Nos entraîneurs sont les champions cette semaine!

Un entraîneur de patinage trouve après 25 ans des souvenirs de patinage perdus

Les albums de photos documentent la vie.

Pour le danseur sur glace Bryon Topping, membre avec Lynn Matthews de l’équipe des championnats du monde de 1965, ces photos racontent l’histoire d’un jeune patineur de Swift Current, en Saskatchewan, de ses intérêts et de ses réalisations. Malheureusement, il y a environ 25 ans, ses albums sont disparus.

« Après le décès de ma mère, je suis retourné chez moi pour l’enterrement et durant mon séjour, j’ai emballé deux boîtes de souvenirs que j’ai envoyées à la maison, à Ottawa, par autobus. Seulement l’une d’elles s’est rendue. »

Elle avait disparu… ainsi que des photos irremplaçables documentant la brillante carrière au patinage d’une personne, dont la philosophie de patinage pour la vie n’était ni prévue ni attendue.

« Je me suis cassé la jambe quand j’étais en 3e année et j’ai passé plus de huit mois dans le plâtre », se souvient Bryon. « On m’a dit que je ne pouvais participer à des sports de contact et toute autre cassure pourrait entraîner la perte de ma jambe. »

Habitant dans une région rurale de Saskatchewan, peu de choix s’offraient en matière de réadaptation et, ainsi, sa famille a décidé de l’inscrire à un cours de patinage au Club de patinage de Swift Current.

« Pour moi, le patinage était tout d’abord une thérapie », admet Bryon.Young Bryan Topping

En fait, Bryon a non seulement obtenu l’exercice de rééducation dont il avait besoin, mais il a également découvert une fascination pour le sport et a rapidement réussi ses tests préliminaires. Bien que la famille de Bryon souhaite continuer à encourager son intérêt inattendu et ses habiletés, elle savait qu’elle devait prendre quelques difficiles décisions si Bryon choisissait le parcours de compétition. Sans glace artificielle à Swift Current, à l’époque, la famille s’est tournée à 150 milles vers l’est, au Wascana Winter Club, à Regina.

Le père de Bryon, Bert, travaillait pour le chemin de fer, ce qui donnait droit à Bryon à une carte‑voyage. « Tous les samedis matin, je me levais à 4 h 30 pour prendre le train à 5 h 30 et arriver à Regina à 9 h pour patiner toute la fin de semaine et rentrer chez moi le dimanche soir. »

Bryon se souvient aussi de sa première compétition à Regina au milieu des années 50. « C’était une épreuve de danse bronze avec ma première partenaire Sandra Mitchell. Concourir et regarder des patineurs de longue date, comme Alma English et Herb Larson, président de l’ACPA (1953-1955), fut une expérience formidable. Après ça, j’étais mordu! »

Bien que la passion de Bryon pour le patinage se développe, il apprenait aussi d’autres leçons qui n’étaient pas aussi positives. « À l’époque, une petite ville en Saskatchewan n’était pas un endroit pour un patineur masculin. Je me suis fait harceler, intimider et tabasser. À l’école, j’ai même demandé de l’aide supplémentaire à un professeur pour que je puisse participer à une compétition. Il a refusé. »

Malgré les défis, la motivation de Bryon s’est accrue. Il a étudié le patinage, rêvé des possibilités et regardé les meilleurs athlètes, décidant qu’un jour il serait l’un d’entre eux. Avec l’appui de ses parents et de ses grands-parents, il a poursuivi son entraînement. Bryon a parcouru le pays à la recherche d’une formation de niveau élevé jusqu’à ce qu’il arrive finalement à Toronto, avec l’entraîneur Dick Rimmer.

« C’est à ce moment que j’ai fait équipe avec Lynn », se souvient Bryon.

L’équipe de danse s’entendait bien et comme les albums de photos perdus de Bryon l’auraient montré, l’équipe a connu plusieurs années de succès sur le circuit de compétition, qui ont abouti à une 11e place aux championnats du monde de 1965. Après la dissolution du partenariat, Bryon a décidé de devenir professionnel pour enseigner à Regina.

Il s’est vite rendu compte que son style d’enseignement ne correspondait pas à toutes les situations. « J’ai dû m’adapter! » dit-il. « Heureusement, mon sens de l’observation est l’un de mes plus grands talents, ce qui m’a aidé à voir la nature des erreurs et d’ensuite travailler à y remédier. »

Et, c’est ce qu’il a fait, comptant les succès de nombreux élèves en Saskatchewan et ensuite en Ontario, lorsqu’il a déménagé à Stratford et a commencé à élargir son expérience de patinage.

« C’est à Stratford qu’on m’a demandé d’aider avec le patinage intensif ».

En tant qu’amateur avide de hockey, Bryon avait souvent observé que la plupart des joueurs de hockey ne connaissaient pas la base et n’avaient aucune idée comment utiliser la lame, les points d’équilibre et la posture. Par conséquent, il a commencé à concevoir des exercices de hockey qui permettraient de perfectionner les habiletés fondamentales de patinage. Ces exercices sont devenus populaires… et vite!

Il se souvient aussi comment les joueurs suivant son cours ricanaient quand il se présentait sur la glace chaussé de patins de patinage artistique. « Après leur avoir donné quelques minutes pour s’échauffer, je donnais un coup de sifflet et leur ordonnais de s’agenouiller sur un genou ». Je leur disais alors de regarder mes pieds. « C’est ce que je porte, habituez-vous! »

Ses cours commençaient par des exercices de base sur les démarrages rapides, l’équilibre, sur quelle partie de la lame se tenir et quoi faire avec leurs orteils, au nombre des importantes techniques. « Ce ne fut pas long avant qu’ils se rendent compte que je n’allais pas leur enseigner le triple Lutz. Ce que j’allais leur apprendre, c’était la façon d’être de meilleurs patineurs. »

Après avoir déménagé à Ottawa, Bryon s’est installé au Club de patinage de Gloucester et a continué à affiner sa philosophie de l’entraînement pour améliorer chaque patineur.

« J’ai été contacté par un joueur de hockey qui devait faire un essai avec les Maple Leafs de Toronto et m’a demandé si je travaillerais avec lui. J’ai accepté, mais je me suis rapidement aperçu qu’il n’y avait pas beaucoup que je pouvais faire en une seule séance d’entraînement. »

L’année suivante, le joueur est revenu. « Je lui ai dit que s’il voulait mon aide, il devrait suivre mon cours de trois semaines pendant l’été. Ce cours comptait en majorité de bons joueurs juniors A et il serait obligé de travailler dur pour arriver à les suivre… il a accepté. Au bout de trois semaines, il était un patineur différent. Il avait appris à virer avec puissance dans les deux sens, arrêter sur toutes les carres, patiner en arrière avec puissance; tous les mouvements importants. Il est allé au camp d’essai des Leafs et en raison de son dur travail, il a connu de nombreuses années de succès comme joueur professionnel de la LNH. »

Cette expérience… et d’autres semblables… ont donné à Bryon beaucoup de satisfaction. « C’était la même chose lorsque j’étais entraîneur de patinage intensif de l’équipe Colts junior A de Cornwall pendant trois ans. C’était toujours agréable de les entendre m’appeler « monsieur l’entraîneur ». »

Bien qu’il ait continué à enseigner le patinage intensif jusqu’il y a environ 10 ans, ces jours-ci il passe son temps à la patinoire à regarder son petit-fils jouer au hockey. « Mes genoux me lâchaient, donc j’ai accroché mes patins. »

Bryon Topping

Et, encore… après toute une vie immergée dans tous les aspects du patinage, Bryon était toujours intrigué par le mystère des albums de photos manquants après 25 ans. Puis, un jour, sur sa page Facebook sont soudainement apparus des détails d’un article récemment publié dans le journal local de Swift Current, le Prairie Reporter, racontant comment Leon Echert avait acheté une boîte de souvenirs et de photos à une vente-débarras. Se rendant compte que ces souvenirs et photos pourraient être importants, il a commencé à chercher leur propriétaire.

« Je suis très reconnaissant à M. Eckert de les avoir trouvés et de me les avoir retournés », dit Bryon. « Et, merci à mes amis sur Facebook de nous avoir connectés. Les photos de Lynn et moi sont très spéciales, les seules prises avant notre départ pour les championnats du monde. »

Enfin… au moins une partie du mystère a été résolue.

Bryon sourit en ajoutant : « J’ai un emblème canadien que je porte avec fierté. Je suis aussi fier du fait que j’étais membre de la première équipe de patinage à représenter le Canada avec le nouveau drapeau canadien. »

Et, maintenant, il a les photos pour le prouver!

Rachel Pettitt fait le saut aux rangs juniors dans l’espoir de poursuivre sa ruée vers l’or

La ville de Whitehorse, au Yukon, est reconnue comme la ville la moins polluée au monde et aussi la plus sèche au Canada. Ce fut le berceau de Pierre Berton, d’Audrey McLaughlin, chef fédérale du NPD, et de Robert Service, poète du Yukon.

C’est aussi la ville natale de Rachel Pettitt, première athlète née au Yukon qui a remporté un titre national de patinage artistique. En janvier, elle a été médaillée d’or dans la catégorie des femmes novices aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire, à Kingston, en Ontario.

Dans une ville de 25 000 habitants (la plus grande du Nord canadien), comptant trois terrains de balle, un multiplexe des Jeux du Canada (avec piscines, patinoires, un complexe sportif et un centre de conditionnement physique), trois terrains de golf et une salle de quilles, c’est au Club de patinage Arctic Edge que la mère de Rachel, Trish, est devenue mordue de patinage.

