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L’évolution du Fonds de mentorat David Dore

par Paul Dore

L’une de mes habitudes consiste à trouver des constantes et à comprendre les axes communs. Je crois qu’il existe un continuum évolutif. Voir comment les choses avancent et passent d’une génération à l’autre offre une mesure de réconfort. L’histoire se poursuit progressivement par étapes, parfois apparemment invisibles. J’aimerais prendre un moment pour examiner trois continuums, d’une perspective organisationnelle, d’un aspect communautaire et d’un point de vue personnel.

Alors que nous nous tournons vers l’avenir des prochains Championnats du monde, à Montréal, il vaut la peine de réfléchir au passé. Il y a près de vingt ans, Vancouver accueillait les Championnats du monde et la communauté internationale du patinage n’avait jamais rien vu de tel.

Le directeur général à l’époque, mon père David Dore, avait déjà supervisé des Championnats du monde au Canada. Cependant, à l’approche de ceux de Vancouver, mon père et son équipe visaient non seulement le but de présenter l’événement le mieux organisé, mais aussi de faire vivre aux gens une expérience.

David Dore

Le Canada a toujours été présent sur la scène mondiale. À Vancouver, mon père voulait non seulement montrer où se trouvait le patinage à ce moment, mais aussi jusqu’où il pourrait aller à l’avenir. Et, l’avenir est maintenant aujourd’hui. Vous pourriez probablement dire que c’était prémonitoire. Il y avait 220 000 personnes présentes et les produits de l’événement, se chiffrant à 600 000 $, ont été distribués aux clubs de patinage de la Colombie-Britannique en tant que legs. On a aussi dénombré 35 000 visiteurs de plus à l’événement novateur SkateFest, qui a eu lieu à la place adjacente. SkateFest était une exposition immersive et interactive, bien avant l’existence des médias sociaux.

Cet événement, à Vancouver, a été un tel exploit pour mon père qu’il a pris sa retraite de Patinage Canada un an plus tard. Quiconque connaissait mon père n’a pas été surpris, non seulement lorsqu’il a continué à s’impliquer dans le patinage artistique, mais est devenu vice-président de l’Union internationale de patinage. Malgré la portée mondiale de son travail, après sa retraite, mon père était toujours le plus heureux lorsqu’il regardait une compétition de patinage, au Canada, son pays d’origine.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons créé le Fonds de mentorat David Dore, afin de favoriser le succès continu du patinage canadien. Le Fonds offre aux patineurs, entraîneurs, officiels ou bénévoles de Patinage Canada l’occasion d’acquérir des compétences en leadership, dans le but d’améliorer le talent de leadership de l’organisation.

Paul Dore – 1990s

Dans le cadre de mon rôle dans le Fonds de mentorat David Dore, depuis quelques années maintenant, j’ai eu l’occasion d’être exposé à un groupe représentatif de personnes, travaillant dans des communautés locales de patinage à travers le pays. Qu’il s’agisse de juges, d’administrateurs ou d’organisateurs communautaires, je suis constamment impressionné et encouragé par tous les candidats et les bénéficiaires. Ils cherchent de nouvelles expériences et des occasions d’apprentissage, pour mieux être pourvus et favoriser la croissance de la communauté autour d’eux.

Comme l’a déclaré Val Masek, bénéficiaire du Fonds de mentorat David Dore de 2018 : « Il ne s’agit pas seulement de patinage. Nous croyons que le patinage fait de nous de meilleurs citoyens et nous apprécions le travail acharné, le dévouement et le sacrifice. Je considère mon travail comme un élément d’un continuum plus vaste, guidé par les solides principes fondamentaux de M. Dore et l’importance du service communautaire. »

Après quatre bénéficiaires du Fonds de mentorat, je pense que mon père serait heureux des résultats. Quatre personnes des quatre coins du pays, qui travaillent toutes de manières différentes à l’atteinte du but commun d’améliorer la vie de ceux qui les entourent, dans le milieu du patinage.

Pour en revenir à ces Championnats du monde à Vancouver, j’espère que mon père a pris un moment ou deux pour réfléchir au long chemin qu’il avait parcouru. Un des points saillants de sa carrière de patineur avait été de se rendre aux Championnats nationaux. Cette notion d’axes communs et de constantes historiques m’a trotté dans l’idée dernièrement, parce que le petit-fils de mon père, mon neveu Joshua, vient de participer à ses premiers Championnats nationaux à Mississauga. Notre famille compte officiellement trois générations de patineurs artistiques.

