Comptant plus 180 000 membres dans environ 1 400 clubs partout au pays, Patinage Canada atteint des centaines de petites et grandes collectivités. Si on ajoute à ces nombres les milliers de bénévoles qui dirigent ces clubs, font fonction d’officiels aux compétitions, organisent les journées de tests et produisent des spectacles sur glace et des événements spéciaux… nous parlons alors d’une GRANDE famille.

Ce qui motive cette famille? Ils vous diront tous que le patinage ne se limite pas aux triples sauts.

En tant qu’organisation, nous sommes fiers de notre programme d’initiation au patinage Patinage Plus, du travail de nos clubs, de nos programmes de patinage synchronisé, de notre équipe nationale et de nos événements… mais nous sommes aussi fiers des possibilités hors glace que nous donne le sport que nous aimons tous. Il s’avère que tous les jours, à la patinoire, nous avons la chance d’établir des relations, de célébrer les succès et de résoudre des différends… tout cela au nom de ce qui est préférable pour le patinage. Et, si nous sommes chanceux, nous découvrons aussi une appréciation pour les intérêts individuels et des causes en dehors du sport, celles qui sont dignes d’être appuyées, qui pourraient profiter à l’ensemble de la collectivité et qui, comme au patinage, pourraient enseigner d’utiles leçons de vie grâce à l’amitié, des idées novatrices et du mentorat, tout en permettant de perfectionner les habiletés déjà acquises et d’en apprendre de nouvelles et, généralement, de bâtir une société plus forte.

Au niveau local, le soutien des causes non liées au patinage est aussi naturel que de glisser sur la glace. Que dit-on? « Si on veut que quelque chose soit fait, il faut demander à une personne occupée de le faire ». Ces mêmes gens qui se consacrent à l’exploitation de leurs clubs de patinage sont aussi prompts à offrir leur aide pour un tournoi de hockey ou une vente du printemps à l’école primaire. Ils sont des gens qui donnent d’eux-mêmes. Ils reconnaissent que de donner à la communauté crée des quartiers plus sains.

On peut en dire de même pour le fonctionnement au niveau national, bien que la dynamique soit un peu plus compliquée.

Patinage Canada est classé comme un organisme de bienfaisance sans but lucratif… un genre de double identité. Afin de fonctionner et de payer les factures, l’organisation compte sur les cotisations, les commandites et le financement gouvernemental pour son exploitation… et, comme organisme de bienfaisance, sur les dons de ses partisans et supporteurs.

Grâce à une grande couverture à la télévision, dans les médias et sur le Web, Patinage Canada se trouve dans la position enviable d’avoir un « visage » très public. Et, par conséquent, on demande souvent à l’organisation d’offrir son soutien à de nombreuses bonnes causes qui ne sont pas nécessairement liées au patinage.

C’est un peu une tâche difficile. Promouvoir la croissance du patinage est toujours ce que vise Patinage Canada, mais ceci ne signifie pas que l’organisation ne voit pas les besoins de l’ensemble de la communauté travaillant dans l’intérêt de la société.

Aux Championnats nationaux, on a rapporté de nombreuses histoires inspirantes de la façon dont l’organisation… et ses athlètes… donnent en retour.

Tout près de Kingston se trouve Picton, une ville pittoresque et historique dans le comté de Prince Edward, près de Belleville. C’est là où habite la famille Matthews.

Texte du communiqué de presse de Patinage Canada :

« Quand Habitat pour l’humanité (HPH) à Belleville a voulu commémorer le jour où la famille Matthews s’est installée dans sa nouvelle maison à Picton, l’organisme avait deux choses très spéciales à l’idée. Chaque famille d’Habitat, y compris les enfants, doit faire de nombreuses heures de service communautaire en vue de la construction de sa maison. Afin de rendre hommage à Hannah et Cole Matthews pour leur bénévolat, l’équipe d’Habitat s’est efforcée de trouver des choses qui les encourageraient dans leur mode de vie actif. »

Étant donné que Hannah est une patineuse artistique, Patinage Canada a fait don de deux billets à Hannah et sa mère pour assister aux Championnats nationaux, à Kingston. Hannah avait toujours rêvé de voir les meilleurs patineurs au Canada en personne!

Un grand nombre de nos athlètes sont également conscients de leurs responsabilités en dehors de la fraternité du patinage.

La danseuse sur glace Piper Gilles (Paul Poirier) est récemment devenue porte-parole de la section de l’Ontario de l’International Dyslexia Association (ONBIDA), un organisme voué « à informer, éduquer et appuyer la personne sur dix qui est atteinte de dyslexie, sa famille et les communautés qui soutiennent ces personnes ».

Il s’agissait d’un choix assez personnel pour Piper, qui a fait face avec succès à sa propre dyslexie en grandissant.

« Il s’agit de ma mission personnelle d’essayer de m’assurer que d’autres ne font pas face aux obstacles que j’ai affrontés en grandissant. »

Dans le cadre de son rôle de porte-parole, elle parlera de ses propres luttes, aidera à la collecte de fonds et suscitera la prise de conscience. À Kingston, elle a été ravie de rencontrer quelques enfants dyslexiques et leurs familles pour parler de son histoire et les inspirer.

Pour Kaitlyn Weaver et Andrew Poje, la Série de l’excellence olympique en 2013 a été un point tournant dans leur décision d’appuyer une cause importante. Right to Play est un organisme international qui utilise le sport pour enseigner des aptitudes de la vie quotidienne aux enfants, afin de les aider à surmonter les effets de la pauvreté et de la maladie dans des communautés défavorisées, dans le monde entier.

« À titre d’athlète d’élite », signale Kaitlyn, « nous ne cessons de prendre… de nos parents et amis, de nos entraîneurs, de Patinage Canada et de tous les gens merveilleux qui nous appuient. »

Andrew ajoute « Et maintenant, il est temps pour nous de redonner en quelque sorte… et Right to Play semble convenir à ce but. »

Ils espèrent avoir l’occasion de raconter l’histoire de leur cheminement, comme Andrew l’a fait récemment à son ancienne école secondaire à Waterloo, le Bluevale Collegiate Institute. Il croit que s’il peut inspirer une personne à s’impliquer dans le sport, il sentira que son discours a été un succès.

« J’étais plus nerveux durant cette allocution que lorsque j’ai concouru aux Jeux olympiques! »