Madeline Schizas attend avec impatience ses débuts internationaux aux Championnats du monde ISU de patinage artistique

Si Madeline Schizas se sent émerveillée alors qu’elle se prépare à concourir pour la première fois, sous les lumières vives des Championnats du monde ISU de patinage artistique, elle le cache bien.

Prête à faire ses débuts internationaux au niveau senior, sur la plus grande scène du patinage la semaine prochaine – et pendant rien de moins qu’une pandémie mondiale – la patineuse de 18 ans d’Oakville, en Ontario, a hâte de se produire à l’échelon international du sport, pour la première fois.

Compte tenu des événements de la dernière année, le parcours de Madeline à destination de Stockholm a été loin d’être conventionnel, mais elle ne peut contenir son enthousiasme, alors qu’elle se prépare à fièrement représenter le Canada, lorsque le programme court féminin amorcera la compétition mercredi.

« Je pense que tout le monde suit son propre chemin et c’était le mien », a déclaré la médaillée de bronze en patinage en simple féminin des Championnats canadiens 2020, lors d’une conférence téléphonique avant de partir pour la Suède. « Je pense que je vais à cet événement avec beaucoup de confiance, même sans avoir beaucoup d’expérience internationale. C’est vraiment quelque chose pour moi d’avoir l’occasion de participer aux Championnats du monde et je suis excitée de vivre cette expérience. »

Cette expérience devrait être incomparable, à tous les niveaux.

Pour la majeure partie de l’équipe du Canada, composée de huit inscriptions et de 13 patineurs, ces championnats du monde seront leur première compétition internationale en plus d’un an. Seul Keegan Messing, qui détient une double citoyenneté et vit en Alaska, alors qu’il représente le Canada à l’échelle internationale, a participé au circuit du Grand Prix ISU la saison dernière, remportant une médaille de bronze à Skate America, en octobre.

Il y a deux mois, Madeline et la plupart de ses coéquipiers qui concourront en Suède, ont pu prendre part à la compétition du Défi Patinage Canada, un événement virtuel où les performances des athlètes ont été enregistrées dans leurs patinoires d’entraînement, plusieurs semaines avant d’être jugées, en temps réel pendant l’événement.

Madeline a gagné sa deuxième médaille d’or consécutive chez les femmes seniors, au Défi, et espère poursuivre sa lancée en Suède.

« Mon entraînement se déroule très bien, je me sens vraiment bien préparée pour cet événement, malgré toutes les choses inouïes qui se passent en ce moment », ajoute Madeline. « Mes entraîneurs pensent que ma forme physique est probablement la meilleure de toute ma carrière. »

Madeline et la championne canadienne en titre, Emily Bausback, représenteront le Canada dans les épreuves féminines aux Championnats du monde.

Après la première vague de la pandémie et au terme du confinement en Ontario, à la fin du printemps dernier, Madeline est retournée s’entraîner au Club de patinage de Milton, son club d’appartenance, de juin à décembre.

Alors que l’Ontario amorçait une autre phase de confinement juste après Noël, son club d’appartenance a fermé temporairement ses portes. Avec des possibilités d’entraînement limitées, en raison des restrictions du confinement, Madeline, et ses entraîneurs Nancy Lemaire et Derek Schmidt, se sont mis à la recherche de temps de glace. Ils ont trouvé un lieu d’entraînement temporaire, aux patinoires de Hamilton et de Richmond Hill, avant que Madeline retourne à Milton peu de temps après le dernier décret de l’Ontario, ordonnant de rester à domicile prenne fin, en février.

Alors qu’elle se préparait pour les championnats du monde, Madeline a admis qu’elle était heureuse de ressentir un retour à la normale.

Quel que ce soit ce qui est normal de nos jours.

« Pour moi, c’était de revenir à un horaire et de savoir quand j’allais patiner, où j’allais patiner et quand j’irais au gymnase », a-t-elle ajouté.

Et maintenant, le rêve de Madeline de représenter le Canada aux championnats du monde s’est concrétisé. Elle essaie de supprimer tout « bruit de fond » de la dernière année et de ne pas trop exercer de pression sur elle-même. Ces championnats du monde détermineront le nombre de places qu’obtiendra le Canada aux Jeux olympiques d’hiver l’an prochain, mais Madeline ne se soucie pas des possibilités abstraites.

« Pour moi, un championnat du monde réussi serait une compétition où je battrai mes records personnels, ce que je pense vraiment de pouvoir faire », signale‑t‑elle. « Ceci nous permettra d’obtenir autant de places que possible (pour les Jeux olympiques). C’est un élément indépendant de ma volonté et c’est ce que j’essaie de me rappeler. Je sais que je peux exécuter des programmes cohérents et c’est là-dessus que je me concentre. »

Madeline fait de son mieux pour s’assurer que le moment ne l’intimide pas trop. Elle n’est pas certaine de ce à quoi s’attendre de ces championnats du monde, mais elle sait qu’elle n’est pas la seule à faire face à cette incertitude.

« J’ai déjà parlé à beaucoup de patineurs qui ont concouru aux Championnats du monde dans le passé et ce qu’ils m’ont tous dit, c’est que cette année sera différente pour tout le monde », dit-elle.

Le programme court féminin en Suède doit débuter le mercredi 24 mars. Pour l’horaire complet et la liste des inscriptions, veuillez cliquer ici.

 

 

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