-t-il dit, parce qu’ils pouvaient éprouver cette confiance d’être prêts, mentalement et physiquement, durant la compétition. « Les dividendes en valent la peine », a soutenu Mitchell.

Les deux danseurs ont des antécédents qui pointent vers le succès. Mitchell a le patinage dans le sang. Son père, David, était un ancien danseur sur glace et occupe maintenant le poste de directeur de la danse sur glace à la Mariposa School of Skating, à Barrie, Ont. Sa mère, Debbie Mitchell, était une ancienne médaillée nationale et juge olympique, qui a exercé ses fonctions à l’épreuve masculine aux Jeux olympiques de Vancouver. Peu après la naissance de Mitchell, son père l’a emmené sur la glace dans ses bras. À l’âge de deux ans, Mitchell portait des patins.

Alexandra a commencé à patiner à l’âge de cinq ans, mais avait déjà de longs antécédents de formation en ballet, ce qui se dégage de sa magnifique posture, de son dos et de ses mouvements du corps. Ses deux sœurs et elle se sont inscrites à Patinage Plus à Barrie, mais Alex est la seule qui a persévéré.

Elle avait patiné en simple jusqu’au niveau novice, mais a commencé la danse avec Jason Cheperdak, lorsqu’elle avait 16 ans, parce qu’elle n’avait pas envie de tenter les triples sauts. Simultanément, dans la même patinoire, Mitchell se faisait déjà un nom avec Joanna Lenko, qui a fini par devoir se retirer en raison de troubles cardiaques.

Alexandra et Mitchell avaient, naturellement, appris le même style de poussées-élans de l’entraîneur en chef, qui les a jumelés. « Nous nous sentions tellement à l’aise », a-t-elle dit. Leur carrière a pris un essor fulgurant. Ils ont devancé les champions juniors de l’année précédente à une compétition d’été, ont été affectés à un événement du Grand Prix junior et raté une médaille de bronze par seulement un point. Lorsqu’ils ont remporté les championnats canadiens juniors, Alexandra a pensé : « Je me suis rendu compte que ceci pourrait être vrai. » Elle avait été nerveuse et ne voulait pas décevoir Mitchell, qui était un patineur plus chevronné.

Ils ont ensuite terminé deuxièmes aux championnats du monde juniors. Ils formaient une équipe tellement nouvelle, qu’ils ne s’étaient pas établis sur le circuit junior. Et, ils ne faisaient équipe que depuis cinq mois.

Les Internationaux Patinage Canada à Kingston ont été leur moment de se faire connaître, a fait remarquer Mitchell. Ils sont partis des étoiles plein les yeux. Mais, ils ont pris de la maturité depuis, à bien des égards. Et, maintenant, finalement les Jeux olympiques.

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Beverley Smith

Profil d’olympiens : Meagan Duhamel et Eric Radford

Meagan Duhamel et Eric Radford se connaissaient longtemps avant de commencer à patiner ensemble. Ils ont tous deux grandi dans de petites communautés du Nord, Meagan à Lively, en Ontario, (population de 7 000 habitants) et Eric à Balmertown, en Ontario, (population de 1 000 habitants), dernière ville que dessert le train dans le Nord de l’Ontario.

« À côté de Balmertown, Lively ressemble à New York », plaisantait Meagan. Ils n’ont jamais pensé qu’ils seraient partenaires. Eric est grand et mince avec des lignes classiques, tandis que Meagan est petite et musclée, de style athlétique. « Si j’avais eu à penser à quelqu’un avec qui patiner, a-t-elle dit, je n’aurais jamais pensé à Eric parce que nous sommes tellement différents. »

Tous deux patinaient à Montréal et lorsque l’ancien partenaire de Meagan, Craig Buntin, s’est retiré, il leur a suggéré d’essayer de patiner ensemble. Chose étrange, Meagan n’avait aucunement l’intention de continuer à patiner après une décevante saison durant laquelle Craig et elle avaient raté une place aux Jeux olympiques 2010.

« Cette année-là fut un vrai cauchemar », a déclaré Meagan. « Pendant un an et demi, j’ai souffert d’une fracture de stress et d’un renflement de disque dans le dos. J’avais subi des lésions aux nerfs de ma jambe. Et, avec le stress des Jeux olympiques et tout, je ne voulais simplement jamais revivre de pareils moments. » Elle a pris huit semaines de congé à la fin de la saison et a fini par se réveiller chaque matin sans aucune douleur. Elle a redécouvert la joie de patiner.

Dans l’intervalle, en raison d’une carrière décourageante en patinage en couple, Eric avait voyagé dans le monde entier pour essayer de trouver sa voie, s’entraînant même pendant un certain temps avec Ingo Steuer. « Il me semble avoir attendu un bout de temps pour me rendre au niveau que j’estimais pouvoir atteindre », a-t-il dit. Avec Meagan, il se trouvait finalement là où il voulait être : aspirant à une médaille sur la scène mondiale, non simplement un concurrent. « Ce fut un gros et excitant changement pour moi », a-t-il affirmé. « Ceci a complètement changé ma perspective du patinage. »

Ils avaient des doutes au début. Après leur premier essai, ils étaient sceptiques. L’entraîneur Richard Gauthier leur a demandé de poursuivre leur essai pendant une semaine et les a assurés que tout irait bien. En moins d’une semaine, ils ont constaté que tout était tellement facile.