Les trois frères aînés de Rachel ont commencé dans le programme Patinage Plus, avec Trish comme entraîneure. « Les membres de ma famille étaient tous sur la glace et ils m’ont donc mise sur la glace pour voir comment ça irait », a dit Rachel. « Et, j’ai adoré patiner. J’aimais les pirouettes et les sauts. »

Bien que Trish espérait que ses fils seraient peut-être des patineurs artistiques, ils sont devenus des joueurs de hockey. Après tout, leur père Kerry est un entraîneur de hockey en dehors de ses heures de travail à Northwestel, une entreprise de télécommunications dans le Nord.

Trish est née à Whitehorse, a patiné avec ses sœurs, puis est allée à Vancouver pendant un certain temps pour parfaire ses habiletés. Maintenant, elle est une entraîneure. Et, Rachel a suivi ses traces en s’installant à Kelowna, en C.-B., où elle travaille avec les entraîneurs Karen et Jason Mongrain.

À Whitehorse, Rachel a appris tous les éléments fondamentaux. Elle a réussi tous ses tests or pour les habiletés, le patinage d’interprétation et le style libre. Les habiletés de danse qu’elle a acquises à Whitehorse l’ont aussi beaucoup aidé. « J’ai toujours fait de la danse et du ballet hors glace », a-t-elle précisé.

« J’ai beaucoup aimé m’entraîner à Whitehorse », a soutenu Rachel. « Mais maintenant que je suis plus âgée, je devais passer à autre chose et véritablement m’entraîner. » Ceci a signifié tout d’abord Calgary, qu’elle a appris à aimer. Là, elle a travaillé avec Scott Davis et feu Sharon Lariviere. « Elle était incroyable », a déclaré Rachel. « Je lui attribue beaucoup de mérite. Sharon a aussi entraîné ma mère et plusieurs de mes cousines. Elle m’a appris les notions de base. J’ai beaucoup appris à propos de la posture, des lignes du corps, des sauts et des pirouettes. Elle a tout fait pour moi. »

À l’âge de 11 ans, Rachel est déménagée à Kelowna et c’était angoissant au début, a-t-elle dit, vivant seule, en pension dans une famille. Quand elle était en huitième année, elle est retournée à Whitehorse, parce qu’il lui était difficile d’être loin de sa famille. « C’était pénible », a-t-elle ajouté.

Étudiante en neuvième année, elle est revenue à Kelowna. Parfois, ses parents lui rendaient visite, mais il fallait deux journées complètes de route pour faire le trajet d’une ville à l’autre.

« Elle était toujours une enfant débordante d’énergie », a déclaré Jason Mongrain. « Elle avait une forte personnalité. Sa présentation était intense. Et, ses sauts étaient coordonnés. Elle exécutait aussi toujours de très bonnes pirouettes. »

Des Mongrain, Rachel a appris trois triples sauts : la boucle piquée, le Salchow et la boucle. Maintenant, ils devront lui enseigner le triple flip et le triple Lutz. « Il y a encore beaucoup de pain sur la planche pour effectuer ces sauts… Il reste beaucoup de mises au point, d’exercices et d’entraînement qu’elle doit faire pour qu’elle les exécute automatiquement. »

Néanmoins, les souvenirs de la saison dernière, quand elle a gagné la médaille d’or novice au niveau national, la regonflent. Elle avait été troisième après le programme court et, pour le programme long, elle avait patiné sur la Chanson de Lara du film Le Docteur Jivago, flottant dans une robe blanche à manches illusion blanches, avec de la fourrure blanche sur le cou. Ce fut un triomphe de simplement se rendre à cet événement. L’année précédente, elle ne s’était même pas qualifiée pour le Défi. La saison dernière, elle a terminé deuxième au Défi.

« J’étais ravie de concourir aux Championnats canadiens », a-t-elle affirmé. « Je ressentais un peu de pression… mais, quand est venu le programme long, je me suis dit que j’allais patiner de mon mieux, peu importe ce qui arrive. Ce fut incroyable. » Elle a été stupéfiée des notes qu’elle a obtenues. « Je savais que j’avais fait tout mon possible et que j’obtienne une médaille ou non, j’étais satisfaite de la façon dont j’avais patiné », a-t-elle affirmé.

Ceci lui a valu une place aux Jeux d’hiver du Canada à Prince George, C.-B., où elle a également remporté une médaille d’or. « Ce fut une expérience absolument sensationnelle », a-t-elle dit. « J’ai pu la partager avec un grand nombre de patineurs de Kelowna. C’était tellement amusant. Jason et ma mère étaient les entraîneurs pour l’équipe du Yukon et je représentais cette équipe. »

Elle savait que c’était la dernière fois qu’elle patinerait vêtue de cette robe blanche et s’est juré de patiner aussi bien que possible, encore une fois. Elle a exécuté un programme sans faute. Elle ne croit pas qu’elle ne pourra jamais se débarrasser de cette robe blanche. « Elle me rappelle tellement de bons souvenirs », a-t-elle signalé.

Jason affirme que les Jeux d’hiver du Canada étaient un grand pas pour Rachel, parce que bien qu’elle ait présenté une excellente performance sur la scène nationale, à Kingston, les « Jeux du Canada étaient complètement différents. »

« Il y avait presque plus de pression qui s’exerçait sur elle aux Jeux du Canada, en raison des résultats qu’elle avait obtenus aux Championnats canadiens », a-t-il fait remarquer. « Elle était clairement favorite dans cette compétition. Elle ne s’était certainement pas dégagée comme favorite aux Championnats canadiens. Elle était l’une des quelques patineuses qui avaient la possibilité et la capacité de gagner et elle a fait le nécessaire pour être victorieuse ce jour-là. »

Elle concourra au niveau junior cette saison et, en plus de l’acquisition de triples sauts, les Mongrain l’aident à augmenter ses composantes de programme. Elle excelle à cet égard, mais Jason affirme qu’ils veulent exploiter ses points forts. « Nous devons trouver de nouvelles façons de la mettre au défi et, ainsi, elle a deux nouveaux programmes qui sont très exigeants », dit-il.

Karen a chorégraphié le programme court et, Jason, le programme long. Ils sont composés de pas plus complexes et peu de temps de repos. Ils lui donnent aussi moins de temps de préparation pour ses triples sauts et son double Axel.

« Nous essayons de parvenir à un niveau plus senior de patinage, bien qu’elle fasse la transition au rang junior », a précisé Jason. Ceci montre que les bons patineurs peuvent provenir de n’importe où.

Edrian Celestino prêt pour la scène mondiale

Lorsque Daniel Béland était âgé de 16 ans, il a tracé une voie importante sur la scène mondiale.

À l’époque, en 1977, il a été le premier Canadien à remporter un titre au championnat du monde junior. Trois autres ont depuis répété cet exploit : Dennis Coi en 1978, Andrei Rogozine en 2009 et Nam Nguyen en 2014.

Remportant cet événement, Daniel a aussi été le premier patineur canadien-français à gagner une médaille d’or dans une compétition internationale. Le tout premier. À mesure que le sport a pris de la vigueur au Québec au fil des ans, ses patineurs artistiques se sont aussi améliorés.

Au cours des années qui ont suivi, Daniel a tranquillement travaillé comme entraîneur à Dollard-des-Ormeaux, au Québec, donnant des séminaires, enseignant des habiletés et, maintenant, il compte un élève de 17 ans, Edrian Celestino, d’une grande sensibilité qui pourrait, s’il continue sur cette voie, nous donner la chair de poule. Edrian affirme qu’il aimerait devenir le champion canadien junior cette année et prendre part aux Championnats du monde juniors.

Si on demande à un jeune homme ce qu’il aime le plus à propos du patinage, il pourrait très bien répondre que ce sont les sauts, le sentiment vertigineux, le risque, la réception sur une carre étroite. Quel plaisir.

Si on pose la même question à Edrian, sa réponse serait : « J’aime les courbes, les poussées-élans, le jeu de pieds. »

« Je pourrais probablement passer toute la séance à exécuter seulement des courbes », dit-il. « Il y a tellement de choses ou de petits détails qu’on peut améliorer, pointer ses pieds, la façon de tendre sa jambe libre, même ses doigts, ses bras. Les possibilités sont illimitées. »

Par conséquent, il n’est guère surprenant que la partie préférée d’Edrian du camp de développement de 2015 de Patinage Canada, tenu en avril, était la séance avec Tracy Wilson, une ancienne championne de danse sur glace, qui enseigne l’habileté de la lame — exactement ce qui intéresse Edrian.

« Elle expliquait tellement de choses auxquelles je n’ai jamais pensé », dit-il. « Comme la façon d’appliquer de la pression sur les lames. Et, comment une simple inclinaison peut complètement changer la façon dont vous accélérez sur la glace. »

Edrian a aussi assisté au camp en 2014, après qu’il termine deuxième au niveau novice derrière Joseph Phan – remportant néanmoins le style libre. Mais, cette expérience a été de courte durée. Edrian a été blessé et n’a pu participer, quittant le premier jour avec son entraîneur. Pour cette raison, Edrian n’a pas été remarqué par le directeur de haute performance, Michael Slipchuk, qui a rapidement pris de nouveau connaissance des qualités d’Edrian à une compétition estivale au Québec, l’affectant à sa première compétition internationale, un Grand Prix junior, en Estonie, en septembre 2014.