Joshua Dore

Bien que je ne sois jamais parvenu à ce stade, au cours de ma carrière de patineur, je suis allé aux Jeux olympiques de Sotchi, en tant que directeur du Service olympique de radiotélévision. Mon père m’a toujours offert ses conseils et m’a aidé à m’orienter lors de ma première fois aux Jeux olympiques; allant de la façon de faire mes valises pour un mois aux nuances de nouveaux règlements de danse sur glace, en passant par la compréhension de l’immensité de la participation à un événement d’une telle envergure. Il avait assisté à de nombreux Jeux olympiques et possédait beaucoup de connaissances et d’expérience. C’était très important pour moi d’écouter ce qu’il voulait me dire.

Mon père aurait été très heureux de voir les Championnats du monde de retour au Canada. Il songeait toujours à l’avenir et aurait été ravi de voir comment les bénéficiaires du Fonds de mentorat utilisent leurs nouvelles connaissances et expériences. Je sais aussi que mon père serait extrêmement fier de Joshua et qu’il n’aurait voulu rien de mieux que de s’asseoir dans ces gradins pour regarder et encourager la prochaine génération – tant sur glace et par l’intermédiaire des bénéficiaires du fonds – qui continue à faire avancer le sport.

Pour plus de renseignements sur le Fonds de mentorat David Dore et le programme, regardez cette vidéo d’anciens bénéficiaires rendant compte de leur expérience, à des éditions précédentes du Sommet des glaces de Patinage Canada. Si vous êtes l’un de ces chefs de file, vous trouverez de plus amples renseignements et le formulaire de demande en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

C’ÉTAIT COMME GAGNER LES JEUX OLYMPIQUES!

Rédigé par Paul Dore

Êtes-vous membre de la communauté de Patinage Canada et pensez-vous à présenter une demande pour le Fonds de mentorat David Dore? Peut-être que vous êtes un juge, un entraîneur ou un administrateur de club et un ami ou un collègue vous a suggéré d’y jeter un coup d’œil? Peut-être que la demande semble un peu intimidante et vous n’êtes pas certain que ceci vous convienne?

Nous nous sommes adressés à Val Masek pour lui demander de nous parler de ses expériences comme bénéficiaire du Fonds de mentorat David Dore de 2018. Le Fonds s’adresse à un large éventail de membres de Patinage Canada – patineurs, entraîneurs, bénévoles et administrateurs – et a pour but de donner à une personne l’occasion de perfectionner ses compétences en leadership, dans le but d’accroître la capacité de leadership de Patinage Canada.

Le bénéficiaire est une personne qui reconnaît la grande contribution de mon père dans l’édification du sport du patinage artistique au Canada et comprend que cet héritage est le fruit de travail acharné, de prise de risques, d’engagement, de passion et de dévouement. Dans les nombreux postes qu’il a occupés, mon père a vivement apprécié les rôles importants des bénévoles, comme Val, dans notre sport.

La demande de Val m’a rappelé la façon dont mon père aurait pu, lui-même, en rédiger une : de manière méthodique et avant-gardiste, avec le souci du détail. Président du Club de patinage Prince of Wales de St. John’s, à Terre-Neuve, Val est impliqué dans le sport depuis plusieurs années.

Une grande partie du Fonds de mentorat David Dore consiste à offrir au bénéficiaire l’occasion d’assister au Sommet des glaces de Patinage Canada, où il aura l’occasion d’aider à animer un atelier, d’observer un chef de file de Patinage Canada et de participer à de nombreux événements durant la fin de semaine.

Au début du Sommet de l’an dernier, Val était excité de faire part de ses expériences dans la partie la plus à l’est du Canada et de son accueil dans la grande famille de Patinage Canada. « L’occasion que m’a offerte le Fonds de mentorat David Dore a amplifié cette exceptionnelle expérience au-delà des mots », a déclaré Val. « Au Sommet, le mouvement de Patinage Canada vers un plus grand engagement, une gouvernance plus efficace et une excellence globale dans notre travail comme bénévoles était vraiment exceptionnel. »

L’occasion d’assister au Sommet de Patinage Canada est une chance qui a un énorme impact sur le bénéficiaire et sa communauté locale de patinage. Ce n’est pas seulement le bénéficiaire qui tire avantage du vaste savoir organisationnel sur place, au Sommet. En outre, il peut en faire profiter sa propre communauté locale de patinage. « Mes expériences m’ont laissé une profonde impression de la forte communauté de Patinage Canada », a ajouté Val. « Les objectifs du Fonds, étroitement liés à l’esprit du travail historique de David Dore, étaient en montre au Sommet. C’était comme gagner les Jeux olympiques mêmes! »