Pour Meagan, c’était plaisant. « Lorsque je fermais les yeux et que je rêvais de patinage, j’imaginais pouvoir patiner librement, non avec lourdeur, mais légèreté », a-t-elle affirmé. « La façon dont nous patinons, c’est ce que j’ai toujours rêvé de faire. »

Meagan et Eric ont fait équipe pour se rendre aux Jeux olympiques de Sotchi, mais en cours de route, ils sont devenus de triples champions canadiens et des médaillés de bronze des Championnats du monde, surveillant toujours de près les points, à titre d’indicateurs des mesures qu’ils doivent prendre pour atteindre le haut des classements. Lorsqu’elle était faible, il était fort et vice versa. Ils comblaient les lacunes de l’un l’autre et « se sont rejoints au beau milieu », a signalé Meagan. Il aime la musique alors qu’elle est une praticienne accréditée de médecine holistique et une végétalienne.

Ayant toujours été de forts patineurs en simple, ils ont accédé à la scène internationale avec certains des trucs les plus difficiles de la discipline. Meagan a été la première patineuse à réussir un triple Lutz lancé avec un partenaire antérieur et Eric et elle l’ont aussi adopté. C’est encore rare. Aucun autre patineur ne tente de triples Lutz côte à côte. Cette habileté les a menés loin, puis ils ont commencé à suivre des cours de théâtre pour exprimer leur relation sur la glace.

Ils ont connu leur part de difficultés. Eric a trouvé surréel de battre les champions du monde à quatre reprises, Aliona Savchenko et Robin Szolkowy, d’Allemagne, pour la première fois dans le programme court aux Championnats du monde 2013, tout particulièrement parce qu’ils s’étaient une fois entraînés avec eux et les admiraient. Puis, les Canadiens ont vaincu de justesse les Allemands pour la note technique dans le programme long. Mais, d’autres avaient fait sensation pour aspirer à une médaille, notamment les Russes Tatiana Volosozhar et Maxim Trankov, dont chaque mouvement est grand, spectaculaire et obtient un pointage de l’exécution maximum.

Meagan et Eric ont aussi fait face à de coriaces adversaires au niveau national, c’est-à-dire Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch, qui les ont battus dans le programme long aux Championnats des quatre continents l’an dernier et ont en fait obtenu une note technique plus élevée que leurs compatriotes canadiens dans le programme long aux Championnats du monde.

Au cours des deux dernières années, Meagan et Eric ont été tenus de battre des records canadiens de Kirsten et Dylan pour gagner leurs titres canadiens. Ils ont présenté deux programmes exceptionnels cette année, le programme court sur le morceau de musique intitulé Tribute, créé par Eric lui-même en l’honneur de Paul Wirtz, l’un de ses entraîneurs qui est décédé il y a quelques années, et leur charmant programme long Alice au pays des merveilles. Ils ont terminé les deux programmes avec beaucoup d’émotion – leurs meilleurs efforts de la saison. Ils ont tendance à faire de leur mieux aux Championnats nationaux, non en début de saison.

« Je pense que c’est le meilleur programme long que nous n’ayons jamais exécuté », a soutenu Meagan. Ces efforts ont été tout particulièrement gratifiants après un difficile début de saison. Meagan et Eric étaient en première place après le programme court aux Internationaux Patinage Canada, à Saint John, N.-B., puis ont été décontenancés de terminer au troisième rang après avoir commis plusieurs erreurs et d’obtenir une ovation pour leur programme long. Leur Grand Prix en France contenait aussi des erreurs, mais ils ont gagné la médaille d’or et se sont rendus à la finale du Grand Prix, ce qui n’a pas eu les résultats escomptés. Ils ont terminé cinquièmes dans le programme court et sixièmes dans le long.

« Réussir au patinage, c’est un peu comme un casse-tête », a fait remarquer Meagan, dans le passé. « S’il nous manque un morceau, nous avons néanmoins un excellent personnel d’entraînement, une excellente chorégraphie et l’un l’autre. Je crois que tous les morceaux finiront par s’emboîter. »

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Profil d’olympiens : Paige Lawrence et Rudi Swiegers

Qui aurait deviné? Paige Lawrence et Rudi Swiegers ont grandi dans deux villages de la Saskatchewan, à 23 kilomètres l’un de l’autre, où le patinage en couple est peut-être en 25e position sur la liste de choses à faire après le rodéo.

En fait, les parents de Paige sont propriétaires d’une entreprise de production de rodéos à Kennedy, Sask. (population de 241 habitants), où se trouve Moose Mountain Pro Rodeo, un bureau de poste, une banque, un restaurant-bar et une épicerie avec station-service. Son père est un ancien chevaucheur professionnel de taureaux et durant le printemps et l’été, il fait la tournée des rodéos. Sur leur ranch, ils ont des chevaux et des taureaux semi-sauvages. Le frère de Paige monte des taureaux. Paige aimerait bien le faire aussi, mais son entraîneure Patty Hole le lui interdit. (« Mais, ce n’est pas faute d’avoir essayé », affirme Rudi.)

« C’est néanmoins sur ma liste », a signalé Paige. « Ça arrivera un jour ». Elle a concouru dans des courses de barils, non une condition préalable habituelle pour le patinage artistique. Mais, de toute évidence, elle n’a peur de rien, ce qui est parfait pour le patinage en couple.