« Il possède beaucoup de bonnes qualités », a déclaré Michael Slipchuk. « Il exécute des sauts techniques solides en plus d’être un très bon patineur avec de bonnes carres et une bonne évolution. Mais, ce que j’ai vraiment remarqué cette année a été sa couverture de la glace. Lorsqu’il a fait son programme court, il a rempli la patinoire. Le patinage de base de l’athlète est tellement important parce qu’à mesure qu’il progresse, tout le monde exécute les mêmes sauts. »

Edrian a mérité d’assister au camp de ce printemps parce qu’il avait remporté la médaille de bronze aux Championnats canadiens juniors. « C’était ma première année au niveau junior et je ne m’attendais pas à grand-chose », a déclaré Edrian. « Je voulais juste avoir du plaisir et acquérir de l’expérience. Mais, au Défi, c’est là où je me suis vraiment surpris. Je suis parvenu au haut des classements. J’ai pensé que mon dur travail commençait vraiment à porter ses fruits. »

La participation aux championnats nationaux était plus stressante parce que, comme le dit Edrian, c’est bien de gagner, mais beaucoup plus difficile de rester en première place. Il était nerveux.

Edrian n’a pris part aux Championnats canadiens que deux fois. À sa première apparition, en 2014, il est passé de la huitième à la deuxième place grâce à un excellent style libre.

Daniel Béland a commencé à entraîner Edrian il y a six ans et il a remarqué tout de suite que le petit jeune avait d’excellents genoux. Rien de surprenant qu’il était auparavant un danseur sur glace, avec Vanessa Bui. Il était aussi capable d’exécuter de bons sauts et de bonnes pirouettes. «  Il avait la capacité d’étonner », a déclaré Daniel.

Actuellement, Edrian peut exécuter tous ses triples, sauf l’Axel. En avril, il a obtenu une nouvelle paire de chaussures de patins et a commencé à travailler à l’Axel, avec l’aide de la « canne à pêche » ou harnais. Comme Denis Ten, les pieds d’Edrian sont très sensibles. Il a besoin de se sentir à l’aise dans ses chaussures. « Si je ne me sens pas tout à fait à l’aise, je vais les enlever et ajuster mes bas », dit-il.

Les deux parents d’Edrian sont nés aux Philippines, ont déménagé au Canada et fait connaissance pendant leurs études. Au début, le père d’Edrian ne parlait pas l’anglais. Maintenant, il est diplômé en génie aérospatial. Son père avait l’habitude de jouer dans la ligue de basketball aux Philippines. Sa mère était toujours sérieuse au sujet des études. Le frère d’Edrian, Earl Jesse Celestino, âgé de 9 ans, commence aussi à patiner.

« Il a une merveilleuse famille », a déclaré Daniel. « Vous aimeriez avoir une famille comme ça tout le temps. Ensemble, nous parlons de l’année et décidons quoi faire. »

La saison dernière, Edrian a travaillé avec le grand chorégraphe David Wilson. Il semble qu’il ne patine seulement qu’au son de belle musique, ce qui n’est pas surprenant. Son programme court avait comme musique le concerto pour piano no 2 en do mineur de Rachmaninov.

Son programme libre au cours de la saison 2013-2014 était Nessun Dorma de Puccini – l’un des airs ténors les plus célèbres de l’opéra. Imaginez, patiner au son de cette puissante chanson à l’âge de 15 ans! La saison dernière, toutefois, lorsque la musique vocale a été autorisée, Edrian a haussé les enjeux : il a patiné au son d’une version interprétée par Luciano Pavarotti, qui a élevé l’aria au statut de musique pop au cours de sa carrière.

Il cherche à faire chorégraphier son programme court de la prochaine saison par Shae-Lynn Bourne. Ce sera quelque chose d’exquis, à ne pas marquer.

Elladj Baldé trouve ses racines en Guinée, en Afrique occidentale

Par une journée torride de février en Afrique, Elladj Baldé a regardé son grand-père âgé de 99 ans dans les yeux, pour la première fois, et a découvert qui il était vraiment.

Elladj, âgé de 24 ans, n’avait jamais posé les yeux sur son grand-père, Elhadj Mamadou Oury Baldé, qui est un imam à Tombon, un petit village dans les montagnes de Guinée, en Afrique occidentale, un endroit où il n’y a pas d’électricité ou d’eau courante, où les bovins et les chèvres errent partout et où les villageois cultivent leur propre nourriture. Besoin d’un peu d’eau? Prenez un seau, abaissez-le dans un trou profond, faites-le remonter et bonne chance.

Remarquez toutefois qu’il n’y a aucune pollution dans ce village reculé, largement intouché par le développement de la civilisation et de grandes entreprises. C’est la nature à l’état pur. Partout, il y a des bananiers, des manguiers et des orangers. « C’est un des plus beaux endroits que j’ai jamais vus », a déclaré Elladj.

Oui, Elladj a reçu le nom de son grand-père, car après tout, il est le premier fils de son père, Ibrahim, qui était le premier fils d’Elhadj, des éléments cruciaux et très émotionnels de cette culture.

Ceci nous amène au grand-père, à la raison de ce pèlerinage sans précédent qui a été fait malgré les avertissements du gouvernement canadien d’éviter les voyages en Guinée, l’épicentre de la crise de la maladie à virus Ebola, qui s’est déchaînée en 2014. Il y avait aussi des alertes de sécurité, des avertissements de troubles politiques, sociaux et économiques, de la corruption généralisée, des activités de rebelles et des vols à main armée, particulièrement pour les déplacements dans les abords des villes. Pourtant, Elladj et son père devaient y aller.

À titre d’imam, Elhadj était un homme de renom, non seulement à Tombon, mais aussi dans tout le nord-ouest de l’Afrique, comme prêtre de la mosquée, enseignant de jeunes imams et saint homme. Tellement exalté était son statut que la convention dictait une retenue réservée à la sainteté : Elhadj n’étreignait pas les gens comme le font les patineurs artistiques. Il était intouchable.

Son fils aîné, Ibrahim, avait beaucoup à faire pour se montrer à la hauteur et il a réussi. Depuis l’âge de quatre ans, il était toujours en tête de sa classe. Être le meilleur élève signifiait qu’on obtenait un soutien pour passer au niveau suivant. Lorsque Ibrahim a terminé premier de sa classe universitaire en Guinée, il a obtenu une bourse tous frais payés pour Tachkent, en Union soviétique, qui est maintenant la capitale d’un Ouzbékistan indépendant.

Ibrahim avait six mois pour apprendre le russe et il s’est appliqué de la même façon qu’il l’avait toujours fait. Pendant ses études de médecine, il était à nouveau en tête de sa classe. (Elladj se souvient que son père l’incitait à toujours faire des heures et des heures de devoirs et, quand il terminait un chapitre assigné, de lire aussi le prochain. « Il faut toujours être en avance sur les autres », lui disait-il. Elladj affirme qu’il a hérité du dynamisme de son père.)

Ibrahim a rencontré et épousé Marina, qui étudiait la météorologie en Union soviétique, et ils ont eu une fille, Djulde, qui, à l’âge de sept, a été atteinte de leucémie. Elladj est né à Moscou et lorsqu’il était seulement âgé d’un an, la famille s’est installée à Bonn, en Allemagne, afin d’obtenir des soins médicaux pour sa sœur aînée. Elle est décédée un an plus tard. Mais, la jeune famille avait une décision difficile à prendre : comment était-il possible de retourner en Union soviétique qui, dans l’intervalle, s’était désintégrée, peut-être comme la bourse d’études d’Ibrahim? Et, elle ne sentait pas qu’elle pouvait y retourner en toute sécurité.

La famille est donc venue au Canada, s’installant à Montréal, bien loin de la Guinée. Pourtant, le souhait le plus cher d’Elhadj était de voir son petit-fils, Elladj, avant son décès. Toutefois, en décembre, il est tombé dans le coma et on croyait donc qu’il était trop tard.

Miraculeusement, deux semaines plus tard, Elhadj s’est réveillé de son coma. C’est alors qu’Ibrahim a su qu’il devait se rendre en Guinée pour le voir une fois de plus. Il a réservé son vol immédiatement pour partir le 22 février.

Elladj l’a prié d’attendre car, à l’époque, les championnats nationaux devaient prochainement avoir lieu et il espérait concourir aux Championnats des quatre continents et aux Championnats du monde en février et mars. Mais, Ibrahim ne pouvait attendre. « Je ne sais pas combien de temps il a à vivre », a-t-il expliqué.

Aux Championnats canadiens à Kingston, en Ontario, tous les rêves de patinage d’Elladj se sont écroulés. Il a terminé en sixième place et a non seulement raté la chance de participer aux Championnats du monde et aux Championnats des quatre continents, mais il a perdu une place dans l’équipe nationale avec tout son soutien financier.

Cependant, un plus gros problème le tracassait. Le jour de son programme long désastreux, Elladj a réservé son vol pour la Guinée. « Je viens avec toi », a-t-il dit à son père. « Je suis fermement convaincu que rien n’arrive sans raison. »

Beaucoup, y compris des médecins, ont prévenu Elladj de ne pas y aller, à cause du virus Ebola. Elladj a finalement raisonné que s’il mourait de ce virus, c’est qu’il était destiné à en mourir. »

Ce fut un voyage long, épuisant et coûteux. Père et fils ont pris l’avion de Montréal à Paris, puis à destination de la capitale Conakry, de Guinée. Quand ils ont débarqué, 50 personnes de Tombon – tous des membres de la famille (Ibrahim a 29 frères et sœurs qui sont toujours en vie, son père a eu quatre femmes) – pleuraient de joie. De quelque façon, malgré leur éloignement, ils avaient entendu parler de ce patineur artistique portant un nom guinéen. Ils avaient suivi sa carrière. Elladj a également rencontré le ministre des Sports en Guinée.