En plus d’assister au Sommet, le bénéficiaire est jumelé à des mentors qui possèdent une expertise expressément liée à ses objectifs. Le temps que passe le bénéficiaire au Sommet est maximisé, afin d’offrir le plus grand nombre possible d’occasions d’apprentissage. « J’ai eu le privilège de rencontrer plusieurs grands mentors et d’apprendre de leurs expériences », a soutenu Val. « Je pouvais aussi partager certaines de nos situations souvent uniques dans la section de Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Diriger un club comptant 1 200 membres exige un énorme sacrifice de temps et représente un défi pour tout bénévole. Grâce à mon mentor, j’ai été ravi qu’on m’encourage dans mon attitude à l’égard de l’introduction de nouvelles technologies pour améliorer nos méthodes d’entraînement et les opérations du club. »

Pour moi, le meilleur moyen d’apprentissage est le récit et l’établissement de relations avec d’autres, par le biais d’expériences personnelles. Une des présentations a tout particulièrement trouvé un écho chez Val : « William Bridel, Ph. D., a prononcé une allocution très émouvante, visant l’inclusion dans une plus large mesure et le soutien des membres LGBTQI2S dans nos programmes. Dans cet esprit, j’ai invité Eric Radford et son partenaire, Luis Fenero, à animer un séminaire sur le développement des patineurs avec nos jeunes. »

Val a fait part de quelques réflexions finales sur les avantages du Fonds et a transmis un message à ceux qui songent à faire une demande : « Le Fonds a permis à notre club d’être reconnu dans la plus grande communauté de Patinage Canada. Il nous a permis de puiser dans les connaissances et les vastes expériences des clubs, des bénévoles et des plus grands athlètes qui sont couronnés de succès au Canada. Je vois mon travail comme un élément d’un plus grand tableau, guidé par les principes de M. Dore de l’ardeur au travail, de l’engagement et du dévouement au service de la communauté. Je suis profondément touché et honoré de faire partie de l’héritage de M. Dore et je recommande vivement d’adresser une demande au Fonds. »

Après avoir lu paroles inspirantes de Val, faites dès aujourd’hui une demande pour le Fonds de mentorat David Dore.

LE PATINAGE, C’EST PLUS QU’UN SPORT, C’EST UNE COMMUNAUTÉ

Rédigé par Paul Dore

Le patinage, je l’ai dans le sang. Il y a exactement trente ans, j’ai lacé ma première paire de patins. Ce jour-là, je suis tombé et je me suis frappé la tête, causant une bosse grosse comme un œuf au-dessus de mon œil gauche (le port du casque n’était pas encore exigé comme il l’est aujourd’hui). Je ne ressentais pas vraiment la douleur parce que je pensais seulement à la prochaine fois que je pourrais aller sur la glace.

Nous sommes chanceux que nos hivers canadiens nous donnent un grand accès aux patinoires extérieures. J’habite à Toronto et presque tous les parcs urbains comptent de telles patinoires. À ce jour, je me rends encore à ma patinoire locale, je brave le froid et je m’élance sur la glace. L’exercice est un excellent bienfait, mais j’y vais aussi pour d’autres raisons.

La patinoire est là où je demande conseil à mon père.

Bon nombre de fois, quand je devais prendre une importante décision, j’appelais mon père. Nous discutions de la question, explorions mes différentes options et parvenions toujours à un plan. Ceux d’entre vous qui connaissaient mon père savent qu’il aimait planifier. Nous n’étions pas toujours d’accord, mais nous respections les décisions de l’un l’autre. Quoi qu’il advienne, nous nous appuierions mutuellement.

Mon père est décédé depuis maintenant trois ans. Pendant un certain temps, je me sentais perdu. Ces conversations me manquaient terriblement et, parfois, il m’était difficile de voir comment aller de l’avant. Puis un jour, je me suis rendu compte que je pouvais lui parler. Nous gardons tous nos proches dans nos cœurs et avons des endroits où nous pouvons aller pour nous rappeler d’eux. Pour moi, c’est la patinoire.

Le patinage artistique, c’est bien plus qu’un sport, c’est une communauté, une famille. Quand mon père a commencé à patiner, durant son enfance, pour aider son corps à se réadapter pendant qu’il se rétablissait de la polio, il a amorcé un parcours qui durerait toute sa vie. En tant que concurrent, juge, bénévole, administrateur et délégué de l’Union internationale de patinage, il ne fait aucun doute que mon père était impliqué dans tous les aspects du sport. Il a reconnu que le patinage est une communauté de personnes qui participent à quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes.