Leur énorme courage a permis à Paige et Rudi de compter au nombre des quelques patineurs artistiques, sinon d’être les premiers de la Saskatchewan à se rendre à des Jeux olympiques. Ils se sont taillé une place lorsqu’ils ont remporté la médaille de bronze aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2014, à Ottawa, un rêve qui semblerait impossible pour deux jeunes des Prairies.

Ils n’ont pas fait équipe de la façon habituelle. Rudi, né en Afrique du Sud, mais élevé à Kipling, Sask., (population de 1 100 habitants) venait tout juste de perdre sa partenaire de patinage en couple et avait vu Paige, une petite patineuse qui, comme lui, était gauchère. Autrement dit, ils exécutent leurs rotations dans la direction opposée de la plupart des patineurs (bien que Rudi soit gaucher et Paige droitière, ils exécutent naturellement leurs rotations vers la gauche). Il est rare de trouver deux gauchers et voilà qu’ils étaient tous deux là, dans le même petit club (ils s’entraînent à Virden, au Manitoba).

Patty a demandé à Paige d’aider à Rudi et avant qu’elle ne le sache, elle essayait le patinage en couple. Paige a découvert qu’elle aimait la sensation d’être lancée dans les airs. Ils ont réussi un triple Salchow lancé durant leur deuxième semaine ensemble.

Paige a commencé à patiner à l’âge de quatre ans, la fille d’une mère qui était une patineuse artistique et d’un père qui jouait au hockey. Il y avait peu à faire à Kennedy durant l’hiver, mais on y offrait Patinage Plus. Elle a réussi son premier triple Salchow à l’âge de 16 ans.

La mère de Rudi était un médecin à Saskatoon, avant de déménager à Kipling, mais il a commencé à patiner tard, à l’âge de 10 ans. Une série de blessures en tant que patineur en simple l’a incité à devenir un patineur en couple à 15 ans. À l’âge de 18 ans, il a commencé à patiner avec Paige, durant l’été 2005.

Patty a fait appel à un vieil ami, Lyndon Johnston – médaillé d’argent en patinage en couple des Championnats du monde 1989 – pour un peu d’expertise technique. Lyndon s’attendait à voir des débutants, mais il a vu une jeune équipe de patinage en couple qui accomplissait déjà des choses sensationnelles. « Paige est probablement la fille la plus tenace que je connaisse », a déclaré Lyndon. « Elle n’a pas peur d’essayer quoi que ce soit et maintenant, lorsqu’ils veulent essayer des trucs plus effrayants, Patty me les envoie. J’en perds le sommeil. » Paige aimerait faire un quadruple saut lancé.

Ils ont fait sensation lorsqu’ils ont concouru aux Internationaux Patinage Canada à Kingston, Ont., en 2011, avec une petite levée appelée « le missile » ou « la balle » conçue en partie par David Pelletier. À un moment donné, les pieds de Paige se trouvent au-dessus de sa tête, ses lames sont près de la tête de Rudi et « j’espère qu’il m’attrapera », dit-elle. La première fois qu’ils l’ont montré à Patty, elle s’est couvert les yeux. « C’était la réaction que nous voulions », a fait remarquer Paige.

L’équipe a toujours été tellement prometteuse, mais contrecarrée maintes fois par des blessures. Juste avant les Championnats canadiens de 2012, Paige a subi une commotion cérébrale durant une chute pendant l’entraînement, mais un mois plus tard, l’équipe a remporté une médaille de bronze.

Ils ont amorcé la saison olympique avec de grands espoirs. Ils étaient ravis des nouveaux programmes chorégraphiés par Lance Vipond (retournant à leur zone de confort et de plaisir avec Rudy’s Rock, par Bill Haley et the Comets) et le programme long, conçu par Bernard Ford, qui leur a donné la piste sonore d’Oz, le magnifique.

Leur programme long ne porte pas du tout sur Oz, mais sur leur propre histoire : Paige est une poupée mécanique qui, après un changement de mélodie et quelques doubles Axels côte à côte, devient animée. Au début, elle patine avec des mouvements robotisés, ce qui change lorsqu’elle prend vie.

Avec ces arsenaux en main, Paige et Rudi avaient de grands espoirs au début de l’année. « Paige et moi croyons que nous sommes une équipe très forte et nous avons très confiance en nous-mêmes cette année, surtout avec les nouveaux programmes », soutient Rudi. « Nous ne cherchons pas une troisième place. Nous voulons être champions nationaux et tout ce qui accompagne ce titre. »

Toutefois, durant l’été, le tendon d’Achille de la jambe gauche (jambe de réception) de Paige a commencé à la faire souffrir. Lorsqu’elle est arrivée au camp d’entraînement en septembre, le tendon de son jarret la pinçait – étant donné que les muscles de la cuisse surcompensaient pour ses problèmes initiaux. Pendant toute la saison, la blessure de tendon du jarret et d’aine de Paige lui a nui. Même aux Championnats canadiens, elle a patiné avec un gros bandage sur sa jambe gauche, bien qu’au fil du temps, elle en a eu moins besoin. Ils ne pouvaient pas faire tout ce qu’ils comptaient faire. Néanmoins, ils sont devenus membres de l’équipe olympique.