Leur voyage n’était pas encore terminé. Il a fallu 10 heures de voiture pour se rendre à Tombon. Ils ont gravi des montagnes où aucune route n’existe, uniquement des roches. Pendant deux heures, ils ne pouvaient pas aller plus vite que 5 milles à l’heure.

Enfin, à Tombon, Elladj s’est assis dans la maison de son grand-père et cet homme qui n’étreint jamais personne, a pris le visage d’Elladj dans ses mains, s’exclamant : « Dieu merci. Dieu merci », maintes et maintes fois. « Ce fut l’un des meilleurs moments de ma vie », a soutenu Elladj. « Nous nous sommes étreints pendant très longtemps, peut-être cinq minutes. »

D’autres ont regardé en état de choc l’étreinte de l’imam. « Je peux mourir en paix maintenant », a affirmé Elhadj, fragile de cœur, mais vif d’esprit. « Dieu peut venir me chercher ».

« Il était tellement fier de qui j’étais », a signalé Elladj. « En tant qu’être humain, pas comme athlète. Il était tellement heureux de qui j’étais et du genre de personne que je suis. Je me suis rendu compte de beaucoup de choses. »

L’expérience de 11 jours à Tombon a changé Elladj pour toujours. Ils étaient des gens heureux, bien qu’ils aient peu de choses. « L’expérience m’a profondément changé à l’intérieur », a-t-il dit. « Ça cause quelque chose en vous que vous ne vous attendiez pas. Ce fut la meilleure expérience de ma vie. »

En mai, le grand-père d’Elladj est décédé.

Il sait maintenant ce qui compte vraiment. Sa relation avec sa famille a changé. Il est de retour à la maison à Montréal, habitant maintenant avec ses parents et s’entraînant avec Bruno Marcotte et Manon Perron. Son patinage a changé, parce que maintenant il apprécie les occasions qui s’offrent dans la vie. (Il a un cousin à Conakry qui cherche un emploi depuis six ans). Il patine à présent avec joie.

Elladj affirme que son expérience africaine l’a enraciné dans le sol. Il fait désormais partie du monde, de sa nature. Il a vu les origines du temps, d’où sa lignée provenait et estime que les liens familiaux sont puissants. « En fin de compte, nous ne sommes pas si différents », a‑t‑il déclaré. « Nous cherchons tous à être heureux. Et, c’est ce qui est important. »

Elvis Stojko retourne au Canada guéri et prêt à prêter assistance

Elvis Stojko est de retour.

Le Mexique est dans son rétroviseur ainsi que les mandariniers et les papayers d’Ajijic, où il a vécu pendant 12 ans.

Il est rentré au Canada, heureux, marié à Gladys Orozco depuis cinq ans et avec une carrière qui l’emmène maintenant dans plusieurs directions : patinage, course automobile, acteur et chanteur. Et, il se lie à nouveau à Patinage Canada, ayant accepté de diriger quelques séminaires pour les patineurs en cours de développement et faisant don d’une partie des produits de la vente de son nouveau vin, Quad, à l’association.

Trois fois champion du monde et deux fois médaillé d’argent olympique, Elvis Stojko a beaucoup à offrir aux étoiles en herbe du patinage, y compris son attitude de guerrier durant la compétition. Elvis était le concurrent suprême, ne reculant jamais devant un défi. Et, à aucun moment cet état d’esprit n’a été davantage mis à l’épreuve qu’aux Jeux olympiques de 1998, à Nagano, quand il a patiné avec une blessure à l’aine.

Elvis excelle à résoudre les problèmes et il en avait beaucoup à Nagano. Certains ont toutefois fini par échapper à sa volonté. Il avait déjà soumis son aine à un stress lors des Championnats canadiens de cette année-là, mais le matin du programme court masculin aux Jeux olympiques de Nagano, il s’est déchiré un muscle à l’aine durant une séance d’entraînement en début de matinée. Il est passé en mode d’urgence.

Elvis a exigé beaucoup de lui-même pour gagner cette médaille d’argent. Mais les conséquences de tout cela et de tout ce qui lui est arrivé la même année sont revenues le hanter. À la fin de ce programme long héroïque et courageux, Elvis a senti quelque chose briser en lui, peut-être ce qu’on appellerait sa volonté ou son esprit. « Ça s’est brisé et je n’ai jamais – par la suite, peu importe comment j’ai essayé de m’entraîner ou de patiner – été capable de ressentir ce même sentiment à nouveau », a déclaré Elvis. « Et, c’était là ma force. »

« J’ai passé une période de moments très sombres », a déclaré Elvis. »

Il avait dépassé les limites de son incroyable volonté. « Je crois que j’ai perdu espoir ou que la volonté m’a manqué », a-t-il dit. « À partir de ce moment, j’étais brisé. J’avais le cœur brisé et j’étais brisé. » Il l’ignorait à l’époque, parce qu’il avait été tellement programmé à s’entraîner et à aller à la patinoire, à travailler aux programmes de l’année suivante, passer à travers toutes ces étapes importantes.

Elvis a continué à patiner, pour tenter sa chance à nouveau. Il est revenu plus fort que jamais, avec deux quadruples sauts. Mais, du point de vue mental, il n’était toujours pas près d’être dans le même état d’esprit qu’au début de 1998. Il croit qu’il patinait à environ 65 % de ses capacités. Il s’est rendu jusqu’en 2002, puis a abandonné et est tombé dans une profonde dépression dont il ne savait même pas qu’il souffrait et qui avait vraiment commencé après les Jeux de 1998.

« J’ai passé une période de moments très sombres », a déclaré Elvis. « C’est une des raisons pour lesquelles j’ai quitté le Canada. J’avais besoin d’espace et d’anonymat. J’ai traversé des moments difficiles en raison de problèmes familiaux, après la séparation de mes parents. Le Mexique était mon lieu de solitude. »

Les athlètes qui se sont beaucoup investis dans leurs efforts trouvent parfois difficile de retourner à une vie ordinaire, a déclaré Elvis. À un moment donné, il a entendu le champion olympique de natation, Mark Tewksbury, parler de sa vie à la suite des Jeux olympiques dans les années 1990, après avoir remporté sa médaille d’or. Il est déménagé en Australie pour une année, souffrant de dépression post-olympique.

« Il n’avait aucune idée comment aller de l’avant et faire face aux choses », a fait observer Elvis. « Et, pour moi, ce fut aussi une dure transition. Les patineurs de renom sont chanceux de pouvoir encore participer à quelques spectacles. Les autres patineurs peuvent être embauchés sur des bateaux de croisière. Mais, ce n’est pas un processus facile. »

« Le pire, c’est que vous êtes pris dans un dilemme, a ajouté Elvis. Vous voulez faire ce que vous sentez vouloir faire. Mais, il faut payer les factures. « Alors vous êtes coincé, cherchant à faire quelque chose que vous ne voulez pas nécessairement faire », a‑t‑il dit.

Sur le plan financier, Elvis se tirait bien d’affaire, mais toute sa vie depuis l’âge de quatre ans avait tourné autour du patinage. C’était sa base. Il n’avait jamais pensé à ce qui viendrait après. « Je ne pouvais me voir que comme Elvis Stokjo, le patineur », a-t-il affirmé. « Tout le monde me voyait comme ça. J’avais besoin de trouver ce qui me rendrait heureux et me comblerait. Et, il m’a fallu beaucoup de temps pour le savoir.

« Je n’étais pas déprimé parce que je quittais le patinage », a-t-il avoué. « J’étais déprimé en raison des énormes préparatifs et ce que j’avais traversé mentalement à cause de cette blessure. Cette blessure m’a vraiment secoué. »

Pour Elvis, ce n’était pas tellement le fait qu’il n’ait pas remporté la médaille d’or à Nagano. « C’était de ne pas être capable d’atteindre ce sommet que je savais pouvoir atteindre », a-t-il précisé. « J’avais un gros fardeau sur mes épaules. Tout le monde croyait que je pouvais gagner. Quand je me suis présenté, je savais que je patinais sur une jambe. »

Mais, Elvis a finalement compris. Au Mexique, le brouillard a fini par se disperser. Puis, il a rencontré Gladys Orozco. Et, maintenant la course automobile lui a permis de puiser dans son personnage de Terminator. « Je sens que j’ai laissé aller ce qui s’est passé en 1998 », dit-il. « Je dirais que cela m’a pris au moins 10 ans pour dissiper ce qui s’est produit à Nagano. Ma jambe a guéri, mais pas mon âme. Mon âme a pris beaucoup plus de temps. »

Ce qui le rend heureux maintenant? Passer du temps avec sa femme et ses chiens. C’est là qu’il est heureux ces jours-ci. Maintenant de retour au Canada, il passe du temps avec son meilleur ami, Glen Doyle, son sifu lorsqu’il pratiquait ses arts martiaux.

Il tire son chapeau à Gladys, qui lui a dit qu’elle ne soucie pas où elle vit, pourvu qu’elle soit avec lui. Elle a déjà subi un horrible hiver canadien et ça va. Le couple savait qu’il devait revenir au Canada parce plus de possibilités les attendaient que dans cette collectivité grandissante de retraités d’Ajijic, près de Guadalajara. Elvis est à la recherche de commanditaires pour ses initiatives de course automobile. Gladys, avec son air exotique, a l’occasion d’être mannequin à Toronto.