Dans l’exercice de ses fonctions comme président de Patinage Canada (auparavant l’Association canadienne de patinage artistique), il était toujours important pour lui de visiter chaque section et autant de clubs qu’il pouvait intégrer à son emploi du temps. Il comprenait la valeur d’établir un rapport entre le siège social et tous les clubs et patineurs du pays. De même, lorsqu’il a exercé son influence sur la scène internationale, le développement du sport en dehors des pays traditionnels déjà forts en patinage était un but important pour lui.

Il croyait au pouvoir du sport et je pense que ceci venait de son expérience personnelle. Il reconnaissait et appréciait comment le patinage avait enrichi sa vie. À bien des égards, son véritable héritage était de créer des occasions pour d’autres de vivre des expériences similaires.

C’est l’une des principales raisons pour lesquelles je suis si fier de mon engagement relativement au Fonds de mentorat David Dore de Patinage Canada. Je crois que c’est un prolongement de son travail. Le but du fonds est de donner une occasion à un entraîneur, un officiel, un bénévole ou un administrateur au niveau du club, de la section ou à l’échelon national de Patinage Canada de perfectionner ses compétences en leadership. Le bénéficiaire assiste au Sommet des glaces et est jumelé avec des mentors.

Récemment, quelqu’un en dehors de la communauté du patinage m’a demandé ce que je croyais que le patinage m’avait appris. J’ai dû y penser parce que la réponse à cette question n’est pas courte. J’ai appris comment être responsable de moi-même, comment me gérer et gérer mon temps, ce que cela signifie de s’engager envers quelque chose plus grand que soi, comment établir des buts – la liste est longue. Il s’agit de très bons et de vrais éléments. Cependant, je pense que la plus grande leçon est venue de mon père. Ce n’est pas nécessairement quelque chose qu’il m’avait dit. C’était évident dans la façon dont il vivait sa vie. Chercher cette chose – quelle qu’elle soit – qu’on est censé faire. Quelque chose qui passionne et donne un but. Ceux qui sont assez chanceux d’en faire la découverte, s’y consacrent tout entier – attention, talents et émotions. Le Fonds de mentorat vise à attiser la passion d’une personne et à lui permettre de trouver sa place dans la communauté du patinage.

Mais encore, à différents moments de nos vies, nous avons tous besoin de conseils, d’orientation et de mentorat. Quand j’en ai besoin, je vais à la patinoire. Je pense en moi‑même, « bon, voici la situation… » Je peux entendre sa voix comme je glisse sur la glace. Je peux le voir, appuyé sur la bande, qui me regarde. Je peux le sentir dans mon cœur.

Pour plus de renseignements sur le Fonds de mentorat David Dore, regardez cette vidéo d’anciens bénéficiaires faisant part de leur expérience au Sommet des glaces 2017. Si vous êtes l’un de ces chefs de file, des renseignements supplémentaires et le formulaire de demande se trouvent au lien ci-dessous. FAITES UNE DEMANDE AUJOURD’HUI!

Fonds de mentorat David Dore 2018 : FAITES UNE DEMANDE

Planification, flexibilité et responsabilité 

rédigé par Paul Dore

Il y a quelques mois, j’ai reçu un paquet d’Emery Leger, archiviste de Patinage Canada, contenant une pile de discours que mon père, David Dore, avait rédigés dans les années 1980 et 1990. Directeur général de Patinage Canada, mon père est ensuite devenu vice-président de l’Union internationale de patinage (ISU). Durant son mandat à Patinage Canada, il était tout d’abord reconnu comme un grand orateur, capable de clairement communiquer sa direction du sport dans ce pays. Grâce à un fort leadership, mon père avait une vision de ce qui pourrait être accompli. Un élément commun se dégageait de tous ces discours; il mettait continuellement en valeur trois éléments qu’il estimait être indispensables à un leader efficace : la planification, la flexibilité et la responsabilité.