Ils sont reconnus comme une équipe qui aime s’amuser et qui égaie simplement par sa présence. Aux Championnats des quatre continents de 2011, Rudi a sauvé la situation pour l’équipe américaine composée d’Amanda Evora et de Mark Ladwig, après que le talon d’un patin de Mark se brise et qu’il n’ait que trois minutes pour réparer son équipement. Rudi, qui avait déjà patiné, a prêté à Mark sa propre chaussure et Mark a pu continuer.

Plus tard, l’association américaine de patinage artistique a invité Rudi et sa mère à prendre l’avion pour Chicago afin d’assister à une réunion du conseil d’administration, où Mark a présenté au bon Samaritain canadien le prix américain de l’esprit sportif. Rudi a rencontré les « haut placés », comme il le dit. Ils ont tous deux fait beaucoup de chemin depuis leurs villages de Saskatchewan.

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Profil d’un olympien : Liam Firus

Liam Firus savait que la compétition serait acharnée durant la bataille décisive aux Championnats nationaux pour la participation masculine aux Jeux olympiques. « Mais, c’est dans de telles circonstances que je patine de mon mieux », affirme le patineur âgé de 21 ans, de North Vancouver.

Le jeune homme d’une sobre élégance a eu une saison plus courte que la plupart des autres patineurs alors qu’il s’est rétabli d’une blessure à l’aine qui lui avait causé des ennuis la saison précédente. Pendant plusieurs semaines, il a dû obtenir de douloureuses injections, a fait de la physiothérapie et sa vie était centrée sur sa réadaptation. Il n’a repris les sauts qu’en juillet. Les triples sauts n’ont été réintroduits dans son entraînement qu’au milieu d’août et ce n’est qu’au début de septembre qu’il a commencé les programmes entiers. Il ne lui restait plus que cinq mois avant les Jeux olympiques.

Liam a été stupéfait de terminer deuxième dans le programme court aux championnats nationaux, devant Kevin Reynolds, malgré une chute sur un triple Axel. Angoissé, il s’était tenu la tête dans les mains en quittant la glace.

Pouvait-il imaginer remporter la médaille de bronze au début de cette difficile saison? « Eh bien, oui », a soutenu Liam. « J’ai pensé, oui, je serai membre de l’équipe olympique », a-t-il fait remarquer, il n’y a pas longtemps. « Ce sera difficile. Rien ne sera facile. C’est là mon but. Je me suis dit que je serais là. Et, j’y étais. »

Il n’est pas du genre à se vanter. Il est bien élevé, rempli d’une tranquille confiance, respectueux et s’entraîne tous les jours. Il était un joueur de hockey qui est devenu un patineur, apprenant le métier de Lorna Bauer, de Vancouver. Et, l’été dernier, pour se mettre en position de viser cette place olympique, Liam est parti s’entraîner avec Christy Krall, à Colorado Springs.

« Il n’y a aucun ressentiment », a-t-il dit. « Elle fait toujours partie de mon équipe. Mais, Christy prend maintenant les choses en main. Si j’ai besoin de conseils, je m’adresse à Lorna. Mais, je suis officiellement à Colorado Springs, à présent. »

« C’est différent », signale-t-il. « Mon ancienne vie et ma vie sociale me manquent. Je n’ai plus vraiment de vie sociale, bien que l’un de mes meilleurs amis au Colorado soit Max Aaron. Nous sommes de bons amis. »

Malheureusement, Max n’a pas réussi à être membre de l’équipe olympique américaine, alors que Liam a triomphé au Canada. Les choses allaient bien, mais pas suffisamment. Juste avant le programme long, Liam a appelé Max, qui était à Boston aux championnats américains. « Il m’a dit d’être sensationnel », a fait remarquer Liam. « Il excelle dans les sauts. Il sait comment être sensationnel devant la foule. Il est amusant à regarder. Il représente ce que les gens veulent voir. Il ajoute du piquant au sport. »

Liam est reconnaissant d’avoir plusieurs excellents patineurs avec qui s’entraîner : Jason Brown, Joshua Farris, Agnes Zawadski, Brandon Mroz. « C’est bien de voir lorsque vous avez une mauvaise journée, que tout le monde en a aussi, même les meilleurs », soutient Liam.

Mais, il n’a pas oublié son foyer. Il est né et a grandi à Vancouver. Il y a été heureux. « J’ai les meilleurs amis possible à Vancouver et je crois vraiment qu’ils m’ont aidé à garder les pieds sur terre », a affirmé Liam. « Ils m’ont appuyé. À l’école secondaire, ce n’est pas la chose la plus facile d’être un patineur artistique, mais ils ont été incroyables. »

L’un des meilleurs amis de Liam, Luke, concourait aussi en athlétisme à l’école primaire. Ils couraient à égalité dans les 100, 400 et 800 mètres. « Nous étions des rivaux, mais aussi de meilleurs amis », a soutenu Liam. « Il a fait de moi le compétiteur que je suis aujourd’hui. Je lui dois cela. »

« Ce fut la chose la plus difficile, de partir de la maison, parce qu’ils ont fait de moi la personne que je suis », a affirmé Liam. « Mais, maintenant je suis tellement concentré sur le patinage. »

Son père, Trevor, est un comptable. Sa mère, Lois Sullivan, est une agente immobilière. Le grand-père de Liam était le partisan de patinage artistique. « Ma famille m’appuie tellement », fait remarquer Liam. « Ma mère a vraiment rendu ceci possible pour moi. Je lui dois tout. »

Lorsqu’est venu le moment de prendre la décision de quitter Vancouver, la mère de Liam l’a laissé partir pour qu’il puisse voir ce qu’il pourrait devenir. « Elle m’a simplement dit d’y aller, de le faire, que j’avais tout leur appui », a dit Liam. Son entraîneure Lorna, qui est comme une deuxième mère pour lui, a dit de faire ce qu’il devait pour se rendre aux Jeux olympiques.