Un an plus tôt, ils ont tout vendu au Mexique et quitté avec l’essentiel, leurs trois chiens, leurs vêtements et quelques babioles. Ils ont organisé deux géantes ventes-débarras à Ajijic, vendu la maison meublée et ont conduit leur camion au Canada. Un ami l’a reconduit au Mexique pour le vendre.

Maintenant, le couple vit à Richmond Hill, en Ontario, où Elvis a grandi et ils recommencent à zéro. « C’était assez génial », a affirmé Elvis à propos des biens dont ils se sont dessaisis. « C’était agréable. »

Dan Thompson, chef de la direction générale de Patinage Canada, donne en retour durant les Jeux panaméricains

Le chef de la direction générale de Patinage Canada, Dan Thompson, redonne à un sport et une communauté qui lui ont tant donné.

Durant la tenue des Jeux panaméricains de 2015 à Toronto et dans la région environnante du Grand Toronto, Dan, un ancien nageur olympique, fait du bénévolat au Centre aquatique et complexe sportif panaméricain/parapanaméricain CIBC, site officiel des Jeux pour la natation.

Allan Gordon, membre de l’équipe des Communications de Patinage Canada, fait aussi fonction de bénévole pendant les Jeux.

Comme le patinage, Dan a la natation dans le sang, même à ce jour.

En fait, les noms de ses deux chiens? Splash et Ripple.

« Il faut toujours avoir une passion dans sa vie, déchaîner cette passion et toujours donner plus qu’on ne prend », affirme Dan. « La natation a fait partie intégrante de ma vie et c’est ma façon de dire merci et de donner quelque chose en retour. »

« J’ai bien aimé le temps passé aux Jeux jusqu’à présent. »

Le site de la natation convient parfaitement à Dan.

Membre du comité des programmes de sport et du legs de Toronto 2015, Dan a été un double médaillé d’argent aux Jeux panaméricains de 1979 (100 m papillon, relais 400 m) à San Juan, Porto Rico.

Ces jours-ci, Dan est à la barre de Patinage Canada, mais parvient toujours à trouver du temps pour éprouver la joie de la natation. Un peu comme la joie du patinage – seulement de l’eau à une température différente.

L’été dernier, Dan a remporté la médaille d’or à Montréal, dans les épreuves du 50 et 100 mètres papillon, aux Championnats du monde FINA des maîtres. Il était également membre de l’équipe canadienne du relais quatre nages 200 mètres qui a été médaillée d’or.

Pan Am swimmers.Durant les épreuves de natation des Jeux panaméricains, Dan qui est membre du comité technique de natation de l’UANA travaille à l’arrière-scène, dans la « salle d’attente », alors les athlètes se préparent à concourir. Ces moments lui rappellent l’époque où il concourrait, alors qu’il se trouve avec les athlètes durant leurs derniers instants avant d’entrer dans la piscine. Cette salle offre une occasion unique de voir des athlètes de calibre mondial s’efforcer de se concentrer et se focaliser.

Ces Jeux ont également permis à Dan de voir de près comment fonctionnent d’autres organismes sportifs.

« On acquiert des connaissances de toutes parts et ce fut aussi une expérience éducative », a ajouté Dan. « Ces Jeux donnent la chance de voir comment divers organismes dirigent leurs sports et organisent leurs épreuves. D’excellentes idées abondent et peut-être que je pourrais en utiliser une ou deux à Patinage Canada. »

C’est à peu près la seule chose que Dan prendra cette semaine.

Tout le reste visera à donner en retour.

Ice Intrepid : de jeune équipe à principale équipe de patinage synchronisé de l’Université du Manitoba

En 1999, Megan Maxwell et son amie Ashley Renard, toutes deux étudiantes à l’Université du Manitoba, ont décidé de former une équipe de patinage synchronisé dans le but de permettre aux gens de s’adonner ensemble au patinage.

Les débuts ont été difficiles. Comment attire-t-on des membres? Qui sera l’entraîneur? Quels sont les buts… les coûts? Quel sera le nom de l’équipe?

Les deux femmes comprenant que la formation d’une équipe exigerait beaucoup de travail et d’audace, Ashley a créé le nom Ice Intrepid, caractérisé par le « courage intrépide » qui serait nécessaire, d’après elles, pour assurer le succès de l’équipe.

Quant à la personne qui remplirait les fonctions d’entraîneur, tout semblait indiquer que ce serait Megan, qui avait été entraîneure de patinage synchronisé récréatif pendant deux ans dans sa ville natale d’Oakbank, au Manitoba, à l’est de Winnipeg. Au début, l’idée d’entraîner la nouvelle équipe universitaire était atterrante… jusqu’à ce que son ancienne entraîneure Krista Hanson intervienne pour l’aider, acceptant de partager les responsabilités en matière de chorégraphie, ce qui a aidé Megan à prendre de l’assurance et lui a permis d’établir quelques buts ambitieux.

Megan Maxwell

Megan Maxwell

Au cours des 16 années d’existence d’Ice Intrepid, Megan a été sa pierre angulaire, entraînant l’équipe, planifiant ses progrès et ouvrant la voie à son développement continu. En même temps, elle a également obtenu un baccalauréat en éducation physique tout en continuant à se dévouer au patinage synchronisé. Elle est une entraîneure certifiée de patinage synchronisé de niveau 3 du PNCE, une spécialiste technique de patinage synchronisé et elle fait partie du Comité de patinage synchronisé de Patinage Canada Manitoba. Dans ses « temps libres », elle travaille à plein temps pour Parcs Canada.

Après trois ans comme membre de l’équipe et une fois son diplôme obtenu en science des exercices et du sport, Ashley s’est installée aux États-Unis où elle est aussi devenue une chef de file et maître-entraîneure. Elle a créé la première équipe de patinage synchronisé formée de jeunes à Philadelphie et maintenant, à titre de directrice de patinage synchronisé au Wissahickon SC, elle supervise 100 patineuses membres de 8 équipes.

Ces deux femmes dynamiques partageaient une vision.

Grâce à elles, environ 125 patineuses ont passé par l’organisation d’Ice Intrepid, la plupart en poursuivant un diplôme universitaire, chacune partageant l’enthousiasme de leurs fondatrices et apprenant de la formation et de la philosophie d’entraîneure en constante évolution de Megan.

« Je crois que l’intégrité est importante », explique Megan. « Je veux être honnête, juste et agir avec cohérence dans le but d’offrir un endroit dans lequel mes patineuses peuvent avoir confiance et savoir ce que l’on attend d’elles. Du point de vue de l’équipe, l’intégrité est la clé de notre unité, de notre solidarité et de notre force. »

Bien que Megan se concentre sur le développement d’un excellent patinage, l’entraînement de son équipe comprend également la possibilité d’apprendre beaucoup de leçons importantes de la vie… et elle est le modèle de rôle parfait.

« Je crois qu’il faut se conduire de façon professionnelle. À titre d’entraîneure, j’arrive prête, avec un plan, à chaque séance d’entraînement et événement. Mon but est d’identifier les erreurs avec compétence et de fournir des corrections constructives. En ce qui concerne l’équipe, je m’attends à ce que les membres deviennent des patineuses habiles et accomplies. Je vise aussi à créer un environnement d’équipe inclusif, où toutes les membres de l’équipe sont respectées et appréciées. »

L’organisation a pris de l’essor, l’équipe a adopté de nouvelles idées et élargi ses objectifs. Ce qui a commencé comme une activité récréative pour la plupart des participantes a maintenant évolué pour devenir un engagement sérieux pour lequel les membres sont motivées à concourir aux niveaux les plus élevés.

Pour y parvenir, Megan savait que quelques décisions difficiles devaient être prises, malgré les obstacles que représentaient la distance géographique et les coûts associés à l’accès aux meilleures équipes et meilleurs entraîneurs de l’Ontario et du Québec.

« Au cours des quatre dernières saisons, quelques patineurs de Nexxice, en particulier Lee Chandler et Jennifer Critchton (Beauchamp), sont venus nous aider pour l’agencement du programme. Leur patinage de niveau mondial nous a enseigné et inspiré à améliorer notre flexion des genoux, l’évolution de nos mouvements et notre talent artistique. Ajoutant à ces habiletés, Wendy Coates, qui vivait à Winnipeg en 2007-2008, nous a aidés à comprendre l’importance de la conception de programmes qui créent à la fois dynamique et vitesse. »

En ce qui concerne le talent artistique, Kayleigh Nichol, de London, Ontario, s’est jointe à l’équipe à l’automne 2010, patinant pendant un an, puis a été entraîneure bénévole pendant 3 ans.

« Compte tenu de son expérience en patinage synchronisé et de ses antécédents en théâtre, Kayleigh a été un excellent ajout », a soutenu Megan. « Elle a vraiment développé l’aspect d’interprétation et d’expression de notre équipe et nous a aidés à croire que nous pouvions aller plus loin. »

Megan n’a ménagé aucun effort dans la recherche d’outils pour améliorer l’équipe, encourageant chaque membre à prendre en charge ses propres progrès. Elle demande à des spécialistes techniques d’assurer le suivi des rétroactions en Alberta par l’intermédiaire de séquences sur vidéo, demande aux membres de l’équipe d’évaluer les vidéos hebdomadaires des séances d’entraînement qui sont affichées en ligne et fait participer l’équipe à des programmes réguliers d’étirement et de yoga.

Remarquablement, à mesure que l’équipe a commencé à croire en elle-même et à adopter l’idée qu’il était vraiment possible d’exécuter des programmes difficiles avec des habiletés de patinage de qualité, elle n’a cessé de gravir régulièrement les rangs du patinage synchronisé à titre de l’une des meilleures équipes au pays.