Pour parvenir au succès, il était essentiel pour mon père que la voie à suivre soit claire. Durant l’exercice de ses fonctions à Patinage Canada et à l’Union internationale de patinage, il était toujours prêt et ne cessait jamais de planifier – la plupart du temps, des années à l’avance. Bien que la planification soit importante, il soulignait aussi le besoin d’être flexible. Les temps changent et, comme nous le savons, le sport du patinage artistique peut évoluer rapidement. Un plan doit être mis en œuvre, mais la capacité d’adapter, de modifier et d’ajuster ce plan était la clé du succès. Pour terminer, un leader doit assumer la responsabilité de ses actes. Les personnes impliquées dans le sport n’étaient pas toujours d’accord avec mon père et il respectait et accueillait les opinions des autres, mais un leader ne doit pas avoir peur de prendre des décisions qui ne sont pas populaires. Bien qu’une décision ne plaise pas à tous pour le moment, conjointement avec la planification et la flexibilité, un fort leader ne doit pas quitter des yeux ce qui est mieux à court et à long terme.

Je pense que ces éléments de leadership ont en partie motivé la création du Fonds de mentorat David Dore. Patinage Canada se voue à reconnaître les leaders positifs qui illustrent ces mêmes traits de leadership au niveau communautaire, du club, de la section et au niveau national. Le Fonds de mentorat permet à un membre, un entraîneur, un officiel ou un administrateur de Patinage Canada d’améliorer ses compétences en leadership, en assistant au Sommet des glaces de Patinage Canada, pour une expérience unique d’éducation et de réseautage.

L’an dernier, j’ai eu le privilège de participer à la sélection des deux premières bénéficiaires du Fonds de mentorat David Dore. Megan Foster, de Brandon, au Manitoba, est une entraîneure et une agente régionale de développement du sport pour Sport Manitoba. Amanda Gryniewski, de Mississauga, Ontario, est une officielle de Skate Ontario.

« J’ai eu la chance d’observer Debra Armstrong, durant le Sommet des glaces », a déclaré Megan. « C’était vraiment superbe de voir, dans le feu de l’action, une dirigeante aussi douée qui, en moins d’une heure, a réussi à mettre tout le monde sur la même longueur d’onde pour travailler à l’atteinte d’un même but. »

À titre de juge, Amanda a apprécié le mentorat d’officiels possédant une expérience internationale : « Durant les ateliers, j’ai fait une présentation avec Sally Rehorick [juge de niveau international], ce qui était sensationnel, à propos de ce que font les officiels lorsqu’ils ne tiennent pas une planchette à pince. Sally m’a donné l’occasion de prendre la parole et j’ai parlé de mes propres expériences comme juge et de leadership chez les jeunes, ce qui est d’après moi très important dans notre sport. »

Le dernier jour du Sommet des glaces 2017, j’ai pu rencontrer Megan et Amanda. Leur enthousiasme relativement à leurs expériences durant leur séjour à Ottawa était palpable. « Après avoir passé du temps avec Debra au Sommet des glaces, a fait remarquer Megan, ça me dépasse presque un peu de penser comment mettre en œuvre ce que j’ai appris et ce qui aurait le plus grand impact dans ma communauté. »

Amanda pensait déjà à comment tirer parti le mieux possible de son temps au Sommet des glaces : « J’ai assisté à un des ateliers présentés par un arbitre et j’ai beaucoup appris au sujet des règlements, que je ne connaissais même pas comme patineuse. J’ai aussi assisté à quelques séminaires sur l’entraînement et j’ai acquis des connaissances sur cette différente perspective. J’espère que lorsque je retournerai à mon club, je pourrai inspirer quelques jeunes à s’impliquer aussi du côté de la notation. »

Megan et Amanda personnifient toutes deux la planification, la flexibilité et le leadership. Après avoir pris connaissance de leurs expériences, peut-être serez-vous un bénéficiaire futur du Fonds de mentorat David Dore? Si vous y pensez, nous vous encourageons à faire une demande aujourd’hui pour assister au Sommet des glaces 2018, à Calgary, en Alberta.

Pour en revenir à cette pile de discours, mon père se rappelait toujours à lui-même et à ceux à qui il s’adressait des principes suivants :

« Ne laissez pas le rêve de tout jeune patineur ne rester qu’un rêve. Profitez des amitiés et des souvenirs – notre sport est unique côté camaraderie et moments d’excellence. Permettez que notre engagement soit toujours motivé par des intentions positives et une action concertée. Soyons fiers de nos jeunes athlètes et reconnaissons l’appui des bénévoles, des parents, des entraîneurs et des administrateurs. Enfin, un dernier point, mais non le moindre, n’oublions pas que ce sport implique, dans une large mesure, les jeunes gens de cette nation, leur développement mental et physique et leur bien-être, ainsi que leurs aspirations et buts. »

Pour entendre plus longuement Amanda et Megan, regardez cette vidéo, dans laquelle elles racontent de façon plus détaillée leurs expériences au Sommet des glaces 2017.