« Et, c’est exactement ce que j’ai fait », signale Liam. « Ce fut une année superbe. »

Il n’est pas surprenant que Liam affirme que deux de ses idoles sont le patineur artistique hors pair, Stephane Lambiel, et son frère cadet, Shane Firus. « Je ne plaisante pas », dit Liam. Shane a été médaillé de bronze en danse junior la saison dernière, mais il cherche actuellement une nouvelle partenaire.

« Je crois que Shane est absolument sensationnel, soutient Liam. « J’étais sur la glace avec lui lorsque je suis retourné à Vancouver après le Défi Patinage Canada et il faisait de simples poussées-élans. Il n’avait pas mis pied sur la glace depuis un certain temps, mais il était là et j’étais intimidé. Il est absolument sensationnel. »

« Je l’admire. Ce sont ses carres, sa présence, même hors glace. Shane m’aide vraiment à garder les pieds sur terre. Il me fait rire. En chemin pour le programme long [à Ottawa], il est passé me prendre et m’a conduit. Nous sommes très proches. Il est l’un de mes meilleurs amis. Il est vraiment sensationnel sur glace et hors glace. »

Un autre Firus? Il méritera notre attention. Il ne faut jamais les sous-estimer.

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Beverley Smith

Profil d’un olympien : Kevin Reynolds

Kevin Reynolds a vécu ses meilleurs et ses pires moments en moins d’un an.

Le patineur de Coquitlam, C.-B., a suscité l’admiration du pays, la saison dernière, lorsqu’il est allé de victoire en victoire : il a réussi cinq quadruples sauts aux Championnats nationaux, a battu la note technique de Patrick Chan dans le style libre par 12,64 points, sa note de programme long de 175,94 points a anéanti son record personnel précédent par 30 points et sa note au classement général de 261,40 points était 40 points de mieux que ce qu’il avait obtenu auparavant. Il a gagné les Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique concourant contre des patineurs comme le populaire champion du monde Daisuke Takahashi, il a terminé troisième dans le programme court aux Championnats du monde ISU de patinage artistique et cinquième au classement général, atteignant soigneusement un but que beaucoup croyaient un peu ambitieux au début de la saison.

Kevin s’était finalement affirmé. Ce fut une saison pleine de percées. C’était le moment parfait pour une telle saison, avec les Jeux olympiques de Sotchi en perspective. Ceci a considérablement accru sa confiance et créé une dynamique.

Cette saison n’a pas été si facile. Kevin n’a pas été capable de continuer sur sa lancée de l’an dernier. Il devra faire appel à toute la mémoire musculaire et tout le courage possible aux Jeux olympiques. En fait, il est simplement soulagé de s’être qualifié, après la saison qu’il a connue. « Les deux dernières semaines ont été très éprouvantes », a-t-il avoué.

Kevin a réussi la saison dernière haut la main dès qu’il a obtenu une nouvelle paire de chaussures de patins, après avoir terminé sixième au Trophée NHK, au Japon. Elles lui faisaient mieux que la plupart ne lui avaient jamais fait. Après tout, il a un talon très étroit. Il n’est pas facile à chausser. Celles-ci lui faisaient comme un gant. Kevin était au septième ciel.

Il croyait que sa prochaine paire de chaussures serait identique. Elles ne l’étaient pas. Tout au long de la saison et étant donné qu’il a dû se retirer de ses deux événements Grand Prix en raison de problèmes de chaussures, Kevin s’est efforcé de trouver la solution en essayant neuf paires différentes de chaussures. Les événements avaient pris une tournure effrayante. Ses programmes étaient sensationnels. Il devait améliorer ses habiletés de performance, Lori Nichol faisant son programme long pour la première fois. Mais, les stupides chaussures menaçaient de détruire son rêve olympique. Vous vous en souvenez? Kevin a raté de justesse les Jeux olympiques de Vancouver dans sa ville hôte. Il est âgé de 23 ans à présent et son moment est venu.

À l’instar de nombreux jeunes Canadiens, Kevin a commencé à patiner en jouant au hockey. Son père, Daniel, était un partisan de hockey qui regardait les Canucks de Vancouver presque religieusement. Mais, quand Kevin a amorcé Patinage Plus, il a préféré le patinage artistique, non de bon gré au tout début.

« Je détestais les patins de patinage artistique », a-t-il fait observer. « Après avoir porté des patins de hockey, je trébuchais sur mes dents de pointe. Je n’aimais absolument pas ces patins. Mais, j’ai commencé à faire des sauts peu après et j’adorais être capable de voler dans les airs. Et, j’aimais exécuter les pirouettes. Ceci a vraiment fait naître mon amour pour le sport. »

Il a un frère cadet qui ne s’est jamais intéressé au patinage artistique et qui se dirigera plutôt vers le milieu universitaire, probablement en biologie ou en sciences. Leur mère, Cindy, est une cytotechnologiste, qui analyse des lames contenant des cellules humaines, à la recherche d’anomalies, comme des cellules cancéreuses ou de maladies infectieuses.