Au cours des années, son amour du patinage synchronisé a continué à grandir aussi. Quand des événements mondiaux de patinage synchronisé ont lieu en Amérique du Nord, de nombreux membres de l’équipe profitent de l’occasion pour regarder le patinage synchronisé à son meilleur… et apprendre. Cette année aux Championnats du monde, à Hamilton, dix-sept membres anciennes et actuelles d’Ice Intrepid étaient sur place pour célébrer le sport.

« C’était fantastique de regarder autour et de voir combien de patineuses actuelles et anciennes de l’équipe étaient présentes », a affirmé Megan. « Après tant d’années, nous étions toutes ravies d’être ensemble et de voir les nouvelles idées se concrétiser… et avec le Canada qui a remporté la médaille d’or, je me sentais comme un fier parent! »

Non seulement est-ce que leurs expériences personnelles dans Ice Intrepid ont été positives, toutes les membres estiment que le patinage synchronisé a ajouté à leurs vies. Des 17 patineuses photographiées à Hamilton (voir la photo : de gauche à droite, les membres alignées dans l’ordre du temps passé dans l’équipe Ice Intrepid), au moins 12 sont toujours activement impliquées dans le patinage synchronisé, soit en compétition, entraînement ou direction de programmes.

Ice Intrepid

Pourquoi le sport lie-t-il les gens à vie?

La délégation de Hamilton a été prompte à répondre. Certains des thèmes communs étaient de se faire de meilleures amies, de voyager, de prendre de l’assurance, d’acquérir des compétences organisationnelles, de travailler en équipe, de collaborer, d’établir des buts et de faire preuve de leadership.

Heather Baron qui a concouru avec Ice Intrepid pendant 4 ans tout en obtenant un baccalauréat en agriculture a ajouté ce qui suit : « J’ai aimé les rires quotidiens… et les copines secrètes, les actes généreux d’une membre pour l’autre afin de rendre leur journée un peu plus joyeuse. »

Meghan Sprung, membre pendant 5 ans alors qu’elle obtenait un diplôme en écologie humaine, a déclaré : « À mon premier voyage aux championnats nationaux, j’ai pris connaissance de la grande communauté du patinage synchronisé et constaté toutes les possibilités qu’offre l’entraînement et le dur travail. »

Au cours de ses 6 années passées avec Ice Intrepid, Jessica Watson a travaillé à son diplôme avec une majeure en informatique et une mineure en mathématiques. Pour elle, ce sont les souvenirs qui lui sont chers. « Beaucoup de voyages, beaucoup de blagues à caractère privé ici et là, toutes les traditions, les exercices de respiration, les « étampes » sur les mains, les câlins et les exclamations woot, woot… »

Diplômée en sciences de la nutrition humaine, la participante actuelle au patinage synchronisé et entraîneure de patinage, Joelle Enns, résume le tout parfaitement. « En plus des habiletés, j’ai également noué des amitiés de toute une vie et créé des souvenirs que je garderai pour toujours. Tout cela a attisé ma passion pour le sport du patinage synchronisé et m’a amenée là où je suis aujourd’hui. Sans Intrepid, je n’aurais pas été aussi loin dans ma carrière de patinage. »

L’héritage d’Ice Intrepid, de l’Université du Manitoba, survit…

La communauté du patinage célèbre le talent artistique sur glace et hors glace de Toller

Toller Cranston, champion de patinage, artiste, bon vivant et force de la nature aurait été absolument ravi à la vue d’une chic célébration en son honneur. Entouré de vieux amis, de chocolat et qui mieux est, au Musée des beaux-arts de l’Ontario (MBAO), un endroit où il n’a jamais été capable de pénétrer professionnellement durant sa vie.

Mais, finalement il a réussi, une vaste gamme de ses œuvres étant exposées, du début à la fin de sa carrière, gracieusement prêtées par divers mécènes de son art fantastique (symbolisme mystique, l’aurait‑il jadis appelé) sous l’avant-toit plongeant du musée. Sous de grands écrans, où les performances de patinage de Toller passaient incessamment, se trouvait une longue rangée de ses tableaux, créés avec des traits de pinceau colorés de son monde imaginaire de la route de la soie.

À présent, les pinceaux sont immobiles, mais Toller survivra, si ce n’est dans bien des cœurs, alors par un héritage qu’il chérirait. Par le biais de la Fondation olympique canadienne, une fondation de bienfaisance affiliée au Comité olympique canadien, le nouveau Fonds commémoratif Toller Cranston a été établi. Il a pour but d’aider les personnes de l’acabit de Toller, des patineurs prometteurs. Le fonds aidera les jeunes patineurs à aspirer aux Jeux olympiques et le talent artistique compte.

Ce n’était pas toujours facile pour Toller, à ses débuts, parce qu’il n’avait pas d’aide financière du genre. L’entraîneure Ellen Burka l’a tout d’abord vu en larmes, après qu’il ait terminé en quatrième place aux Championnats canadiens de 1968 et raté l’équipe olympique. Elle s’est sentie poussée à le consoler, lui disant : « ne t’inquiète pas, ton tour viendra ».

Deux semaines plus tard, Toller a appelé Ellen pour lui dire qu’on lui avait dit d’oublier le sport, qu’à l’âge de 18 ans il était trop vieux, mais il adorait patiner et voulait une autre chance de réussir. Est-ce qu’elle voudrait bien l’entraîner?

Ellen lui a répondu qu’elle devait y penser, mais le lendemain, il s’est présenté au Toronto Cricket Skating and Curling Club. « Il faisant un peu d’embonpoint », se souvient-elle, entourée du public au MBAO, alors qu’elle racontait son histoire. « Il n’avait pas l’air trop formidable. » Elle n’était pas impressionnée par les programmes qu’il a exécutés pour elle. « Il était là, à transpirer », dit-elle. « De la vapeur se dégageait de ses cheveux. Je n’ai jamais vu ça auparavant. »

Mais, Ellen lui a expliqué qu’il avait besoin de perdre du poids et d’améliorer sa forme physique en plus de lui révéler qu’elle n’aimait ni son programme ni sa musique. Et, elle lui dit qu’il n’était pas correctement vêtu pour la patinoire. « Il portait une combinaison brune avec une fermeture à glissière d’ici à là », a-t-elle ajouté. « Et une ceinture. Tout débordait. »

Toller a fait demi-tour et est parti. Mais, deux jours plus tard, il était de retour, disant à Ellen : « Je ferai tout ce que vous me dites ».

Il s’est présenté à la patinoire le lendemain matin, à 7 h, mais aussi avec un énorme portfolio de ses œuvres. Ellen n’avait aucune idée qu’il était un artiste. « Elles étaient magnifiques », s’est-elle exclamée. Puis, elle a découvert qu’il avait été expulsé par deux propriétaires, qui n’aimaient pas l’odeur de la térébenthine, et Toller n’avait nulle part où aller. De plus, il n’avait pas mangé.

Ellen lui a dit qu’il pouvait rester chez elle pendant sept jours, jusqu’à ce qu’il trouve un autre endroit. Il est resté pendant sept ans.

À la célébration commémorative se trouvait une foule de figures emblématiques du sport, mais aussi des gens fascinants de la vie de Toller. Ludmila et Oleg Protopopov ont envoyé une note, regrettant de ne pouvoir y assister, mais ont écrit : « Nous aimions Toller, parce que son âme et son esprit étaient proches de nous », ont-ils affirmé. « Toller était un artiste. Nous nous souviendrons toujours de lui. »

Un ami cher de Toller, Ken Taylor, est venu de New York pour être présent à la célébration. Il est reconnu pour son rôle dans l’évasion de six otages américains d’Iran, pendant qu’il était ambassadeur du Canada en Iran, en 1979.

Norman Jewison, réalisateur de films gagnants d’un oscar dont Dans la chaleur de la nuit, Éclair de lune et Un violon sur le toit, était aussi présent. La championne olympique Dorothy Hamill ne pouvait pas rater la célébration, à l’instar de Jo Jo Starbuck, Sandra et Val Bezic, Barb Underhill, Lynn Nightingale, Donald Jackson, Shae-Lynn Bourne, Petra Burka, chorégraphe des étoiles, Sarah Kawahara et Ron Shaver, ennemi de Toller, l’homme qui a rendu difficile pour Toller de gagner son dernier titre canadien et d’ensuite remporter la médaille de bronze olympique en 1976.

Organisant l’entière soirée, la sœur de Toller, Phillippa, était reconnue comme professeure d’université qui donnait si bien un cours de cinématographie que personne ne le sautait jamais. « Toller était mon frère », a-t-elle dit. « J’ai été fière d’appeler Toller mon frère, tous les jours, pendant plus de 65 ans. »

Elle était présente avec son mari Dan Baran, les frères jumeaux Guy et Goldie Cranston et « certains des plus beaux et talentueux neveux et nièces, cousins et cousines qu’on pourrait demander. »

« Je suis le petit frère », a déclaré Goldie, aux yeux bleus perçants, qui a admis n’avoir jamais réussi à dessiner des bonshommes-allumettes et aussi, malheureusement, à faire de la peinture au doigt. (Gus est 10 minutes plus âgé.) « Beaucoup d’entre vous connaissent sans doute personnellement ce que je vais partager avec vous : le défi ou l’inquisition de Toller. »

« Il se délectait à mettre les gens sur la sellette, comme bon lui semblait », a ajouté Goldie. « Il mettait au défi tout nombre de personnes sur un certain nombre de sujets qu’il connaissait très bien : art, patinage, actualités, livres, politique – n’importe quel sujet pour lequel il croyait détenir l’avantage. »

Le défi de Goldie était, ironiquement, l’art. Toller croyait qu’il avait un bon œil. Il emmenait Goldie à toutes sortes de galeries d’art et lui disait : « Qu’est-ce qui est bon. Dis-le-moi immédiatement. »

« Apparemment, j’ai réussi parce que je suis avec vous, ici, aujourd’hui », a fait remarquer Goldie.