Si vous êtes l’un de ces leaders, obtenez plus de renseignements et faites une demande dès aujourd’hui en cliquant sur le lien ci-dessous.

Fonds de mentorat David Dore 2018 : https://info.skatecanada.ca/index.php/fr/procedures/247-fonds-de-mentorat-david-dore-information-et-demande.html

Blogueur invité : réflexion de Paul Dore sur l’héritage laissé par son père, un an après son décès

Mon père est décédé il y a près d’un an. Depuis son décès, plusieurs personnes – tant des athlètes que des entraîneurs et d’autres personnes de la communauté du patinage – m’ont raconté comment il les avait personnellement aidées. Beaucoup de gens sont au courant des contributions de mon père au patinage, durant sa carrière, ainsi que des postes de direction qu’il a occupés. À mon avis, deux éléments aident à définir le leadership. La capacité de non seulement avoir une vision pour l’ensemble de l’organisation, mais aussi d’être simplement au courant des personnes participant à cette vision, à tous les niveaux, et les aider à atteindre leurs objectifs individuels. Mon père comprenait que plus les gens réussissent, plus le sport peut croître et profiter à tous les participants.

L’an dernier, Patinage Canada a créé le Fonds de mentorat David Dore, afin d’offrir à un chef de file de la communauté du patinage l’occasion de participer au Sommet des glaces 2017, à Ottawa. Le candidat sélectionné assistera au Sommet (tous frais payés) et aura l’occasion d’observer et de participer à une séance individuelle de questions et réponses avec un chef de file de Patinage Canada.

Personne ne devient un chef de file du jour au lendemain, il faut plutôt accumuler de l’expérience et être exposé à des mentors. Quand mon père est devenu président de l’Association canadienne de patinage artistique (avant qu’elle ne devienne Patinage Canada), en 1980, il a prononcé un discours exposant sa vision de la façon dont l’organisation pourrait se développer et croître au cours des prochaines décennies. Cette vision provenait de ses nombreuses années passées en tant qu’athlète, juge et bénévole. Ces années lui ont permis d’acquérir un immense respect et une grande appréciation pour les bénévoles et les nombreuses personnes qui travaillent sans relâche dans les coulisses, du niveau du club aux organismes de section et au niveau national.

Les premiers mentors de mon père, au patinage, étaient ses entraîneurs, qui lui ont non seulement appris des habiletés techniques, mais ont fait naître en lui une passion pour le sport qui allait durer toute sa vie. Comme juge, il consultait continuellement les officiels les plus chevronnés et discutait avec eux des façons dont il pourrait s’améliorer. Mon père parlait souvent des nombreuses personnes qui lui avaient inculqué des compétences en leadership, alors qu’il gravissait les rangs, de président à chef de la direction générale de Patinage Canada. Lorsqu’il a quitté Patinage Canada pour devenir vice-président de l’Union internationale de patinage, il était important pour lui de transmettre aux autres toutes ses expériences vécues. Il cherchait constamment d’autres mentors et plus de savoir.

Alors, que signifie ce fonds pour moi, personnellement? Dans une lettre, mon père a écrit : « La vie était, pour moi, un voyage d’exploration. Sur le parcours, on rencontre beaucoup de gens – certains peuvent vous aider directement, d’autres vous impartissent des connaissances, mais dans tous les cas, les mentors ont été ma plus grande ressource. » Je suis impliqué dans le patinage depuis près de 30 ans comme athlète, entraîneur et télédiffuseur. De façon semblable à mon père, le sport m’a fourni des mentors qui ont eu une incidence considérable sur ma vie – de mes entraîneurs lorsque j’étais patineur jusqu’à ceux que j’ai côtoyé à Sotchi, durant les Jeux olympiques de 2014. Ce fonds permet de poursuivre ce que mon père a accompli dans le passé, mais c’est aussi une perpétuation de son héritage pour aider ceux qui partagent la même passion pour le sport que lui, les dirigeants d’aujourd’hui et de demain de Patinage Canada.

Si vous êtes l’un de ces chefs de file, obtenez plus de renseignements et faites une demande à l’aide des liens ci-dessous.

Fonds de mentorat David Dore : https://info.skatecanada.ca/hc/fr-ca/categories/115000157183-Fonds-de-Patinage-Canada

Entrevue en baladodiffusion : http://www.openkwongdore.com/2017/03/13/episode-29-david-dore-mentorship-fund/