Les études de Kevin ont été plutôt suspendues ces jours-ci en raison des Jeux olympiques. Mais, il a étudié les langues, tout particulièrement le japonais. Vous voyez, les partisans japonais aiment bien Kevin et il les aime aussi. Sa stupéfiante victoire aux Championnats des quatre continents en 2013 a eu lieu à Osaka, au Japon, et il a utilisé un programme chorégraphié par un Japonais qui parle peu l’anglais, ce qui a fonctionné.

Cette année, se tournant vers Lori Nichol, Kevin était nerveux, sachant qu’elle avait travaillé avec certains des patineurs les plus influents, dont Michelle Kwan. « Elle m’a vraiment permis de voir un côté différent de l’aspect de performance », a signalé Kevin, qui sait qu’il doit améliorer sa note de composante de programme pour parvenir au haut des classements.

Shae-Lynn Bourne, son mentor artistique, a chorégraphié son programme court expressif sur un morceau de musique rock. Le programme long Excelsius de Lori Nichol exige une énergie différente, avec de grands et longs mouvements. Kevin l’a trouvé difficile dès le début. Mais, à la fin de la saison, il avait maîtrisé le programme long. Il considère qu’Excelsius est difficile à maîtriser, mais gratifiant.

Néanmoins, toutes ces bonnes choses ont été compromises par les problèmes de chaussures de Kevin. Il a patiné aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire avec une vieille chaussure et une chaussure neuve. (Elladj Baldé a fait de même.) Son entraînement avant l’événement n’allait pas bien. Il n’était pas nerveux en ce qui concerne l’événement, plutôt plus anxieux de finalement concourir et de se mettre à l’épreuve sous pression. Et, il a été mis à l’épreuve lorsque sa musique s’est arrêtée quelques secondes après le début de son programme court.

La semaine a été un effort de gestion, de positionnement de ses pieds sous lui et de préparation mentale et physique en vue des Jeux olympiques aux Championnats canadiens – sa seule et unique compétition avant les Jeux.

Kevin savait qu’il ne serait pas parfait. « J’ai dû lutter du début à la fin », a-t-il déclaré après le programme long. « Je ne sentais pas du tout à l’aise. Je suis simplement content d’avoir pu concourir à cette compétition. J’en avais absolument besoin avant Sotchi. »

Le poids a été un peu soulevé de ses épaules, lorsqu’il s’est rendu compte qu’il avait aidé à obtenir trois places pour les hommes canadiens à Sotchi – et ce serait bien qu’il termine en troisième place, a-t-il pensé. Néanmoins, tout a bien fonctionné. Il a remporté la médaille d’argent.

Au cours des quelques prochaines semaines, Kevin devra souffrir en silence. Il ne prêtera pas attention à ses problèmes de chaussure et ira de l’avant. Il a dû le faire dans le passé. Juste avant sa spectaculaire performance aux Championnats du monde, à London, en Ontario, Kevin a souffert d’un douloureux kyste dans sa jambe. Cette fois, ça semble pire. Il est très reconnaissant aux membres de son équipe de l’avoir aidé à se rendre à Sotchi. Maintenant, il devra s’occuper du reste.

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Beverley Smith

Profil d’une olympienne : Kaetlyn Osmond

Elle n’en est qu’à ses débuts, Kaetlyn Osmond, cette patineuse âgée de 18 ans avec un flair peu commun et, à présent, double championne canadienne en voie d’aller aux Jeux olympiques de Sotchi.

Elle s’épanouit, malgré une saison remplie de blessures. Ce n’était pas par accident, dans l’ordre des choses, que Kaetlyn a décidé de faire créer, pour elle, un programme long cette année dans lequel elle représenterait Cléopâtre, une femme forte. Cléopâtre était la première pharaonne d’Égypte à l’époque, refusant de régner conjointement avec un homme, comme la coutume le voulait. Elle était tellement puissante et charmante, qu’elle en était à quelques ignobles batailles près de devenir souveraine du monde occidental.

Cléopâtre est la métaphore parfaite pour le but de Kaetlyn : s’emparer du pouvoir. « C’est exactement la même chose que je voulais faire cette année », a-t-elle affirmé. « C’est ma propre ascension au haut du podium aux Jeux olympiques. Nous tentions d’incorporer l’histoire de Cléopâtre dans ma propre vie. Et, c’est exactement ce que je veux. »

Kaetlyn est venue de loin et a fait beaucoup de chemin pour se rendre là où elle se trouve à présent. Elle a commencé à patiner à la seule patinoire à Marystown, Terre-Neuve, à l’âge de deux ans pour suivre la sœur Natasha, avant que la famille déménage à Montréal, puis à Sherwood Park, en Alberta, près d’Edmonton. Grâce à tout ce qu’elle a appris en cours de route, Kaetlyn a enregistré le début le plus impressionnant à un championnat du monde, par une Canadienne, en plusieurs décennies : quatrième dans le programme court, huitième au classement général.

Elle est la compétitrice suprême, aimant le bruit du combat, remplissant la patinoire de sa présence. Peut-être qu’elle ne gravira pas la plus haute marche du podium à ces Jeux olympiques. Elle est réaliste, tout comme son entraîneur, Ravi Walia. Elle est relativement nouvelle sur la scène internationale et apprend à connaître ses exigences, ayant fait son apparition il n’y a que deux ans. Certaines de ses rivales concourent depuis 10 ans (Carolina Kostner), d’autres, depuis moins longtemps (Julia Lipnitskaia). Cette saison, le cheminement de Kaetlyn vers le podium a été entravé par des blessures consécutives. Les problèmes ont tempéré ses projets, sinon son esprit.