« En tant que frères, nous n’étions pas particulièrement proches, comme vous le savez sans doute », a soutenu Guy. « Il n’y avait aucune raison particulière. Nous n’étions seulement pas proches. Nous n’étions pas différents de toute autre famille. »

« Mais, il était un membre de la famille et les familles font ce que les familles font. Elles se réunissent. Et, ainsi nous nous sommes réunis pour nous assurer que son héritage dure très, très longtemps, grâce à votre aide. »

Le meilleur ami de Toller, Haig Oundjian, a pris le devant de la scène, portant une veste rouge familière. Elle avait appartenu à Toller (« il faut toujours porter des couleurs vives », avait-il dit jadis). Toller lui avait donné, avouant ensuite qu’il l’avait acheté pour 10 $ dans un magasin d’aubaines. Toller fréquentait constamment les magasins d’occasions, trouvant des trésors qu’il adaptait ensuite à ses goûts.

Les fêtards ont entendu parler de son penchant en tant qu’hôte généreux et de son manque de connaissance de la technologie et des finances. À 3 h du matin, Haig Oundjian a reçu un appel de Toller, qui s’est exclamé : « Je suis ruiné. Je n’ai plus rien. »

« N’aurais-tu pu juste m’envoyer un courriel? », a répliqué Haig.

« Qu’est-ce que c’est? » a demandé Toller. « Je ne fais pas ces choses‑là. »

Haig dû prendre un vol pour le Mexique. Il a demandé à Toller de lui montrer son processus comptable, qui était de mettre la main au fond d’un vase et de voir ce qui s’y trouvait. « Il y avait des factures d’électricité, des factures de gaz, toutes impayées », a déclaré Haig. « Il n’avait aucune idée de ces choses. Il me disait : « Je suis un artiste! » »

Durant la célébration commémorative, on a également entendu comment Toller négligeait son état de santé et avait besoin de soins dentaires. Il a également souffert d’une hernie, qui est devenue infectée et il n’a rien fait à ce sujet. Le résultat? Il s’est retrouvé à l’hôpital, gravement malade. « Il était à quelques heures de la mort », a déclaré Haig.

Il aimait Monty Python.

Quelques citations de Toller? Ne tolérez pas la médiocrité. Plus on vieillit, mieux c’est de patiner de reculons (mieux pour un front dégarni). Et, le joyau d’Oscar Wilde : « Je n’ai pas toujours raison, mais je n’ai jamais tort. »

Le jour du décès de Toller, Loreen Harper, épouse du premier ministre, a pris le drapeau qui flottait ce jour-là sur la Colline du Parlement, à Ottawa, et elle l’a réservé pour la famille Cranston. Le drapeau se trouvait à la célébration commémorative. Normalement, il y a une attente de 20 ans à la suite d’une demande. Toller aurait été ravi d’avoir sauté la file d’attente.

Le ministre d’État (Sports), Bal Gosal, a présenté le drapeau à une jeune génération de Cranston.

« Il était intrépide, courageux et intransigeant quand il s’agissant de vivre sa vie comme il l’entendait », a déclaré son frère Guy.

Le patinage est une question d’entrées et de sorties, a dit un jour Toller. Il a rendu chacune mémorable. Celle-ci aussi.

Accent mis sur le patinage dans les médias sociaux

Quand l’ancien concurrent de patinage artistique Lorne Edwards, de Winnipeg, a commencé sa propre page Facebook, durant les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, il n’avait aucune idée qu’il tenait un tigre par la queue.

La page comptait un fil de discussion sur le patinage artistique qui devenait trop long

Mais, ceci l’a incité à penser au patinage comme une toute nouvelle occasion de bâtir une communauté.

Après avoir attiré des amis de patinage dont Lorne n’avait pas entendu parler depuis plus de 30 ans, il a décidé de former un autre groupe Facebook sur le patinage artistique au Manitoba dans les années 70. Moins d’un an plus tard, le groupe compte plus de 200 membres de partout au Canada et des États-Unis… et oui, tout le monde a un lien quelconque avec le patinage artistique au Manitoba.

Lorne est fier de cette initiative de patinage. « Les membres affichent régulièrement de vieilles photos, des programmes de patinage d’événements passés et des photos de médailles et d’écussons gagnés à des compétitions et lors de journées de tests, ainsi que des costumes qui ont été portés et que beaucoup gardent toujours dans leur placard! »

La page ne sert pas uniquement à communiquer avec les concurrents… les juges, les administrateurs et les parents peuvent aussi partager leurs souvenirs du patinage dans certaines patinoires et de voyages pour se rendre à diverses compétitions ainsi que des récits sur les gens qui les ont encouragés et appuyés.

« La page a rétabli le contact entre des centaines de personnes qui ne s’étaient ni vues ni parlées pendant des décennies », a dit Lorne, « bien que ce ne soit certainement pas limité seulement aux personnes qui ont patiné dans les années 70. C’est vraiment pour ceux qui ont un lien avec le patinage au Manitoba. »

De cette page de groupe est venue l’idée de retrouvailles de patinage artistique au Manitoba. Selon Lorne, « on prévoit tenir les retrouvailles le 16 avril 2016, conjointement avec le banquet annuel de remise des bourses et le spectacle sur glace mettant en vedette les lauréats de l’année. »

Les anciens patineurs auront l’occasion de saluer leurs vieux amis et d’appuyer les meilleurs concurrents actuels du Manitoba par l’intermédiaire du fonds de bourses Grassroots Bursary du Manitoba, fondé en 1983 par une juge bien connue de patinage artistique du Manitoba, Reta Barber.

« Donner au suivant » est certainement un but des anciens du Manitoba, mais Lorne et les autres organisateurs cherchent aussi à offrir plus d’occasions directes de patinage aux participants durant les retrouvailles.

« Quelles retrouvailles de patinage seraient complètes sans patinage? », demande Lorne. « Plusieurs d’entre nous de FB avons été inspirés quand nous sommes tombés sur un événement de danse sur glace tenu pendant une fin de semaine au Toronto Cricket Skating and Curling Club depuis 47 ans, appelé Toronto Ice Dance Weekend. Pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ici à Winnipeg? »

Shuna Heeney, l’organisatrice bénévole de la fin de semaine de danse à Toronto, convient que c’est un énorme succès et un programme phénoménal qui tient tout le monde actif sur la glace, peu importe l’âge ou l’habileté. « Je suis très passionnée par la promotion de danse de société sur glace. Être capable d’exécuter toutes les danses imposées est une activité qui gagne en popularité dans le monde entier. À proximité de la région de Toronto, il existe des programmes similaires à Hamilton, London, Kitchener et Richmond Hill. »

Lorsque Shuna est devenue responsable de la fin de semaine de danse TCSCC, il y a six ans, l’événement était mal connu. Mais, de façon semblable à l’expérience de Lorne au Manitoba, dès qu’elle a commencé à utiliser Facebook pour le promouvoir, l’intérêt envers la participation a triplé. « Au cours des quelques dernières années, le nombre de participants s’est continuellement accru. C’est grâce, en partie, à une plus grande prise de conscience, mais nous avons aussi essayé de moderniser l’expérience à l’aide de musique vocale au lieu d’utiliser de la musique répétitive de « test ». Maintenant, nous avons créé une bibliothèque musicale qui égaye vraiment l’atmosphère et motive les patineurs. »

Avec plus d’une centaine de participants, âgés de 13 à 87 ans, la danse de société à TCSCC offre aux patineurs de tout âge la possibilité de profiter de la camaraderie qu’offre le sport.

« Nos participants s’amusent à danser sans être jugés », a affirmé Shuna. « Nous comptons toute une gamme de niveaux d’habileté et d’âges. Certains sont des concurrents, d’autres des débutants, mais peu importe leurs habiletés, tout le monde patine avec tout le monde. »

L’événement TCSCC de l’an prochain est prévu du 26 au 28 février 2016.

À Winnipeg, conformément à l’exemple établi par TCSCC, un comité de retrouvailles a été formé avec les coprésidents Lois Howard et Lorne, ainsi que Leanne Howard, Colleen Woods et Don Brown, responsables de la planification. Lorne a même réservé le temps de glace. « Voici une chance pour les anciens patineurs du Manitoba de lacer à nouveau leurs patins, de se rappeler les pas de danse et de s’amuser. »

Et, le mot se répand rapidement dans les médias sociaux.

« La liste de ceux qui ont confirmé leur présence est passée à plus de 120 personnes! », se vante Lorne. « Un site Web de retrouvailles est en chantier, mais en attendant il suffit de faire une recherche sur les retrouvailles de patinage artistique au Manitoba (Manitoba Figure Skating Reunion). Le but est de continuer à pratiquer le sport et à transmettre cette joie. »

Au cours des retrouvailles de l’an prochain au Manitoba, la partie de danse sur glace de la fin de semaine aura lieu le 17 avril 2016, à Winnipeg, le lendemain du spectacle sur glace de la bourse, pour donner aux participants la chance de voir les étoiles montantes actuelles, puis de patiner avec des gens qu’ils n’ont pas vus depuis 30 ans ou plus!