L’an dernier, elle a réussi une combinaison triple-triple dans le programme court, à bon escient. Cette année, elle comptait aussi l’exécuter dans le programme long, mais à la suite d’une réaction au stress de son pied gauche pendant l’été, puis une déchirure du tendon du jarret qui l’a obligée à se retirer des Internationaux Patinage Canada, à Saint John, au Nouveau‑Brunswick, en octobre dernier, Ravi Walia a dû modifier son cheminement vers Sotchi.

La deuxième blessure était pire que la première. Sa réaction au stress lui permettait quand même de patiner sur son pied, bien qu’elle ne puisse exécuter tous les sauts. La blessure au tendon du jarret a complètement entravé Kaetlyn. « Lorsque je suis retournée sur la glace, je pouvais à peine faire mes croisés », a-t-elle dit. « J’ai dû travailler à tellement de carres et faire tellement d’exercices de poussées-élans avant même de penser à faire des sauts. » Habituellement, elle ajoutait les pirouettes avant les sauts, mais le deuxième jour après son retour, elle était sur le point d’exécuter une pirouette lorsqu’elle a ressenti une douleur insoutenable. Elle a perdu deux semaines et demie pour se rétablir, puis a passé deux autres semaines à faire seulement des exercices de poussées-élans.

Finalement, après un bon effort dans le programme long au Défi Patinage Canada, lorsqu’elle était en cinquième place dans le programme court, Kaetlyn a appris une autre leçon : oublier le programme court, peu importe à quel point il est bon ou mauvais. Maintenant, elle patine plus vigoureusement que jamais.

Tous les problèmes ont leur bon côté : Kaetlyn a été tenue d’apprendre une technique parfaite. Elle ressentait de la douleur si elle utilisait la mauvaise technique. Elle a aussi appris à surmonter l’adversité avec confiance, « sachant que, peu importe ce qui arrive, bon ou mauvais, je peux toujours maintenir une attitude positive, garder ma concentration et mon calme et être capable de patiner. »

Ses buts à Sotchi sont de continuer avec la même liste de sauts que la saison dernière et, ainsi, terminer parmi les huit premières. Kaetlyn ne tentera pas les plus difficiles combinaisons triple‑triple parce qu’elle affirme ne pas avoir suffisamment d’expérience de compétition pour les intégrer en vue d’un événement aussi important que les Jeux olympiques – sa première compétition internationale cette saison.

Elle admet qu’elle est probablement prête à faire des combinaisons triple-triple plus difficiles (elle travaillait à un triple flip – triple saut de boucle piquée). « Ils sont extrêmement faciles pour moi », dit-elle. Elle tient à exécuter deux programmes sans faute et montrer qu’elle peut se rétablir de quoi que ce soit et être prête. Si elle ne s’était pas blessée, elle suivrait néanmoins le même cheminement, fait-elle remarquer. « Mon seul objectif est de faire mieux que l’an dernier », précise-t-elle.

« C’est réaliste », soutient Ravi Walia. « Elle veut exécuter parfaitement deux programmes sans faute, ce qui pourrait lui donner un meilleur classement qu’une huitième place », a-t-il dit. « Ceci dépend aussi réellement de la façon dont les autres patineuses patineront. » Il sait que Kaetlyn n’a pas le contenu le plus difficile dans son programme. Si les autres patineuses de niveau international patinent de leur mieux, elles auront d’excellents résultats. Son effort pour exécuter un triple-triple dans un programme long durant une compétition d’été s’est mal soldé. Le mieux, à Sotchi, est qu’elle se fie à ce qu’elle a fait de nombreuses fois, avec des combinaisons sur lesquelles elle peut se fier.

« L’an dernier, elle avait appris ces choses tellement rapidement et maintenant elle a eu une année de plus pour s’exercer et c’est pourquoi elle patine de façon cohérente durant l’entraînement et pourquoi elle a tellement confiance », a soutenu Ravi. Ses tribulations ont été en fait une bénédiction, affirme Kaetlyn. Elle a été stupéfiée de son effort aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire. Aux Jeux olympiques, qui sait ce qui pourrait arriver.

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Beverley Smith

Profil d’une olympienne : Gabrielle Daleman

Il semblait que jamais Gabrielle « Gabby » n’enlèverait la veste d’équipe olympique qu’elle avait méritée pour avoir remporté la médaille d’argent aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire.

Au cours des journées qui ont suivi la présentation du Comité olympique canadien, Gabby est restée sur place, aux championnats, appuyant son frère, Zachary Daleman, qui a terminé cinquième dans l’épreuve masculine novice. Partout où Gabby allait, elle portait sa veste rouge et noire.

Ce fut le meilleur cadeau de fête qu’elle puisse imaginer. Gabby a été sélectionnée pour les Jeux olympiques à l’âge de 15 ans, puis elle a célébré son 16e anniversaire le lundi suivant, 13 janvier. Chose étrange, Gabby a la même date de naissance que son idole, Joannie Rochette, qui a gagné une médaille de bronze aux plus récents Jeux olympiques d’hiver, à Vancouver.