Pour tout autre patineur intéressé par la danse de société, Shuna a quelques conseils sur la façon de faire l’essai de cette initiative passionnante. « Un groupe appelé IDOL (Ice Dancers on Line – danseurs sur glace en ligne) établit une base de données sur les événements de danse de société sur glace en Amérique du Nord pour aider à passer le mot. Les médias sociaux offrent beaucoup d’occasions par le biais de Facebook et Yahoo si on veut en savoir plus long. »

Que vous soyez à Winnipeg ou à Toronto, la danse de société peut être un moyen idéal pour vous de continuer à vous adonner au patinage durant toute votre vie.

Nul besoin de partenaire… il suffit de vous présenter et de danser!

Dévoilement d’une nouvelle bourse d’études à l’intention des entraîneurs en l’honneur de Bethany Tory

La passion, le dynamisme et l’engagement envers l’excellence de Bethany Tory seront honorés par le dévoilement d’une nouvelle bourse à l’intention des entraîneurs en sa mémoire

Dan Thompson, chef de la direction générale de Patinage Canada, a annoncé la création de la Bourse d’études à l’intention des entraîneurs, en l’honneur de Bethany Tory, chef des opérations de l’organisation, qui est décédée subitement en avril.

« Nous sommes extrêmement fiers de présenter cette bourse pour nos entraîneurs dévoués et passionnés, en l’honneur de Bethany », a déclaré Dan Thompson.

« Nos entraîneurs et Bethany partageaient le même dévouement, la même passion et le même engagement envers Patinage Canada et nous sommes honorés de rendre hommage à sa mémoire. Bethany s’était fait la championne d’un changement positif et de l’harmonisation dans l’organisation; il convient donc de nommer cette bourse en sa mémoire. »

Ancienne patineuse et entraîneure, Bethany a assumé son rôle de chef, Opérations, à Patinage Canada avec énergie et détermination et appuyait très énergiquement tous les entraîneurs et officiels de Patinage Canada.

Au cours des trois prochaines années de cette période quadriennale, la Bourse d’études à l’intention des entraîneurs sera décernée à des entraîneurs qui possèdent les caractéristiques suivantes : adoption d’une philosophie du patinage pour la vie, exemplification des valeurs de l’intégrité, de l’équité, du courage et de la générosité et dévouement envers le perfectionnement de leurs compétences à titre d’entraîneur par l’approfondissement de leurs connaissances scolaires.

Patinage Canada décernera jusqu’à cinq bourses de 2 000 $ chacune à des entraîneurs de Patinage Canada qui respectent les critères et les exigences de la demande. Pour être admissibles, les candidats doivent être actuellement inscrits ou participer à un programme de niveau postsecondaire d’une université ou d’un collège reconnu et poursuivre un grade ou un diplôme qui s’applique à leur rôle d’entraîneur de patinage. Durant la première année du programme, 2015‑2016, on tiendra tout particulièrement compte des entraîneurs qui enseignent actuellement Patinage Plus.

« Nos entraîneurs enseignent beaucoup plus que des habiletés de patinage », a ajouté M. Thompson. « Ils ont un impact considérable sur la vie des jeunes patineurs, leur enseignant des compétences pour la vie et les encourageant à rester actifs dans le cadre de notre initiative de patinage pour la vie. »

Veuillez cliquer ici pour plus de renseignements sur la Bourse d’études à l’intention des entraîneurs de Patinage Canada, en l’honneur de Bethany Tory.

Ô CANADA! Elvis Stojko est de retour dans sa terre natale pour travailler avec de jeunes athlètes de Patinage Canada

Elvis Stojko est de retour à la maison.

Après avoir vécu plus de dix ans au Mexique, Elvis Stojko est de retour au Canada, dans le pays qui l’a vu remporter trois titres mondiaux il y a de cela deux décennies.

Son exode au sud de la frontière n’était pas prévu. Grandissant à la merci des hivers canadiens implacables et s’entraînant tous les jours dans des arénas froids et humides, Stojko avoue que s’il était lassé du froid, il n’avait pas l’intention de fuir vers un climat plus chaud. Mais au cours d’un voyage au Mexique pour rendre visite à un ami en 2001, Stojko décide sur le champ d’acheter un appartement.

Le sort a voulu qu’il rencontre quelques années plus tard Gladys Orozco, une ancienne championne nationale mexicaine de patinage artistique. Ils se sont mariés il y a cinq ans.

Le couple a vécu dans une villa splendide à flanc de montagne dans le village de Ajijic, à environ une heure de Guadalajara. Stojko, une personne qui a toujours préservé sa vie privée, était heureux de vivre en isolement et de profiter du climat chaud.

Mais finalement, le Canada allait rappeler Stojko à la maison.

« C’est merveilleux d’être de retour pour de bon, de dire Stojko, qui est revenu vivre au Canada il y a un an. J’ai adoré vivre au Mexique et ce fut une expérience merveilleuse. Mais tout semblait vouloir nous attirer ici, ma femme et moi. »

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Photo – Gladys Orozco

« C’est ici mon chez-moi. »

L’homme de 43 ans revient non seulement en terre natale, mais il effectue en quelque sorte un second retour aux sources, car Stojko est en relation de travail avec Patinage Canada.

En effet, Stojko a pris récemment sous son aile proverbiale 14 patineurs et leurs entraîneurs au Centre national de performance de Patinage Canada situé à Toronto. Dix-huit ans après avoir remporté son dernier titre mondial, Stojko dégage toujours une forte présence quand il entre dans une pièce.

Encore aujourd’hui, quand le trichampion du monde, couronné sept fois champion canadien et double médaillé d’argent olympique, prend la parole, les gens l’écoutent avec attention.

« C’est merveilleux de renouer avec Patinage Canada, de travailler avec des jeunes et d’être accessible, ajoute Stojko. « Il serait dommage que mes nombreuses connaissances et expériences meurent avec moi plutôt que d’être transférées. L’évolution repose sur la transmission du savoir. C’est comme cela que nous apprenons. Bien égoïstement, c’est un bon sentiment, car en enseignant, j’apprends aussi. »

« Elvis a été l’un des athlètes canadiens capables d’une concentration incomparable pendant sa carrière exceptionnelle. Sa capacité de demeurer dans l’instant présent afin de maximiser sa performance est légendaire », déclare Dan Thompson, chef de la direction générale.

« Nous sommes extrêmement honorés de la décision d’Elvis de donner en retour au sport de façon aussi tangible et nous nous réjouissons de la relation à long terme que nous établirons avec lui dans le cadre de ces camps. »

Au Centre national de performance, Stojko a consacré une partie de la journée à souligner l’importance de la préparation mentale et de la conscience du corps en tout temps. Il a également passé plus d’une heure sur la glace avec les patineurs et les entraîneurs à travailler les sauts et la réception des sauts avec les jeunes athlètes.

Stojko, un expert célèbre en arts martiaux, a également donné une séance d’entraînement de kung-fu ainsi qu’enseigné de nombreux exercices et techniques de respiration visant à stimuler divers groupes musculaires.

« La majorité des gens s’intéressent à l’aspect physique du kung-fu alors que c’est l’aspect mental qui est le plus important, dit-il. C’est de pouvoir l’utiliser comme une aide à la concentration. C’est pour la confiance et l’instinct de combattivité qu’il procure et qui aident les gens à aller au-delà d’une limite qui leur semble impossible à franchir. »

Monica Lockie, directrice du Centre national de performance de Patinage Canada, souligne que les leçons que les jeunes athlètes reçoivent de Stjoko sont des plus précieuses.

« Curieusement, plusieurs de ces jeunes sont nés bien après la fin de la carrière d’Elvis, ajoute Monica Lockie. La plupart d’entre eux ne savent pas vraiment la force qu’il avait et le grand nombre d’obstacles qu’il a dû surmonter. Je crois qu’un camp comme celui que nous offrons est essentiel pour nos patineurs, nos futurs champions, afin qu’ils comprennent que c’est correct de défier l’adversité.

« Elvis a eu une carrière de patinage fantastique et est une icône par excellence de la force de caractère et de la persévérance. Il souhaite habiliter les patineurs à construire leur propre confiance en eux plutôt que de compter seulement sur les autres. Elvis a réussi grâce à sa propre volonté. »

« En fin de compte, c’est la force mentale qui détermine jusqu’où nous pouvons nous dépasser sur le plan physique. »

Stojko est fort occupé ces jours-ci. Quand il ne travaille pas pour Patinage Canada, Stojko poursuit ses propres rêves de course en kart, en tant que coureur de compétitions de calibre national et international. Lors des Championnats nationaux de karting qui auront lieu plus tard cet été, Stojko espère se qualifier pour l’équipe mondiale.

L’an dernier, Stojko a également fait ses débuts à Broadway en jouant le rôle de Billy Flynn, un avocat enjôleur et manipulateur, dans Chicago: The Musical.

« C’est très amusant, dit Stojko, en parlant de sa passion pour le kart. Je prends la chose très au sérieux et je veux vraiment faire partie de l’équipe mondiale. Je pense que c’est un but très réaliste.

« J’aime vraiment diriger des séminaires et travailler avec des jeunes. J’aime l’aspect consultatif de ce travail et j’aime avoir mon propre horaire de travail.

Stokjo se réjouit de poursuivre et renforcer son partenariat avec Patinage Canada.

« C’est ce vers quoi nous nous orientons, ajoute-t-il. S’ils aiment mon travail et si les enfants aiment ce qu’ils font, nous allons continuer ».

« C’est ce que j’adore faire. »