« Les mots me manquent pour décrire comment excitée je serais », a avoué Gabby avant l’annonce de l’équipe. Les Jeux olympiques ont lieu tous les quatre ans et de savoir que je serais la plus jeune me ferait le plus grand plaisir. »

À l’origine, la petite patineuse de Newmarket, Ontario, n’était pas impressionnée par l’idée de patiner. Sa mère, Rhonda Raby, était une partisane du patinage qui avait inscrit Gabby à un programme de patinage lorsqu’elle n’avait que quatre ans. « Je comptais parmi les enfants qui ne voulaient pas aller sur la glace au début », a-t-elle dit. « Je pleurais. Je suppliais de ne pas aller sur la glace. Mais, après quelques semaines de larmes, ma mère m’a simplement dit : « Vas-y ». Ensuite, personne ne pouvait me faire quitter la glace. »

Lorsque Gabby avait huit ans, elle a vu Joannie Rochette à la télévision et a commencé à sauter partout dans le salon. « Et, c’est à ce moment que j’ai su que je voulais être une patineuse de compétition et l’imiter », a déclaré Gabby.

Gabby s’est démenée pour se tailler une place aux Jeux olympiques, son rêve étant né lorsqu’elle a terminé deuxième aux championnats canadiens l’an dernier, durant sa première année seulement comme senior. Dans son esprit, ceci voulait dire qu’elle devait comprimer trois ans de patinage au niveau senior en une année pour faire partie de l’équipe. Elle a mis les bouchées doubles, insérant deux triple-triple dans son répertoire, y compris le formidable triple Lutz – triple saut de boucle piquée, une combinaison qu’exécutent de nombreuses patineuses au haut de l’échelle internationale. « Je savais que j’avais besoin de ça pour réussir », a-t-elle dit.

Sa note finale de 182,47 points l’a visiblement stupéfiée; son record précédent, établi plus tôt dans la saison, était de 174 points. « Je ne m’attendais pas du tout à cette note », a-t-elle signalé. « Dès le début, je ne me concentrais même pas sur ma note, mais plutôt sur ce que je devais faire pour atteindre mon but. » Elle était un peu nerveuse au moment d’aller sur la glace, sachant tout ce qui était en jeu, mais elle s’est calmée en se disant qu’elle savait quoi faire et devait faire confiance à son entraînement. Elle a lutté pour chaque point obtenu.

Les sauts représentent sa partie favorite du patinage, mais elle a aussi beaucoup travaillé à améliorer sa note de composantes de programme, faisant appel à Lori Nichol pour concevoir, pour la première fois, les deux programmes. Lori avait chorégraphié son long programme l’an dernier. « J’aime beaucoup m’entraîner pour mes programmes », affirme-t-elle. « C’est un plaisir de travailler avec Lori. Elle exige beaucoup de moi. »

L’un de ses entraîneurs, Andrei Berezintsev, soutient que Gabby s’est améliorée à tous les égards cette saison. « Je crois en fait qu’elle pourrait être sélectionnée pour les Jeux olympiques; elle repousse ses limites. »

Andrei travaille avec Gabby depuis cinq ans. Lorsqu’il l’a vue pour la première fois, elle exécutait un a simple Axel, mais trichait un double Salchow. « Mais, j’aimais qu’elle avait toujours le sens du spectacle », a-t-il fait observer. « Sur la glace, on peut toujours la voir. »

Ce fut une intense saison. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle fait hors glace, lorsqu’elle ne patine pas, Gabby pense tout d’abord : « Si je ne patine pas, habituellement je vais chez le physiothérapeute ». Elle se met à rire, et ajoute : « Je suis une athlète, vous savez ». Elle aime passer du temps avec un groupe d’environ six amis, dont la plupart étaient aux Championnats canadiens. « Mais, surtout je reste à la maison et j’essaie de me détendre et de m’étirer », signale-t-elle. « Le patinage occupe presque toute ma vie. Et, ça me va parce que je sais que j’en serai récompensée et c’est ce que j’aime faire. »

La carrière de Gabby ne fait que commencer. La double championne canadienne Kaetlyn Osmond, qui a battu un fort groupe de femmes à son premier événement du Grand Prix, les Internationaux Patinage Canada, il y a un an et demi, a aussi poussé Gabby. « Ce que Kaetlyn a fait l’an dernier était vraiment extraordinaire », a soutenu Gabby. « Je sais qu’elle est une sensationnelle compétitrice. Elle est une excellente patineuse, une bonne amie et une fille merveilleuse et j’aime concourir contre elle. »

Amitié à part, Gabby estime qu’elle n’a pas toujours besoin d’être la demoiselle d’honneur. « Un jour, je veux la battre », dit-elle. « Je dois continuer à pousser parce que nous voulons toutes nous trouver au haut des classements. »

Elle a appris beaucoup de leçons en peu de temps : ne pas se concentrer sur les notes, mais ce qu’elle doit accomplir, se fier à son entraînement, ne pas se concentrer à l’excès, ne pas se bouleverser si quelque chose ne fonctionne pas, ne pas exagérer à la suite d’une blessure – connaître ses limites.

Et, malgré son dynamisme, Gabby sait déjà que la perfection n’existe pas. Mais, elle est motivée. Et, n’oublions pas que les Jeux olympiques seront la première importante compétition internationale senior de Gabby. Sur la scène internationale, cette saison, elle a concouru sur le circuit Grand Prix junior.

Beverley Smith